André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930
Elisabeth née MADELIN et André LESORT en 1930 et 1934 ; leurs neuf enfants en 1929 devant La Pichardière ; avec leurs petits-enfants, noces d'or en 1956.

Bienvenue

Bienvenue sur notre blog familial Lesort-Madelin ouvert le 24 février 2010, jour anniversaire du mariage de nos grand-parents Lesort-Madelin en 1906.
Ce blog a été créé pour permettre la publication des archives familiales patiemment rassemblées et classées par notre grand-père André Lesort lui même puis par notre oncle Paul-André Lesort.
Nous publions régulièrement sur ce blog des extraits de ces archives qui nous paraissent intéressants, significatifs, cocasses ou émouvants.
Ce blog sert également de lien dans la durée entre les plus de 430 cousins et neveux que nous sommes, il permet donc de suivre l'actualité familiale dont vous voudrez bien nous faire part ou de partager votre connaissance de notre histoire familiale :
envoyez nous vos avis, faire-parts, photos, documents, histoires familiales à l'adresse lesortmadelin@gmail.com ; nous en publions régulièrement sur ce blog.
Ce blog étant d'accès publique nous sommes toujours heureux de recevoir également toutes les contributions documentaires extérieures concernant notre famille ainsi que d'apporter nous-mêmes notre propre contribution à d'autres sites ou publications. Même adresse mail: lesortmadelin@gmail.com

Les nombreux articles parus ou encore à paraître sur notre blog, 320 au total, sont publiés au fur et à mesure sous forme de livres intitulés Famille Lesort-Madelin La Saga dont le tome VII est paru en novembre 2021, le tomes VIII en 2022 et une réédition du tome I en 2023 augmenté de plus de 100 pages d'articles publiés sur notre blog.



jeudi 31 octobre 2013

Octobre 1813, bataille de Leipzig: il y a deux cent ans exactement, Dominique Larrey (1766-1842), chirurgien de la Garde Impériale sauvait notre ancêtre François de Sales Desnoyers.

                             
             François de Sales Desnoyers (1788-1846), héros des guerres napoléoniennes

Nous vous avions raconté dans un article du blog paru en janvier 2011, que notre ancêtre François de Sales Desnoyers (arrière grand-père de notre grand-mère Elizabeth Madelin), fut très gravement blessé à la bataille de Leipzig le 16 octobre 1813.

La bataille de Leipzig, appelée aussi bataille des Nations, a été la plus grande confrontation de l'ère napoléonienne et la plus grande bataille livrée en Europe avant la première Guerre Mondiale, ce qui en fait une des plus grandes batailles de l'Histoire.
Sur un champ de bataille très étendu (15 km de large) où les combats s'étalèrent sur 4 jours entre le 16 et le 19 octobre 1813, Napoléon assembla au final environ 190.000 hommes contre 400.000 pour la sixième coalition constituée par l'Empire russe, l'Empire autrichien, le Royaume de Prusse et le Royaume de Suède.
Ce fut une succession d'engagements séparés mais féroces et extrêmement meurtriers. Le plan Allié fut finalement gagnant puisque leur supériorité numérique leur permit d'attaquer partout et de maintenir une pression constante sur les troupes de Napoléon. Celui-ci fut donc rarement en mesure de prendre l’avantage stratégique bien que gagnant presque tous les engagements séparés, ce rapport de force d'un contre deux interdisait toute victoire décisive contre un adversaire résolu et qui avait appris à se battre contre lui.


La bataille de Leipzig

C'est donc au cours de cette sanglante bataille que François de Sales Desnoyers eut un bras arraché par un boulet de canon.
A cette époque, une telle blessure avec ses complications signifiait à coup sûr une mort certaine, il fut cependant sauvé par le grand chirurgien Dominique Larrey qui par chance passait par là et qui l'amputa  du bras directement sur le champs de bataille.
Notre ancêtre raconte :
… J’ai eu le bras cassé à un demi pouce de l’épaule à Leipzig le 16 octobre à 4 h du soir, dans une bataille la plus épouvantable que jamais hommes se soient donnée, et la vue de tant de malheureux, bien plus que moi, a sans doute été un premier motif de consolation. Je crus cependant que l’épaule était cassée et qu’il n’y avait pas de remède ; heureusement eut lieu le contraire et cette circonstance me fit regarder les paroles du premier chirurgien qui me dit qu’on allait me couper le bras, comme de vraies paroles de bénédiction. Un heureux hasard fit passer à ce moment le célèbre baron Larrey, le premier opérateur du monde. Il se chargea de ma dissection et un quart d’heure après, sans de grandes souffrances, et sans pousser un seul cri, j’ai eu le bras déboîté dans l’épaule, absolument comme le Général d’Aboville.

Aujourd'hui, exactement  deux cent ans après ces faits, nous rendons hommage à Dominique Larrey, cet homme hors du commun sans qui nous ne serions pas là,  le sauveur de François de Sales Desnoyers et de sa nombreuse descendance ...


Le baron Jean-Dominique Larrey (1804)












































25 novembre 1812 : le dernier acte de la campagne de Russie s’ouvre sur un décor polaire, la température stagne à moins 20°C le jour et descend jusqu’à moins 30°C la nuit.
Les pontonniers néerlandais, sous les ordres du général Jean-Baptiste Eblé, tentent de fabriquer des passerelles de fortune pour traverser la Bérézina, bravant la glace qui se brise sur leurs épaules.
Les Russes misent sur l’obstacle naturel que constitue cette rivière marécageuse pour anéantir la Grande Armée, déjà bien éprouvée.
Fort de 30 000 hommes de troupes fraiches, l’ennemi attend l’armée napoléonienne, mais l’Empereur compte bien surprendre son adversaire et ordonne de traverser la rivière quinze kilomètres en amont du point où il est attendu. 
Les chevaux s’effondrent, foudroyés par la faim et le froid. Affamés, harassés, frigorifiés, les hommes ne peuvent plus tenir leurs armes dont l’acier glacé leur colle aux doigts. Leurs membres anesthésiés n’obéissent plus. Beaucoup tombent…
« Des régiments, des bataillons tout entiers, fondent, disparaissent et noircissent de leurs cadavres la surface éclatante de ces plaines gelées » décrit Pariset dans son Eloge de D. J. Larrey paru dans le Bulletin de l’Académie de Médecine du 25-11-1845.
Un appel domine la cohue : « Place pour monsieur Larrey ! ».
Des regards teintés d’espoir se tournent vers l’homme. Un instant revigorés, fantassins et cavaliers trouvent quelques forces pour le hisser à bras d’hommes sur l’autre rive.
Qui donc est cet officier dont le seul nom fait tant d'effet et redonne espérance et ardeur ? Ce n’est autre que l’admirable chirurgien de la Garde impériale, l’homme le plus populaire de l’armée, Dominique-Jean Larrey…
Fils d’un cordonnier des Pyrénées qui le laisse orphelin à treize ans, Dominique avec l’accord familial rejoint son oncle Alexis Larrey, chirurgien en chef de l’hôpital de Toulouse et fondateur du premier hôpital militaire de cette ville, qui porte toujours son nom bien que devenu civil. Cinq jours de marche le conduisent dans la ville rose où il fait brillamment ses humanités et multiplie premiers prix et autres distinctions, celle notamment de « professeur élève ».
Ambitieux, le jeune homme sent que son avenir est à Paris et à dix-neuf ans, il part à pied avec comme unique bagage une lettre de recommandation d’Alexis et quelques contacts de médecins hauts placés. La marine lui semble le meilleur moyen de se distinguer, aussi passe-t-il le concours de chirurgien-major de la Royale en 1787, dont il sort lauréat.
Il rejoint Brest, toujours à pied, et suit l’enseignement du prestigieux Pierre Duret avant d’embarquer sur La Vigilante. Dominique démontre des qualités hors pair de rigueur, de précision et de dévouement pendant la traversée mais sujet au mal de mer, il préfère donner sa démission.
Rentré à Paris, Larrey poursuit ses études à l’Hôtel-Dieu, sort premier des concours qu’il présente et, recommandé par ses maîtres, est engagé en 1792 comme chirurgien de l’armée du Rhin. C’est au cours de cette première campagne que lui vient l’idée des « ambulances volantes ».
Convaincu que les soins chirurgicaux doivent être prodigués sans délai sur le champ de bataille, il met au point et propose dans le cadre d’un concours, un concept de pratique chirurgicale d’urgence abrité par une ambulance.


Napoléon visite des blessés

Le projet séduit, mais dans un contexte révolutionnaire agité, il faut attendre deux ans pour que le programme soit réellement adopté par le conseil de santé. Cette même année, il rencontre le général Bonaparte dont le dynamisme et l’autorité le fascinent… et le fascineront toujours ! Le général, admiratif de son altruisme lui déclare : « Votre œuvre est une des plus hautes conceptions de notre siècle et suffira à elle seule à votre réputation ».
A partir de 1795, Larrey est de toutes les campagnes. Il traverse le Directoire, le Consulat, l’Empire, la Restauration… sur tous les fronts.
« Chirurgien de l’avant », Larrey est sans cesse au cœur du combat où, intrépide, il s’enfonce sous la mitraille et les tirs des artilleries et enlève les blessés pour les soigner, sans différenciation d’uniforme. En effet le baron d’Empire pratique le dogme de la neutralité des blessés, qu'il soigne sans distinction de camp,  gradés et non gradés, ce qui lui vaut l’estime des généraux ennemis et le surnom bien mérité de « providence du soldat »…
Opération d'un blessé

A Waterloo par exemple, le duc de Wellington s’enquérant de l’identité du chirurgien agissant au cœur de la mêlée, ordonne que l’on ne tire pas de son côté et soulevant son chapeau dit : « Je salue l’honneur et la loyauté qui passent ». Plus tard dans la journée, Larrey est fait prisonnier par les Prussiens mais relâché sur ordre du prince von Blücher dont il a sauvé le fils quelques années auparavant.
Au gré des campagnes, il fonde des écoles d’instruction chirurgicale au Caire, à Madrid ou à Berlin et fort de son expérience incite ses élèves à la connaissance par l’observation.
Les guerres napoléoniennes favoriseront en effet de vrais progrès dans le soin des blessures grâce au développement de la chirurgie militaire. Les pansements utilisés alors sont composés de charpie ( obtenue par effilage de vieille toile de lin ou de coton ), d'étoupe ( peignage des fils de lin ou de coton ), de toile de lin et de bandelettes pour maintenir les bords des plaies.Ils sont imbibés de préparations visant à déterger la plaie et stimuler la cicatrisation : vin miellé, baumes et onguents à base d'huile, de jaune d’œuf, de térébenthine.
Toutefois la nécessité d'effectuer des pansements vraiment propres ne s'imposera que plus tard ...
Mais Larrey excelle surtout dans l’art de l’amputation, évidemment sans anesthésie, époque oblige , comme pour notre François de Sales Desnoyers.
La vie d’un homme est pour lui plus précieuse que celle d’un membre, aussi les vies sauvées par son bistouri précis et rapide (moins d’une minute) se comptent par milliers.
A risquer sa vie pour sauver celle des autres, à donner sans compter de son temps et de ses forces, Dominique-Jean Larrey obtient les faveurs de Napoléon qui le couvre d’honneurs et, signe de reconnaissance suprême, à Eylau, remet son épée impériale au chirurgien qui s’était fait dérober la sienne.


Napoléon à la sanglante bataille d'Eylau


Après une vie active de chirurgien aux armées, le père des antennes chirurgicales mobiles, se consacre à la rédaction de ses mémoires de campagnes sous la forme d’un traité de chirurgie, avant de reprendre du service dans différents hôpitaux : hôtel royal des Invalides, hôpital du Gros Caillou…
Mais ce nostalgique de l’Empire aime le terrain et sollicite une mission en Algérie avec son fils Hippolyte, futur médecin de Napoléon III. Fatigué, l’illustre chirurgien âgé de 76 ans ne résiste pas à une pneumonie et s’éteint avant d’avoir pu regagner Paris et assister aux derniers instants de sa femme.
Enterré au Père Lachaise, on peut lire sur sa tombe une épitaphe extraite du testament de Napoléon Ier : « A Larrey, l’homme le plus vertueux que j’aie connu » !

Visite de Napoléon à l'Hotel des Invalides avec Dominique Larrey




Guadalajara, 28 septembre 2013 : un beau mariage chez nos cousins mexicains.





Le 28 septembre 2013 se sont mariés à Guadalajara au Mexique, Jose-Jesus (dit Pepe Chuy) Villanueva, fils de notre chère cousine germaine Christiane Bidault-Villanueva, avec Maria Naranjo Llamas.
Nos cousins et nos nièces nous ont fait savoir qu'ils étaient très heureux d'accueillir Maria au sein de leur famille et que la journée du mariage avait été une vraie réussite.
Nous adressons nos félicitations à nos cousins Christiane et Jesus, tous nos vœux de bonheur aux jeunes mariés et pleine réussite à Pepe Chuy dans son rôle de Chef après sa formation chez Paul Bocuse il y quelques années en France.

Après quelques quiproquos dus à une confusion de notre part entre les adresses mail de Christiane, notre cousine et de Christiane, sa fille et sœur aînée du marié, c'est en fait cette dernière, que nous remercions ici, qui nous fait partager quelques belles photos de ce mariage :

A gauche les parents de la mariée, à droite Christiane et Jesus Villanueva



On adore cette photo de Christiane et de son fils
Christiane, la sœur aînée




mercredi 18 septembre 2013

Notre cousin Hervé Kervella nous a quitté, sa sœur Bénédicte lui rend hommage.



Hervé Kervella



Texte rédigé par Bénédicte Grouin pour la célébration d'inhumation d'Hervé le 11 juin 2013 à Amiens :

Nous sommes réunis ce matin autour d'Hervé pour le confier à la tendresse de Dieu. Nous ses frères et sœurs, ses cousins, savons qu'il a eu une vie professionnelle chaotique, entrecoupée de périodes de chômage sûrement douloureuses, et des relations humaines pas toujours faciles.
Nous savons aussi qu'il était capable de gestes d'attention délicats, comme choisir avec soin et affection des cadeaux judicieux. Cette affection, il la cachait avec pudeur sous des dehors bourrus, et elle nous touchait d'autant plus lorsqu’il l'exprimait.
Hervé aimait rendre service : combien de pipes a-t-il fumées dans les salons de nos cousins, veillant sur le sommeil de leurs enfants, profondément heureux de pouvoir offrir ces quelques heures de liberté à leurs parents. Lui qui doutait souvent de ses capacités dans certains domaines et n'avait pas toujours confiance en lui, se sentait reconnu et apprécié pour sa grande serviabilité, et cela l'aidait certainement à proposer généreusement ses services.
Hervé était un solitaire, et ce n'est pas un hasard s'il était passionné par la moto et par le tir, sport dans lequel il excellait, grâce à une vue exceptionnelle et à une concentration dont il avait le secret. Sa curiosité intellectuelle faisait de lui, particulièrement ces dernières années, un grand lecteur, aussi bien de la Bible, que de revues scientifiques ou d'ouvrages historiques.
II aimait la beauté: particulièrement la beauté de la montagne (et sa période de chasseur alpin est restée comme un rayon de soleil dans sa vie), et la beauté de la musique (les morceaux que nous avons choisis pour cette célébration comptent parmi ses préférés) (*).
Si ses relations avec les adultes étaient parfois difficiles, il se régalait avec les bébés et les enfants, qui Ie lui rendaient bien. Et à ce propos, parmi les témoignages d'affection reçus ces jours-ci, je voudrais citer celui de notre cousine Emmanuelle : « Ce mystérieux enfant mal grandi, si gentil, me faisait penser à Peter Pan ou à Mowgli. II a bien plu à mes enfants, justement, parce qu'il n'était ni adulte ni enfant, juste une personne charmante (...) Cette mort solitaire lui ressemble terriblement. » 
Nous gardons au cœur le regard bleu perçant, l’honnêteté scrupuleuse et les conseils tatillons de celui que ses amis avaient un jour surnommé affectueusement « I'anarcho-syndicaliste-chrétien », et nous remercions Dieu de nous l'avoir donné comme frère. Et nous sommes habités par la même espérance qu'il y a six mois lorsque, entourés de la communauté bénédictine de la Pierre-qui-Vire, nous avons confié papa, « frère Pierre », à la miséricorde infinie du Père de toute vie.


(*) : Andante du Concerto pour piano n°21 de Mozart, et « Petite fleur » de Sidney Bechet

Un universitaire américain, après des années de recherches infructueuses de la Pichardière pour son travail, la trouve grâce au blog Lesort-Madelin.



Jean-Marie Morel, architecte-paysagiste (1728-1810)


En août dernier nous avons reçu ce mail bien sympathique des Etats-Unis :

Objet : La Pichardière ... Aucante ... Jean-Marie Morel

Bonjour,
C'est avec grand plaisir et intérêt que je suis tombé sur votre blog familial Lesort Madelin; vive Internet.
J'explique: depuis plus de 15 ans je travaille sur Jean-Marie Morel (1728-1810), l'architecte-paysagiste le plus important de son époque. Morel a créé les jardins ( dits pittoresques ) pour les grands de France : 
Louis-François de Bourbon, Prince de Conti au début de sa carrière, Napoléon à la fin.

Selon le Discours de la vie et des œuvres de Jean-Marie Morel par Savalète de Fortaire (1813), Morel aurais travaillé à Neuville-aux-bois, pour "M. Aucante à la Pichardière." Je présume que Fortaire parle de la Pichardière, la propriété de vos ancêtres. Morel a fait plus de 50 jardins, et j'ai trouvé la trace de la plupart.
La Pichardière avait toujours échappé à ma recherche. Grâce à votre blog, plus maintenant.

Votre blog du Lundi 25 Octobre 2010, parle de La Pichardière, et je lis que vos archives familiales possèdent des documents concernant la Pichardière. Je me demande si, jamais, parmi vos archives il n'y a pas une mention de Morel, ou les lettres entre lui et M. Aucante? Ou un plan du jardin de la Pichardière, ou photos, etc.

Je serai en France à partir du 15 août, à Paris et puis en province. Je pense aller à la Neuville-aux-Bois voir l'emplacement de l'ancien château (je sais qu'il n'y a rien qui reste) vers le 20. J'ai déjà pris contact avec la bibliothèque de la ville. Si possible, j'aimerais prendre contact avec vous.

Bien cordialement,
Joseph Disponsio

Après réponse de notre part, nous avons reçu un deuxième mail :

Bonjour Monsieur Lesort,
Merci pour votre réponse rapide. Je vous remercie d'avance pour toute assistance que vous et votre famille pouvez m'accorder.
En dehors du lien entre votre ancêtre Aucante et Morel par la Pichardière, je n'ai pas plus d'information précise à vous transmettre. A vrai dire, c'est grâce à votre blog que je viens de préciser la localisation de La Pichardière; je n'ai pas encore commencé la recherche aux archives départementales, ou à la ville de Neuville-aux-bois, etc. Bien sûr, si jamais je trouvais de l'information sur votre ancêtre et La Pichardière, je vous la transmettrai.
Or, je peux vous dire que si Morel a fait le jardin à La Pichardière (à vérifier avec les documents, mais je pense que oui) votre ancêtre aurait demandé à l'architecte-paysagiste le plus important de l'époque de faire son jardin. Après la révolution Morel était "le paysagiste"... Le fait que votre ancêtre a fait venir Morel à La Pichardière dit beaucoup sur son goût, sa connaissance de l'art des jardins, son éducation, son ambition personnelle, son niveau de vie, etc., etc.
Mais, les documents de la main de Morel sont rares: on ne connais que 5 plans [Heudicourt, près Gisors, Eure; Arcelot, près Dijon; St-Trys (le château conserve 2 plans), près Anse, Rhône-Alps; et Champgrenon, Charnay, près Mâcon (pour le préfet Rambuteau)], et il n'y a qu'une douzaine de lettres, etc. Donc, si vos archives conservent un lettre de Morel, une description du jardin, ou un plan, cela sera une chose très importante.
Quand j'ai commencé ma recherche, Morel était plus ou moins oublié dans l'histoire des jardins. Il n'avait presqu'aucune information et de documentation de sa vie... Après des années de recherche, (trois ans en France; voyages en peu partout en France,...), j'ai commencé à reconstituer sa vie, etc. Si j'ai eu un peu de succès lors des années de recherche, c'est grâce aux Français comme vous qui m'ont aidé.
Cordialement,

Joseph Disponzio

P.S. Oui, j'enseigne à Columbia (d'où j'ai reçu mon Ph.D. - Histoire de l'Art; thèse sur Morel); je dirige le programmme de "landscape design" à Columbia. Mais, je suis aussi "preservation landscape architect" au Department of Parks and Recreation de la ville de New York.

Monsieur Disponzio nous a également envoyé la reproduction d'un ouvrage datant de 1813 où apparaissent les réalisations de Jean-Marie Morel dont la Pichardière à Neuville aux Bois pour Monsieur Aucante ( en bas de la page 27 ), pour agrandir cliquer sur les photos :





















Par la suite notre cousine Blandine Ayoub a rencontré à Paris notre sympathique américain qui souhaitais faire la connaissance de notre famille.
Rentré aux Etats-Unis début septembre, Monsieur Disponzio a envoyé un dernier mail à Blandine avec le plan des jardins de La Pichardière figurant sur un plan cadastral de 1834 :

Bonjour Madame,
Je viens de rentrer de France avant hier, et maintenant je retrouve la vie quotidienne.
Tout d'abord, je tiens à vous remercier du temps que vous avez bien voulu m'accorder lors de mon bref séjour à Paris. Egalement, je vous remercie pour les documents vous m'avez envoyé.
J'ai eu une agréable et fructueuse rencontre avec le "cercle d'histoire" de Neuville-aux-Bois. Ils m'ont montré des documents sur Neuville, et plusieurs photos et cartes postales. Ils n'ont pas de documentation qui signale la présence de Morel à Neuville-aux-Bois, mail ils m'ont montré un plan cadastral du 1834 dans lequel il y avait un tracé du parc de la Pichardière. A mon avis, le parc de la Pichardière tracé sur le plan cadastral de 1834 est de Morel. [ci-dessous] ( pour agrandir cliquer sur les photos ) :














C'est déjà un signe encourageant, mais à vérifier par des documents originaux que Morel est passé à Neuville-aux-Bois, et qu'il a conçu le parc de la Pichardière. Donc, vos archives où j'espère qu'on va trouver une lettre de Morel ou mention de lui dans une lettre, etc.... J'attends le retour à Paris de votre cousin, M. Lesort, pour continuer la recherche dans vos archives familiales.

J'ai un peu visité le lieu de l'ancien château de la Pichardière. Malheureusement, il n'y a pas grande chose qui reste, sauf deux grands arbres (les platanes) qui date probablement de début de 19è siècle, donc de l'époque où Morel aurait réalisé le parc de la Pichardière.

Encore, Madame, je vous remercie de votre assistance et votre aide. C'est un petit détail pour moi de vérifier la présence de Morel à Neuville-aux-Bois, mais quand on a consacré un bon moment d'une vie à un sujet, on deviens en peu obsédé.

Je ne peux pas terminer ce petit mot sans dire que je pense à la famille de votre mari en Syrie.
Cordialement,
Joseph Disponzio


Nous n'avons, pour le moment, pas encore trouvé d'élément sur ce sujet dans nos archives et nous avons sollicité Vos Papiers de Famille pour élargir les recherches à la grande famille Madelin-Bonnet.

Notre cousine Catherine Chenu nous signale en complément un article sur l'ascension des Aucante  (n°4 des VPF) qui semble accréditer l'idée d'un grand et beau parc à La Pichardière en citant notre arrière-arrière grand-mère Eugénie Desnoyers (1817-1900) :

"La construction de la Pichardière n'intéressait pas seulement la famille Aucante et Bonnet, c'était le grand événement et la grande attraction pour tous les neuvillois; le grand-père Aucante en faisait volontiers les honneurs à tous, se réjouissant de tous les compliments et ne voyait pas d'inconvénients à ce que son jardin fût ouvert à tous les visiteurs. Comme tout ce qui est avantageux et agréable, ce droit de promenade pour les neuvillois passa facilement à l'état de tradition et plus tard, lorsque mes parents furent devenus propriétaires, ils eurent grand peine à faire cesser cette habitude de considérer leur jardin comme une promenade publique et n'y réussirent jamais complètement ..."

Nous vous tiendrons au courant des suites de l'enquête ....








dimanche 30 juin 2013

Saison 1928 au théâtre de la Pichardière.

Notre cousin issu de germain, Michel Budan, petit-fils de tante Lucie Quilliard, soeur de Grand-Mère, a présenté dans son album consacré aux Madelin le programme et la photo des acteurs d'une pièce de théâtre jouée à la Pichardière en 1928.Pour ceux qui n'ont pu voir cet album nous publions ce montage de Michel Budan.
Le programme a été réalisé et illustré par oncle Paul-André Lesort (13 ans).

Le programme (cliquer sur le programme pour agrandir) :




La troupe, dont les acteurs Lesort : Marie-Madeleine (11 ans), Marie-Geneviève (16 ans), Paul-André (13 ans), Xavier (8 ans) et Gonzague (7 ans).





1874 - Contrat de mariage de Ludovic Lesort





Ludovic Lesort

Notre grand-père, André Lesort, que son métier d'archiviste prédisposait sans doute à conserver, trier et classer de nombreux documents familiaux, nous a laissé dans ses archives le contrat de mariage de son père, Ludovic Lesort avec Céline Brouesse, daté du 22 octobre 1874.
Il est intéressant de voir le genre de détails que comportait à cette époque un contrat de mariage.
Nous n'avons toutefois pas reproduit l'inventaire détaillé de tous les objets constituant la dot ( linge, bijoux, argenterie, meubles et literie).
Pour avoir une meilleure idée de ce que représentent ces montants indiqués, le franc de l'époque (franc-or) vaudrait une quinzaine de nos euros de 2013 avec toutefois une très grande disparité dans l'évolution des prix  selon les postes de dépenses.
Nous possédons également dans nos archives le contrat de mariage en 1862 d'Amédée Madelin et de Marie Bonnet, nos autres arrière grands-parents, qui présente une forme tout à fait similaire.

Pour lire le contrat  de mariage cliquer ici 






                                                                  













                                                     
                                                               Les bans du mariage de Ludovic Lesort


                                

vendredi 24 mai 2013

Des suites inattendues d'une parution sur notre blog : nous recevons des nouvelles de Jules Lorin, notaire à Neuville aux bois


Jules Lorin



Nous avions fait paraître en mars 2012 un article sur Jules Lorin, notaire à Neuville aux Bois et une descendante de la famille Lorin en effectuant des recherches internet sur sa famille est tombé sur cet article et nous a contacté via le mail du blog.
Catherine Chenu a, à son tour, pris contact avec cette dame et nous relate ( lien en bas à gauche) ces échanges sympathiques entre descendants de deux familles auparavant très liées pendant un bon nombre de générations.
Point intéressant, il apparaît que notre famille a acheté deux fois la Pichardière, en 1746 et en 1802, dans la même étude de notaire, située place du Martroi et appartenant à cette même famille de Neuville aux Bois.







     Place du Martroi à Neuville aux Bois


Pour lire le reportage de Catherine à ce sujet cliquer ici.






Par ailleurs une autre personne a également trouvé ces jours derniers le même article sur le blog en faisant des recherches et nous a envoyé le mail très sympathique suivant :

Mes ancêtres paternels étant originaires de Neuville-aux-Bois, je m'intéresse depuis longtemps à ce village.
Je suis membre de la Société Archéologique Neuvilloise, société qui a commencé ses activités en étudiant l'archéologie locale et qui possède un musée d'archéologie, mais qui se concentre de plus en plus sur l'histoire de Neuville et de ses habitants. Ses membres ont déjà publié plusieurs ouvrages sur l'histoire de Neuville.
Préparant actuellement un projet d'article pour notre bulletin semestriel, j'ai découvert il y a quelques jours votre très beau blog familial Lesort-Madelin qui m'a semblé passionnant.
J'aimerais pouvoir en publier des extraits dans notre bulletin, et en particulier les souvenirs de Jules Lorin qui donnent une image fraîche et vivante de la vie à Neuville au début du XIX ème siècle.
Il est dans l'air du temps de penser que tout ce qui est sur internet est du domaine public, mais il me semble plus correct de prendre contact avec vous et de vous demander l'autorisation de cette publication. Je vous en remercie à l'avance.
De son coté, la Société Archéologique Neuvilloise pourrait éventuellement vous apporter quelques renseignements si nécessaire, soit par ses publications, soit par les connaissances de ses membres.
Elle dispose également d'un fonds assez important de photographies de Neuville au début du XIX ème siècle.


Nous avons bien sûr donné une suite tout à fait favorable à cette demande et à la proposition d'accéder à des ressources documentaires ou photographiques sur ces lieux où notre famille a eu sa propriété de la Pichardière pendant deux cent ans.