André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930
Elisabeth née MADELIN et André LESORT en 1930 et 1934 ; leurs neuf enfants en 1929 devant La Pichardière ; avec leurs petits-enfants, noces d'or en 1956.

Bienvenue

Bienvenue sur notre blog familial Lesort-Madelin ouvert le 24 février 2010, jour anniversaire du mariage de nos grand-parents Lesort-Madelin en 1906.
Ce blog a été créé pour permettre la publication des archives familiales patiemment rassemblées et classées par notre grand-père André Lesort lui même puis par notre oncle Paul-André Lesort.
Nous publions régulièrement sur ce blog des extraits de ces archives qui nous paraissent intéressants, significatifs, cocasses ou émouvants.
Ce blog sert également de lien dans la durée entre les plus de 430 cousins et neveux que nous sommes, il permet donc de suivre l'actualité familiale dont vous voudrez bien nous faire part ou de partager votre connaissance de notre histoire familiale :
envoyez nous vos avis, faire-parts, photos, documents, histoires familiales à l'adresse lesortmadelin@gmail.com ; nous en publions régulièrement sur ce blog.
Ce blog étant d'accès publique nous sommes toujours heureux de recevoir également toutes les contributions documentaires extérieures concernant notre famille ainsi que d'apporter nous-mêmes notre propre contribution à d'autres sites ou publications. Même adresse mail: lesortmadelin@gmail.com

Les nombreux articles parus ou encore à paraître sur notre blog, 320 au total, sont publiés au fur et à mesure sous forme de livres intitulés Famille Lesort-Madelin La Saga dont le tome VII est paru en novembre 2021, le tomes VIII en 2022 et une réédition du tome I en 2023 augmenté de plus de 100 pages d'articles publiés sur notre blog.



jeudi 29 mai 2014

A la découverte d'un peintre de notre famille et de ses œuvres : Jean-Michel Dhavernas.




En juillet 1984, le soir de son arrivée en vacances à l’île de Ré, Jean-Michel apprend d’un ami le démarrage d’un atelier d’aquarelle pour débutants auquel celui-ci a l’intention de participer.

Impulsivement, mais sans doute poussé par un mouvement plus profond, Jean-Michel décide de s’y joindre. Il l’accompagne donc le lendemain matin, sans autre matériel qu’une assiette en guise de palette,se faisant prêter momentanément le reste. Est-ce l’ ambiance chaleureuse ? le charme de la « prof » ? l’environnement superbe ? A la fin de la semaine, le virus s’est installé… et ne le lâchera plus.



Rentré au Chesnay, Jean-Michel persévère donc dans la pratique de l’aquarelle, parfois accompagné d’amis tout aussi motivés. Les loisirs apportés en 1997 par sa retraite professionnelle lui permettent de s’inscrire aussitôt dans un premier atelier à Rueil (92)pour ’aborder les techniques de la peinture à l’huile. Cinq ans plus tard,sa responsable doit arrêter pour raison médicale. Elle l’oriente vers l’atelier d’une consoeur, toujours à Rueil. Jean-Michel le fréquentera assidûment pendant plus de dix ans. Les liens avec les membres de cette équipe perdurent encore : il sollicite volontiers la critique de leur regard, souvent directe mais toujours enrichissante.

Dans l'atelier, travail en cours : "les enfants, ne dérangez pas Bonne-Maman"




Sur le plan technique, JM utilise peu la couleur acrylique sinon pour la préparation de fonds . Le séchage quasi instantané de ce matériau constitue plutôt un inconvénient au regard de sa technique. En matière de couleur, les préférences de Jean-Michel vont nettement vers les « terres » y compris le vert. Elles constituent la base de sa palette. On les retrouve fréquemment dans ses compositions.

Manet et Le Caravage sont ses maîtres préférés. Leur maîtrise de la lumière le frappe tout particulièrement. « Ce n’est pas des couleurs que l’on peint, rappelle-t’il, mais de la lumière ! ».Il admire également beaucoup, bien que moins figuratifs, Nicolas de Stael et Francis Bacon pour la force et l’expressivité de leur peinture.

Interrogé sur ses sujets de prédilection, Jean-Michel considère que le « sujet » est secondaire : son travail (c’est l’expression actuelle) est le fruit d’une rencontre quasi charnelle de deux émotions qui se fécondent :
L’une intérieure, faite de ce qui est accumulé en soi d’images, de souvenirs, de rencontres, de références poétiques ou littéraires, de sensations vécues etc., à laquelle répond une autre, extérieure, comme la vue d’un paysage, d’une lumière, voire d’une photo ou d’une autre rencontre .



Mais ce processus de création suscite en permanence chez JM quantité d’envies – presque de besoins - de peindre. Ainsi mène-t’il généralement plusieurs œuvres de front, tout en ayant bien d’autres projets en tête.

Pour sa peinture, Jean-Michel ne fait donc pas appel à son imagination mais à des émotions visuelles - présentes ou mémorielle. Elles sont les sources essentielles d’inspiration d’une peinture très figurative.

Chaque peinture est pour lui un travail de longue haleine depuis sa préparation, la réflexion, la maturation , l’équilibre recherché dans la composition, pour aboutir enfin à la réalisation proprement dite.

Il faut beaucoup de temps, d’attention et de concentration , toujours dans le doute et l’interrogation, sources de tension intérieure, jusqu’à ce moment où l’on peut se dire « oui, je crois que c’est cela que j’avais en tête ».

A ce moment, par une sorte de plénitude intérieure, le corps et l’esprit ont trouvé leur accord et s’en trouvent apaisés – comme ils peuvent l’être lorsqu’est atteint, fut-ce au prix d’intenses et douloureuses fatigues, un beau sommet de montagne comme on l'avait été projeté.

Sa déception peut seulement venir de ne pas réussir à faire partager ce même sentiment – comme pourrait l’être celle de ne pas voir apprécier ses enfants.

Jean-Michel a-t’il une préférence pour l’une de ses œuvres ? Ils les considère comme ses enfants – et sont donc presque toutes ses préférées. Il aime bien les conserver près de lui. L’idée de s’en séparer lui est affectivement difficile –sauf la certitude de les savoir réellement appréciées…

Par contre, Jean-Michel aime réellement faire partager le fruit de son travail, constitué d’œuvres très variées – comme d’autres sont heureux de montrer leur jardin et l’harmonie de tout ce qu’ils ont réussi à y faire éclore… 



Nous mettons en lien ci-dessous une sélection d'une vingtaine de photos pour la meilleure illustration qui puisse exister de ce qui vous a été présenté sur Jean-Michel : ses œuvres...

Vous êtes invité à voir l'album photo de 104090547571510304628 intitulé :Quelques peintures de Jean-Michel Dhavernas
Quelques peintures de Jean-Michel Dhavernas
26 févr. 2014
de 104090547571510304628

Découverte : un ouvrage écrit en collaboration par grand-père Lesort, mis à jour par Henri Chamussy 15 ans plus tard !














"Visages de l’Île de France" est un ouvrage édité en 1948, très bien fait et bien illustré pour l'époque, qui s’intéresse à la géographie humaine, à l'histoire et aux aspects intellectuels, littéraires et artistique de cette région au riche patrimoine.
Notre cousin Henri Chamussy a vu qu'était cité cet ouvrage sur le blog, dans la bibliographie de notre grand-père, et il nous fait découvrir qu'il a lui même mis à jour en 1963 le chapitre géographie humaine écrit et illustré à l'origine par notre grand-père.
Il nous écrit :

Chers rédacteurs du blog Lesort-Madelin
Merci encore, ces lectures sont passionnantes, émouvantes, amusantes; j'espère qu'elles atteignent beaucoup nombre des plus jeunes descendants de Grand-Mère et Grand-Père,encore que la sixième génération, très mondialisée (mexicaine et franco-allemande) ne me semble pas encore en âge de s'y intéresser, mais ça viendra ! -
Grand-Mére soupirait parfois, disant à Grand-Père: "Pourquoi tes publications ne sont-elles pas aussi célèbres que celles de mon frère Louis?" -cette plainte, je l'ai entendue. Il paraît que Grand-Père a répondu une fois (mais je n'ai pas entendu, et je ne garantis pas la véracité du verbatim): "Bobeth, tu sais bien que mes publications sont du genre à épuiser leur auteur, mais à ne jamais être épuisées !"
Il est vrai que beaucoup de publications de Grand-Père étaient des modèles d'érudition, mettant en lumière de minuscules points d'histoire, mais ce sont ces points d'histoire qui, cumulés, permettent d'écrire "la grande histoire"... Je ne vais pas m'étendre sur le sujet, ni écrire un texte qui m'épuiserait et se serait jamais épuisé. Il me semble posséder une ou deux petites brochures signées de Grand-Père. Je vais les chercher mais ma bibliothèque, lourde de plus de 1500 bouquins, sans compter dossiers, tirés-à-part et autres fariboles, est dans un merveilleux désordre qui aurait fait les délices de Borgès s'il avait eu à l'explorer ! J'enverrai au blog les références, quand et si je les retrouve !
En tout cas, il est un livre, signalé dans la bibliographie du blog, dont je ne sais pas s'il a épuisé Grand-Père, mais qui a été épuisé, c'est "Visages de l'Ile-de-France" in A. Lesort, P. Bernus, M. P. Boyé, M. Richard, Visages de l'Ile de France, 1946.
La géographie humaine, écrite par Grand-Père, est la première partie de ce livre. On n'appelait pas encore les habitants de cette province les Franciliens.... En 1963, le volume était épuisé, et l'éditeur a voulu le mettre à jour avant de le rééditer. Pour la première partie, Grand-Père étant mort depuis trois ans, cet éditeur a contacté Oncle Paul-André, qui, à son tour, m'a contacté... Je préparais alors l'agrégation de géographie, et il a semblé pertinent à Oncle P.A. de me demander de faire la révision. Ce que je fis. Je m'en souviens fort bien, ça m'a demandé pas mal de travail ! Vingt ans étaient passés, et l'Ile-de-France avait pas mal changé ! Cela dit, la première partie avait donc été écrite par Grand-Père, qui était historien et non pas géographe, bien qu'il se soit toujours intéressé à la géographie; la séparation entre les deux domaines de la connaissance était beaucoup moins nette et affirmée qu'aujourd'hui; une grande partie du texte originel de Grand-Père serait considéré aujourd'hui comme de la géographie historique.La deuxième édition a paru en 1964, sous le titre de "Ile-de-France" dans une série intitule "Horizons de France", collection "Les nouvelles Provinciales", mais sans nom de la maison d'édition, ce qui est assez curieux.
J'ai essentiellement écrit des paragraphes consacrés à l'évolution récente: entre 1946 et 1963, l'Ile-de France avait passablement changé. J'ai fait ajouter la photo d'un "grand ensemble" (Les Mureaux), de l'aéroport d'Orly, qu'on appelait encore "aérodrome" et de l'autoroute du Sud, quasiment vide et qui n'atteignait pas encore Fontainebleau, à l'époque. Sur la photo d'Orly - heureuse époque où on pouvait se promener librement sur les terrasses - on remarque un super-constellation de la Pan American. Sic transit !
Pour illustrer un passage consacré aux noms de "pays" et à l'origine du nom de "Ile-de-France", Grand-Père avait choisi une photo représentant une route, la N.2., étroite, avec une voiture seulement, traversant un paysage rural, et sur le côté de la route, le poteau "Roissy- en France". Admirable ironie, métaphore involontaire du temps qui passe...
Sur la dernière page, que personne ne lit jamais, l'éditeur a ajouté: "Il nous est agréable d'adresser ici nos remerciements aux personnes qui ont bien voulu se substituer aux auteurs aujourd'hui disparus, pour la révision et la mise à jour de certains textes de cet ouvrage." Merci quand même !
Bien affectueusement à tous les travailleurs du blog. Vous faites un boulot inestimable !

Commentaire des travailleurs du blog : merci à Henri, on aime bien les intérimaires du blog et tout particulièrement les contributeurs familiaux.

Petites scènes de la vie domestique (au sens propre comme au sens figuré) par Elizabeth Lesort : La mode




mercredi 30 avril 2014

Wilhelmine Lesort Sibertin-Blanc - 2ème partie 1946-1989


1987 avec tante Chantal Chamussy
1946, le mariage à Versailles



Cette fois c'est notre cousine Brigitte Sibertin-Blanc qui, prenant la suite de Catherine Chenu, nous parle de notre tante Wilhelmine Lesort  dans un  récit qui commence quand elle fait sa connaissance en 1946, avant le remariage de son père Claude Sibertin-Blanc avec notre tante.



La famille Sibertin-Blanc à Aix

              
1961 Moroges avec Marie Chamussy




Tante Wilhelmine vers 1980

Ce récit nous montre notre tante toujours dynamique, pleine d'idées d'activités et de sorties, bonne mère de famille mais malheureusement frappée, comme mère, par de dures épreuves, le tout raconté avec affection, sensibilité et d'une façon très vivante qui nous la rend proche.
Brigitte nous raconte également avec un certain flegme les vicissitudes  professionnelles de son père à Orléans, victime de la vindicte du puissant maire de la ville, lui-même assassiné au même moment par sa propre femme!
Ce départ forcé d'Orléans conduit alors la famille Sibertin-Blanc jusqu'à Carpentras par le biais d'un échange de postes entre les deux conservateurs, l'autre n'étant rien de moins que le très célèbre mais très sulfureux écrivain Georges Bataille.

Salle d'Inguimbert de la bibliothèque de Carpentras

Le puissant maire d'Orléans, Pierre Chevallier et le fameux Georges Bataille, chacun dans leur genre, sont deux personnalités tout à fait singulières que nous vous présentons en fin d'article ( voir nota 1 et 2).
Brigitte nous parle enfin de son frère Denis, que nous avions eu la joie de revoir à la super cousinade de 2009 à Versailles avant sa disparition.
Merci à Brigitte pour cette belle contribution à notre blog, à laquelle nous sommes très sensibles et que tous apprécieront.

Pour lire le récit de Brigitte, cliquer ici

Denis Sibertin-Blanc à la super cousinade de 2009 avec Jean et Marie-Pierre Bernus


Nota 1. Pierre Chevallier (1909-1951)

En 1951, une affaire criminelle hors normes secouait le Loiret  : le maire d’Orléans, magnifique soldat en 1940, grand résistant sous l'occupation et reconstructeur de sa ville après la libération, était tué par sa femme qui fut acquittée ensuite par la cour d’assises.

Pierre Chevallier

Le 12 août 1951, à son domicile du 13, rue Jeanne-d’Arc, Pierre Chevallier, député-maire d’Orléans, est abattu de cinq balles de pistolet par sa femme, Yvonne. Il venait d’être nommé secrétaire d’État à l’Enseignement technique, à la Jeunesse et aux Sports.
La nouvelle de l’assassinat de Pierre Chevallier, héros de la Résistance, se répand comme une traînée de poudre en ville, où la population crie vengeance. On ignore alors qu’Yvonne Chevallier, 45 ans, est une épouse humiliée, brutalisée et trompée.
L’histoire de ce couple est digne d’un film : une histoire d’amour passionnée, un mariage contre l’avis des familles de milieux très différents, la guerre, la Résistance, puis le temps des responsabilités, la reconstruction d’Orléans, la carrière politique …
C’est après tout cela que Pierre Chevallier devient réellement odieux avec sa femme qu'il humiliait sans cesse : le pouvoir l’avait changé et libéré sa part d'ombre.
La fin de l’histoire est encore une fois remarquable : cette femme jugée et acquittée par la cour d'assises de Reims est alors partie en Guyane où elle a fini sa vie en 1978, exerçant son métier d’infirmière auprès des lépreux.

Médecin, résistant, maire d'Orléans, député du Loiret, président du groupe Union Démocratique et Socialiste de la Résistance à l'Assemblée nationale en juillet 1950 (comprenant François Mitterand et René Pleven), ministre, à 42 ans, Pierre Chevallier, avait devant lui un brillant avenir politique, mais ...

Les obsèques de Pierre Chevallier à Orléans

Nota 2 . Georges Bataille (1891-1962)

Converti au catholicisme en 1917, Georges Bataille entre au grand séminaire afin de devenir prêtre. Mais sa passion pour le Moyen-Age reste la plus forte, l'année suivante, il abandonne toute idée de vocation religieuse après avoir été admis à l’Ecole des chartes, puis rompt avec la religion.
Georges Bataille

Il commence sa carrière à la Bibliothèque nationale comme bibliothécaire stagiaire puis bibliothécaire au Département des Médailles, en 1949 il est conservateur à la Bibliothèque Inguimbertine de Carpentras, puis en 1951 de la bibliothèque municipale d'Orléans et revient en 1962 à la Bibliothèque nationale peu avant de décéder.
Écrivain multiforme, son œuvre s'aventure à la fois dans les champs de la littérature, de l’anthropologie, de la philosophie, de l'économie, de la sociologie et de l'histoire de l'art.
Auteur d'une oeuvre considérable, où ressort sa personnalité complexe et tourmentée, l’érotisme et la transgression sont les deux termes les plus communément attachés à son nom. 

Un beau jour, un beau discours: 12 avril 1944


Les petits Xavier et Marie-Cécile dite Cici ( vers 1930) étaient visiblement faits pour se rencontrer un jour

12 avril 1944


Bien que le mouvement scout fut interdit par les allemands en zone occupée, Xavier Lesort, chef scout  à Versailles avait organisé un camp pour sa troupe à Flaucourt près de Péronne dans la Somme chez les Gauchin qui y avaient une propriété et des terres ... ainsi qu'une fille prénommée Marie-Cécile dont il fit la connaissance.

La propriété des Gauchin à Flaucourt; tante Cici, enfant, assise à droite

S'ensuivit donc le beau jour, celui du mariage, il y a exactement 70 ans, des dits Xavier et Marie-Cécile  à Flaucourt, dans la propriété familiale Gauchin, avec ceci de remarquable que c'était en pleine guerre avec des bombardements alliés incessants, en particulier sur les voies ferrées, ce qui ne facilitait pas les déplacements familiaux.
D'ailleurs le père Armand Le Bourgeois, grand ami d'oncle Xavier, qui devait unir les mariés, ne put jamais arriver pour cette raison, mais tint parole, avec un petit retard de tout juste cinquante ans, comme il le dit lui-même quand il a célébra la messe de leurs noces d'or au Chesnay en 1994.
Malgré ces difficultés, une partie de la famille avait pu faire le déplacement et en particulier notre oncle Jean Dhavernas qui fit un discours aux mariés sous forme d'un toast au cours du déjeuner et nous avons plaisir à vous le faire partager grâce à Jean-Michel Dhavernas qui nous l'a transmis, merci à lui.
Nous devons ajouter, qu'en cette période d'inimaginable disette alimentaire, les courageux qui affrontèrent les difficultés et les dangers du voyage pour venir à ce mariage ne furent pas déçus par le repas de noces.
Le seul qui eut véritablement à se plaindre fut le veau, non déclaré aux occupants allemands, très réticent à descendre en pleine nuit et en toute discrétion  les escaliers d'une cave qui ne lui disait rien de bon !
Cette histoire de veau clandestin récalcitrant, est restée dans la geste familiale comme un grand moment d’anthologie et de gastronomie auquel tous les invités firent largement honneur comme on peut d'ailleurs le constater dans le récit d'oncle Léon Chamussy en fin d'article.

Pour lire le discours de Jean Dhavernas cliquer ici

L'arrivée de la mariée à l'église du village avec la haie d'honneur des scouts

Extraits de la période "janvier à septembre 1944"  du Journal de Léon Chamussy (transmis par Catherine Chenu avec commentaires de François Lesort)

Vendredi saint 7 avril. Départ pour Paris avec Chantal, Vincent et Marie. C'est la première fois que nous retournons à Paris depuis la guerre. Voyage facile et sans retard. Nous sommes accueillis par les Dhavernas.

8-9-10 avril séjour à Paris. Nombreuses visites. Journée du lundi de Pâques à Versailles.

Chantal et moi ne sommes pas déçus par Paris sans l'agitation d'avant-guerre, on peut admirer les perspectives, flâner. Un peu trop de visiteurs indésirables [des "touristes" allemands, sans doute ...]


11 avril départ à 13 h de la gare du Nord pour Peronne et Flaucourt au mariage de Xavier.
Voyage sans incident. Accueil charmant des Gauchin, les 7 km de Peronne à Flaucourt sont faits en voiture à chevaux, très pittoresque de voir sur la route ces 7 voitures à deux roues chargées de gens et cahotées par le lourd trot des gros "Ardennais"
Mariage civil car arrivés à 5 h il n'est à Flaucourt que 3 h à cause du décalage d'heures. Diner de veille très bien mais sans vin dans une maison délabrée après le passage des troupes en 1940. 

12 avril Mariage de Xavier. Vincent est garçon d'honneur avec Dominique Lesort. Cérémonie simple et charmante. Les cousines de Cici chantent fort bien. Lunch avec abondance de viande : gigot, filet de porc, jambon, veau ; pas de légumes, le pays n'en produisant pas ; pain blanc à profusion, on avait oublié ce que c'était.
Après-midi un peu longue. Grandes discussions dans le jardin ensoleillé. Vincent s'amuse beaucoup et visitant la porcherie fort impressionnante par le nombre de pensionnaires il leur dit d'un ton compatissant " Tu sais, cochon, on a mangé de toi".
 Peu vu notre nouvelle belle-sœur, robuste [de quoi, de quoi ! voila encore un cliché typique des citadins sur les gens vivant à la campagne !] et sympathique picarde.[aujourd'hui, la picarde en question, tante Cici, à 91 ans, est restée toujours aussi sympathique mais malheureusement plus du tout "robuste", surtout ces derniers temps]

Mercredi 13 Départ de Flaucourt. A Peronne, en attendant le train très en retard, visite du silo. Pendant les 6 h d'arrêt que nous avons eu à (lieu pas précisé) nous allons voir les de Jandin, visite agréable dans une belle maison malheureusement fort abîmée par les occupants.

14-15-16-17 avril séjour à Paris, un peu fatigant par nos courses incessantes. Mais quelle différence entre Paris et Lyon. On comprend que lorsque l'on a habité Paris on ne puisse pas admettre Lyon.

Mardi 18 avril rentrée à Lyon. Nous retrouvons Henri et Catherine qui avaient séjourné chez les Jean Chamussy à Couzon et Denis qui était chez sa marraine Gaby Bois.

13-14 mai Nous avons chez nous Marie-Madeleine pour des entrevues avec Jean Guyot.[elles durent être profitables car le mariage eut lieu le 15 juillet suivant]

Tante Thérèse Kervella qui, avec les restrictions de l'époque et l'appétit de ses vingt ans, avait pourtant dû faire honneur au plantureux repas de mariage, racontait plus tard à ses enfants, de son séjour à Flaucourt, un tout autre souvenir qui heureusement n'avait rien de culinaire même en ces temps de grande disette où certains lapins miaulaient, jugez-en.
Faisant le tour des bâtiments de cette très grande ferme avec le propriétaire des lieux, le père de tante Cici, tante Thérèse était restée très admirative de la façon dont celui-ci, croisant inopinément un rat au cours de la visite et conservant toute sa dignité, avait prestement aplati l'animal pour le compte d'un coup de canne asséné d'un vif revers du poignet!

29 mars 2014. Les cousins du blog en assemblée.



Avant la réunion

Notre équipe de cousins du blog au complet, représentant sept de nos familles, s'est réunie le samedi 29 mars dernier pour faire le point sur ses travaux et envisager ses futures activités ( voir le compte-rendu résumé envoyé par le mail du blog de fin avril).
Après un déjeuner convivial au Chien qui Fume à Versailles, nous avons été accueillis chez Claire Lesort pour tenir une réunion à l'ordre du jour bien fourni.

Pendant la réunion

Nous avions même notre photographe, la charmante Marie-Laure, épouse de Nicolas Lesort que nous remercions.
Nous vous laissons imaginer l'ambiance qui prévalait au cours d'une telle réunion où plaisanteries et mises en boîte concurrençaient les anecdotes familiales mais la bonne humeur de l'assemblée l'a juste détendue du sérieux avec lequel ont été traités tous les sujets à l'ordre du jour.

L'équipe des cousins du blog.

Après la réunion


Fabien Lesort court le marathon de Paris.



Le trajet du marathon de Paris

Fabien Lesort, fils de François et Claire Lesort, s'était lancé le défi personnel de courir pour la première fois un marathon et de venir à bout de ses 42 km dans le temps raisonnable de 4 h.
Défi relevé le 6 avril dernier grâce à quelques mois de préparation préalable au cours desquels il a couru l'équivalent de 600 km mais sur des distances d'environ 25 km ce qui ne lui donnait pas la certitude de tenir sur l'intégralité d'un marathon.
Stimulé aussi dans son moral par  la présence de son épouse Raphaële et d'un de ses fils, Antoine, venus l'encourager au trentième kilomètre, considéré comme celui de tous les doutes, il put terminer la course, plutôt fatigué mais pas épuisé comme le héros du mythe fondateur. Bravo Fabien.

Fabien au km 30

Fabien après l'arrivée avec son maillot finisher et sa médaille