André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930
Elisabeth née MADELIN et André LESORT en 1930 et 1934 ; leurs neuf enfants en 1929 devant La Pichardière ; avec leurs petits-enfants, noces d'or en 1956.
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vendredi 30 septembre 2022
La reine Hortense et Louis-Ferdinand Bonnet
La "Sedia Gestatoria" de Marie Madelin existe toujours
Symbole de l’éminente prééminence de notre arrière-grand-mère Marie Madelin à la Pichardière, son fauteuil de jardin personnel, surnommé avec une affectueuse ironie la Sedia Gestatoria (trône mobile sur lequel le pape était porté pour pouvoir être plus facilement vu des fidèles lors des cérémonies publiques à Rome) ou “Sédia” tout court, existe toujours et son actuel propriétaire Jean-Claude Madelin, petit-fils de Jules Madelin, s’en sert encore !
Il nous envoyé sa photo avec un petit mot : J’en profite pour vous donner des nouvelles de la “Sedia” qui ponctue de sa présence beaucoup de récits des premiers tomes de la saga. Après un périple que l’on pourra retracer, elle a abouti chez moi, où elle trône alternativement dans mon salon et sur ma terrasse… c’est un véritable membre de la Famille !
Merci à lui pour la photo de cette quasi relique familiale d'une arrière-grand-mère vénérée par tous, à juste titre semble t'il.
Rappel : parution de la saga Lesort-Madelin tome 8
En introduction : La trace ……………………………….....……... p 8
Souvenirs et impressions sur nos grands-parents, parents, oncles et tantes Lesort-Madelin ……………………………………………….. p 10
Grands-parents Lesort-Madelin …………………………………….. p 11
Chantal et Léon Chamussy ……………………………………….... p 20
Gertrude et Maurice Bidault ………………………………………... p 36
Wilhelmine et Claude Sibertin-Blanc ………………………………. p 46
Marie-Geneviève et Jean Dhavernas …………………………….. p 58
Paul-André et Moineau Lesort …………………………………….. p 69
Marie-Madeleine et Jean Guyot …………………………………… p 86
Xavier et Cici Lesort ……………………………………………….... p 96
Gonzague et Maggy Lesort ………………………………………… p 113
Thérèse et Pierre Kervella ………………………………………….. p 126
L’histoire de notre famille reste vivante sur le blog Lesort-Madelin
Jean-Baptiste Madelin et Rose Prat ………………………….. p 136
Chronique familiale : les Bonnet de 1795 à 1850 ………….. p 151
Amédée Madelin : une belle vie malgré les épreuves ……… p 270
Avoir vingt ans sous l’Occupation ……………………………. p 292
La malle aux souvenirs.
Signes de pistes ………………………………………………… p 310
2015. Les zigs viennent voir les zags à Bruxelles ………….. p 312
Trois générations Lesort-Madelin font la roue ………………. p 314
Les neufs familles Lesort-Madelin en neuf photos …………. p 315
Cet ouvrage, de mêmes caractéristiques que le tome 7, possède 329 pages avec plus de 300 photos ou illustrations, il est réalisé par le même imprimeur breton et son beau papier...
Avec l'augmentation du coût du papier et des encres, chaque ouvrage coûte 28 € plus, si nécessaire, les frais d'envoi sous enveloppe à bulle, qui sont de 11,50 € par ouvrage pour la France.
Les ouvrages seront envoyés à l'adresse figurant sur les chèques sauf avis contraire ou récupérés par l'intermédiaire de François Lesort.
( Tel 01 39 49 43 49 ou 06 99 47 00 67)
Vous pouvez également régler par virement bancaire ; sur demande nous vous communiquerons le RIB correspondant.
Si vous souhaitez commander un ou plusieurs exemplaires, merci d'envoyer un chèque à :
François Lesort
18, rue Mademoiselle
78000 Versailles
Nous vous demandons d'envoyer vos chèques avant le 15 octobre 2022.
Les ouvrages commandés seront disponibles ou expédiés début novembre prochain.
Pour vous donner un petit avant goût de ce tome 8, vous avez ci-dessous un lien pour accéder à une petite bande annonce montrant quelques pages de ce livre :
vendredi 24 juin 2022
Hospitaliers, brancardiers, pèlerins de la famille Lesort-Madelin à Lourdes
Séquence nostalgie : plus de trams à Versailles mais des bus et toujours le marché Notre-Dame. Deux scènes versaillaises par Marie Chamussy
Notre cousine Marie Chamussy Rodriguez nous a envoyé deux amusants petits récits datant de son enfance versaillaise avec ce mot :
Devoir de français au cours Gufflet : Racontez deux scènes versaillaises
Le trajet de l´autobus B
![]() |
| 1957. Les bus remplacent les tramways |
Le marché du dimanche matin à Versailles a un caractère très spécial ; ce ne sont pas seulement les bonnes dames de toujours mais aussi les pères de famille, les généraux en retraite et des jeunes qui achètent. Ces vieux messieurs très respectables parcourent le marché, un petit panier au bras, en discutant de la nouvelle promotion de l'X. «Vous voyez, disait à son ami un monsieur a barbiche qui avait une rosette a la boutonnière, mes petits enfants arrivent demain de Casa Blanca, mon gendre a été nommé là-bas il y a deux ans et je ne les pas revus depuis ; ma femme prépare leur arrivée et moi je fais le marché !». Il désigna du doigt une marchande qui trônait devant une pile de grosses pommes rouges. «C´est à celle-là que j’achète, oui, depuis cinq ans, c’est toujours chez elle que je vais.
Une deux chevaux freina assez brutalement devant eux, il en surgit une petite dame à l'air très énergique qui tenait à la main deux énormes sacs à provision. Une voix qui venait de l’intérieur dit : «Je vais tâcher de placer la voiture et je te rejoins chez Francine». «Entendu», dit la petite dame et elle claqua la porte.
«Francine» c’était la dame qu’avait désignée l’homme tout à l'heure, c’est la vendeuse des familles nombreuses, elle s'y connaît dans les affaires et elle distribue en passant un quartier de pomme aux enfants des dames.
Chez la crémière, la foule afflue mais la vendeuse n’oublie pas de demander des nouvelles : «Alors, pitchoune, c’est toi qui fais le marché aujourd'hui, maman n’est pas malade, j’espère ? Elle est allée voir ton frère qui est pensionnaire ! Ah ! Je comprends ! Et vous désirez madame ?»
C’est aussi un magasin connu des versaillais que celui-ci. En effet, le vendeur a une curieuse façon de compter : «Voyons, beurre, fromage, trois sortes, crème, œufs ! Voilà, cela fait huit cents madame, Charlemagne empereur ! El vous monsieur, mille cinq cent quinze, oui, je dis bien, François premier, victoire de Marignan». Il connaît par cœur toutes les dates de l’histoire de France, disait une habituée, j’envoie ma fille faire le marché, ça lui apprend aussi !Mais il est midi, la cloche sonne et une religieuse s´avance en poussant sa petite voiture. Les marchands la connaissent, c’est elle qui, après chaque marché, ramasse les produits invendus pour son orphelinat.
vendredi 27 mai 2022
Avoir vingt ans pendant l’Occupation.
1940. L’exode de la famille Dhavernas
Ce texte raconte l'exode vécu par Marie-Geneviève Dhavernas et sa famille tel qu’elle l’a raconté à notre cousin Jean-Pierre Got au cours de plusieurs entretiens.
Quatre jours après, nouvelle arrivée : grand-mère Lesort avec Marie-Madeleine, Gonzague et Wilhelmine. A ce moment, Isabelle dut retourner d’urgence à Vernon pour récupérer ses économies car la Banque de France avait été détruite, d’où un nouveau voyage pour le fidèle Albert.
Un soir la petite bonne Germaine vint dire : «Il y a quelqu'un qui essaie d’entrer de force dans la maison». Les deux courageuses belles sœurs s'armèrent de cannes et... s'arrêtèrent juste avant de frapper Marc Dhavernas qui avait réussi à échapper à l’encerclement de l'armée anglaise à Dunkerque et cherchait à rejoindre son régiment. Il repartit dès le lendemain.
L'avance des Allemands se poursuivant, le chef de famille décida qu'il fallait fuir plus loin. Un ami de la famille (Aigré) conseilla de loger dans la Creuse à Evaux-les-bains chez des religieuses. Bon-papa Dhavernas forma donc un convoi de deux voitures : la sienne avec la famille de Monique et l'autre conduite par Marie-Geneviève avec ses quatre enfants, Germaine… et la machine à coudre, bien précieux entre tous.
La première étape devait se faire à Poitiers chez une amie de Bonne-maman Dhavernas. Poitiers était une ville fermée en raison de la présence du gouvernement : pour ce motif et aussi en raison des bombardements, les deux voitures furent séparées. Cela fut une source d'inquiétude pour Marie-Geneviève en arrivant aux abords de Poitiers, une halte au poste d'essence devint nécessaire, et là, ô surprise, elle retrouva Bon-papa et ses passagers. A l'étape de Poitiers, nos voyageurs tombèrent à l'improviste sur la famille d'une amie de Bonne-maman qui donnait, ce soir-là, une grande réception en habits et robes du soir. C'est dire qu'ils ne furent pas reçus à bras ouverts même s'ils furent quand même accueillis mais durent passer la nuit sur le plancher du salon. Ensuite, le groupe repartit et s'installa à Evaux-les-bains chez des religieuses, dans un logement extrêmement sommaire, tandis que les grands-parents logeaient à l'hôtel où tout le monde prenait ses repas. Au menu, du mouton tous les jours, certes nourrissant mais plutôt monotone à la longue. Dans les derniers jours de ce séjour, le curé du village transmit une lettre de Jean Dhavernas, qui se trouvait avec ses hommes, dans les Pyrénées, en zone non occupée, et qui avait appris le lieu du séjour de sa famille par l'intermédiaire de ce curé. Démobilisé après l’armistice, Il finit par rejoindre sa famille.
Arriva alors une lettre de Henry Dhavernas, qui , lui, n'avait pas été mobilisé car il avait perdu un œil ; il se trouvait à Vichy, lieu de résidence du gouvernement d'alors. Par cette lettre, il proposait à son frère de venir travailler au ministère de la famille. Bon-papa remonta alors vers Paris dans la petite voiture en leur laissant la grande.
A Vichy, la famille ne disposa dans un premier temps que d'une seule chambre ! C'est pendant ce séjour que naquit Françoise.
Par la suite, Bon-papa proposa à son fils Jean d’ouvrir en zone libre un bureau pour la société américaine International Nickel. Marie-Geneviève suggéra d’aller habiter à Aix-en-Provence où elle avait des cousins, les Xardel (famille de Marguerite Xardel). Les réfugiés trouvèrent une grande maison «Les Bosquets» [ci-contre] appartenant aux Drugeon, à 5 km environ d'Aix. Belle maison mais sans eau, sauf à la cuisine.
La vie là-bas était assez conviviale avec la présence de cousins dont les Jacques Bonnet. Germaine, la petite bonne, les quitta au bout de cinq mois de séjour pour rentrer chez elle
Au mois de juillet, il fallut quitter Les Bosquets, mais, en ville, la plupart des logements étaient pris par des instructeurs de l'Ecole Saint-Cyr. Finalement, on trouva une petite maison «la Simonette» vacante d'occupants… et de meubles. Heureusement, leurs amis leur en fournirent. En 1942, les Allemands envahirent la zone libre et la famille remonta vers Paris car il n'y avait plus de raisons de rester dans le midi devenu aussi zone occupée.
Temporairement, la famille s'installa rue Georges Berger puis Marie-Geneviève trouva l'appartement de la rue Legendre où la famille s'installa en avril. En juillet, Jean Dhavernas entra à la banque de Paris et des Pays Bas avec quatre amis dont Gérard Dubus, Bob du Peyrou et Jacques Bonnet.
Bon-papa et bonne-maman Dhavernas s'installèrent alors complètement à Montigny, près de Vernon, demeure fameuse dont nos cousins Dhavernas gardent de très nombreux et excellents souvenirs d'enfance.







