André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930
Elisabeth née MADELIN et André LESORT en 1930 et 1934 ; leurs neuf enfants en 1929 devant La Pichardière ; avec leurs petits-enfants, noces d'or en 1956.

Bienvenue

Bienvenue sur notre blog familial Lesort-Madelin ouvert le 24 février 2010, jour anniversaire du mariage de nos grand-parents Lesort-Madelin en 1906.
Ce blog a été créé pour permettre la publication des archives familiales patiemment rassemblées et classées par notre grand-père André Lesort lui même puis par notre oncle Paul-André Lesort.
Nous publions régulièrement sur ce blog des extraits de ces archives qui nous paraissent intéressants, significatifs, cocasses ou émouvants.
Ce blog sert également de lien dans la durée entre les plus de 430 cousins et neveux que nous sommes, il permet donc de suivre l'actualité familiale dont vous voudrez bien nous faire part ou de partager votre connaissance de notre histoire familiale :
envoyez nous vos avis, faire-parts, photos, documents, histoires familiales à l'adresse lesortmadelin@gmail.com ; nous en publions régulièrement sur ce blog.
Ce blog étant d'accès publique nous sommes toujours heureux de recevoir également toutes les contributions documentaires extérieures concernant notre famille ainsi que d'apporter nous-mêmes notre propre contribution à d'autres sites ou publications. Même adresse mail: lesortmadelin@gmail.com

Les nombreux articles parus ou encore à paraître sur notre blog, 320 au total, sont publiés au fur et à mesure sous forme de livres intitulés Famille Lesort-Madelin La Saga dont le tome VII est paru en novembre 2021, le tomes VIII en 2022 et une réédition du tome I en 2023 augmenté de plus de 100 pages d'articles publiés sur notre blog.



mercredi 30 avril 2014

Un beau jour, un beau discours: 12 avril 1944


Les petits Xavier et Marie-Cécile dite Cici ( vers 1930) étaient visiblement faits pour se rencontrer un jour

12 avril 1944


Bien que le mouvement scout fut interdit par les allemands en zone occupée, Xavier Lesort, chef scout  à Versailles avait organisé un camp pour sa troupe à Flaucourt près de Péronne dans la Somme chez les Gauchin qui y avaient une propriété et des terres ... ainsi qu'une fille prénommée Marie-Cécile dont il fit la connaissance.

La propriété des Gauchin à Flaucourt; tante Cici, enfant, assise à droite

S'ensuivit donc le beau jour, celui du mariage, il y a exactement 70 ans, des dits Xavier et Marie-Cécile  à Flaucourt, dans la propriété familiale Gauchin, avec ceci de remarquable que c'était en pleine guerre avec des bombardements alliés incessants, en particulier sur les voies ferrées, ce qui ne facilitait pas les déplacements familiaux.
D'ailleurs le père Armand Le Bourgeois, grand ami d'oncle Xavier, qui devait unir les mariés, ne put jamais arriver pour cette raison, mais tint parole, avec un petit retard de tout juste cinquante ans, comme il le dit lui-même quand il a célébra la messe de leurs noces d'or au Chesnay en 1994.
Malgré ces difficultés, une partie de la famille avait pu faire le déplacement et en particulier notre oncle Jean Dhavernas qui fit un discours aux mariés sous forme d'un toast au cours du déjeuner et nous avons plaisir à vous le faire partager grâce à Jean-Michel Dhavernas qui nous l'a transmis, merci à lui.
Nous devons ajouter, qu'en cette période d'inimaginable disette alimentaire, les courageux qui affrontèrent les difficultés et les dangers du voyage pour venir à ce mariage ne furent pas déçus par le repas de noces.
Le seul qui eut véritablement à se plaindre fut le veau, non déclaré aux occupants allemands, très réticent à descendre en pleine nuit et en toute discrétion  les escaliers d'une cave qui ne lui disait rien de bon !
Cette histoire de veau clandestin récalcitrant, est restée dans la geste familiale comme un grand moment d’anthologie et de gastronomie auquel tous les invités firent largement honneur comme on peut d'ailleurs le constater dans le récit d'oncle Léon Chamussy en fin d'article.

Pour lire le discours de Jean Dhavernas cliquer ici

L'arrivée de la mariée à l'église du village avec la haie d'honneur des scouts

Extraits de la période "janvier à septembre 1944"  du Journal de Léon Chamussy (transmis par Catherine Chenu avec commentaires de François Lesort)

Vendredi saint 7 avril. Départ pour Paris avec Chantal, Vincent et Marie. C'est la première fois que nous retournons à Paris depuis la guerre. Voyage facile et sans retard. Nous sommes accueillis par les Dhavernas.

8-9-10 avril séjour à Paris. Nombreuses visites. Journée du lundi de Pâques à Versailles.

Chantal et moi ne sommes pas déçus par Paris sans l'agitation d'avant-guerre, on peut admirer les perspectives, flâner. Un peu trop de visiteurs indésirables [des "touristes" allemands, sans doute ...]


11 avril départ à 13 h de la gare du Nord pour Peronne et Flaucourt au mariage de Xavier.
Voyage sans incident. Accueil charmant des Gauchin, les 7 km de Peronne à Flaucourt sont faits en voiture à chevaux, très pittoresque de voir sur la route ces 7 voitures à deux roues chargées de gens et cahotées par le lourd trot des gros "Ardennais"
Mariage civil car arrivés à 5 h il n'est à Flaucourt que 3 h à cause du décalage d'heures. Diner de veille très bien mais sans vin dans une maison délabrée après le passage des troupes en 1940. 

12 avril Mariage de Xavier. Vincent est garçon d'honneur avec Dominique Lesort. Cérémonie simple et charmante. Les cousines de Cici chantent fort bien. Lunch avec abondance de viande : gigot, filet de porc, jambon, veau ; pas de légumes, le pays n'en produisant pas ; pain blanc à profusion, on avait oublié ce que c'était.
Après-midi un peu longue. Grandes discussions dans le jardin ensoleillé. Vincent s'amuse beaucoup et visitant la porcherie fort impressionnante par le nombre de pensionnaires il leur dit d'un ton compatissant " Tu sais, cochon, on a mangé de toi".
 Peu vu notre nouvelle belle-sœur, robuste [de quoi, de quoi ! voila encore un cliché typique des citadins sur les gens vivant à la campagne !] et sympathique picarde.[aujourd'hui, la picarde en question, tante Cici, à 91 ans, est restée toujours aussi sympathique mais malheureusement plus du tout "robuste", surtout ces derniers temps]

Mercredi 13 Départ de Flaucourt. A Peronne, en attendant le train très en retard, visite du silo. Pendant les 6 h d'arrêt que nous avons eu à (lieu pas précisé) nous allons voir les de Jandin, visite agréable dans une belle maison malheureusement fort abîmée par les occupants.

14-15-16-17 avril séjour à Paris, un peu fatigant par nos courses incessantes. Mais quelle différence entre Paris et Lyon. On comprend que lorsque l'on a habité Paris on ne puisse pas admettre Lyon.

Mardi 18 avril rentrée à Lyon. Nous retrouvons Henri et Catherine qui avaient séjourné chez les Jean Chamussy à Couzon et Denis qui était chez sa marraine Gaby Bois.

13-14 mai Nous avons chez nous Marie-Madeleine pour des entrevues avec Jean Guyot.[elles durent être profitables car le mariage eut lieu le 15 juillet suivant]

Tante Thérèse Kervella qui, avec les restrictions de l'époque et l'appétit de ses vingt ans, avait pourtant dû faire honneur au plantureux repas de mariage, racontait plus tard à ses enfants, de son séjour à Flaucourt, un tout autre souvenir qui heureusement n'avait rien de culinaire même en ces temps de grande disette où certains lapins miaulaient, jugez-en.
Faisant le tour des bâtiments de cette très grande ferme avec le propriétaire des lieux, le père de tante Cici, tante Thérèse était restée très admirative de la façon dont celui-ci, croisant inopinément un rat au cours de la visite et conservant toute sa dignité, avait prestement aplati l'animal pour le compte d'un coup de canne asséné d'un vif revers du poignet!

29 mars 2014. Les cousins du blog en assemblée.



Avant la réunion

Notre équipe de cousins du blog au complet, représentant sept de nos familles, s'est réunie le samedi 29 mars dernier pour faire le point sur ses travaux et envisager ses futures activités ( voir le compte-rendu résumé envoyé par le mail du blog de fin avril).
Après un déjeuner convivial au Chien qui Fume à Versailles, nous avons été accueillis chez Claire Lesort pour tenir une réunion à l'ordre du jour bien fourni.

Pendant la réunion

Nous avions même notre photographe, la charmante Marie-Laure, épouse de Nicolas Lesort que nous remercions.
Nous vous laissons imaginer l'ambiance qui prévalait au cours d'une telle réunion où plaisanteries et mises en boîte concurrençaient les anecdotes familiales mais la bonne humeur de l'assemblée l'a juste détendue du sérieux avec lequel ont été traités tous les sujets à l'ordre du jour.

L'équipe des cousins du blog.

Après la réunion


Fabien Lesort court le marathon de Paris.



Le trajet du marathon de Paris

Fabien Lesort, fils de François et Claire Lesort, s'était lancé le défi personnel de courir pour la première fois un marathon et de venir à bout de ses 42 km dans le temps raisonnable de 4 h.
Défi relevé le 6 avril dernier grâce à quelques mois de préparation préalable au cours desquels il a couru l'équivalent de 600 km mais sur des distances d'environ 25 km ce qui ne lui donnait pas la certitude de tenir sur l'intégralité d'un marathon.
Stimulé aussi dans son moral par  la présence de son épouse Raphaële et d'un de ses fils, Antoine, venus l'encourager au trentième kilomètre, considéré comme celui de tous les doutes, il put terminer la course, plutôt fatigué mais pas épuisé comme le héros du mythe fondateur. Bravo Fabien.

Fabien au km 30

Fabien après l'arrivée avec son maillot finisher et sa médaille

vendredi 28 mars 2014

Wilhelmine Lesort -1ère partie 1910-1946


                                                1911, Gertrude, Wilhelmine et Chantal Lesort















                   1925, photo impressionniste: la jeune fille à la lecture                                                                                                                                             1918, les 6 Lesort, Wilhelmine à gauche         

A partir de documents d'archives et avec l'aide tout à fait précieuse d'oncle Gonzague Lesort, Catherine Chenu nous retrace la vie de notre tante Wilhelmine, troisième enfant de nos grand-parents Lesort, jusqu'à son mariage avec Claude Sibertin-Blanc en 1946.
On retiendra dans son récit la personnalité attachante de la jeune Wilhelmine, ses formidables dons d'actrice à la Pichardière qui impressionnaient le clan Madelin, ses activités scoutes indissociables de la famille Lesort (la 4ème Hazard), ses nombreux amis et l'inoubliable ambiance qui régnait rue du Hazard (malgré une maigre chère) ce qui attirait des foules d'amis et assurait ainsi une distraction pour toute la rue.

 1934, au mariage de tante Chantal, Wilhelmine et Marie-Geneviève                                                                                                                                                                                                                                1931, rue du Hazard

Les cousins qui ont habité Versailles peuvent témoigner que le souvenir de la famille Lesort de l'époque était resté très vivace chez les contemporains de nos oncles et tantes et nous était souvent rappelé.
Avec tous les souvenirs merveilleux qui nous étaient rapportés, tant à travers le scoutisme, très porteur en la matière que sur la rue du Hazard où, à chaque fois nous était répété avec bonheur, "on s'amusait tellement chez les Lesort"et en y ajoutant enfin une bonne dose de la mythique Pichardière,  une véritable chanson de geste reste à écrire.

 En attendant, laissons place au récit de Catherine en cliquant ici.

1924, une des pièces dont Wilhelmine Lesort fut la vedette à la Pichardière



Vieille photo, quiproquos, devinette et solution ou les perturbations apportées par un sosie.





Voila une bonne vieille photo issue des archives de Jean-Michel Dhavernas et remise à l'équipe du blog pour identification et ce qu'il s'en suivit d'échanges par mails (résumé des débats) :

-Chéres cousines, Jean-Michel Dhavernas m'a confié quelques photos dont celle-ci.
On reconnait oncle Paul-André, oncle Pierre Kervella et Grand-Mère, mais sauriez vous à quelle occasion elle a été prise et reconnaissez-vous d'autres personnes? Merci pour votre perspicacité. François

- Très drôle : cette photo a été prise le jour du mariage de mes parents (oncle PK et tante Thérèse), le 16 octobre 1948, dans le jardin de la rue du Hazard ! C'est pourquoi mon père est en jaquette rayée.
Comme en témoigne le petit garçon qui traverse la photo, les garçons d'honneur portaient des chemisettes bleu clair et des culotte bleu marine, pour se mêler joyeusement à la meute de louveteaux de maman.
Le barbu est un ami d'enfance de papa, André Danten. Je pense du coup que les autres jeunes gens doivent être aussi des copains de papa et d'André Danten (chefs scouts etc.)
La dame à cheveux blancs est ma grand-mère Kervella.
Anne
PS : qu'est-ce que j'ai gagné ??

- Merci d'avoir répondu si vite Anne mais je m'interroge.
J'ai une photo du mariage de tes parents, que j'ai d'ailleurs mise dans l'album Madelin, où ton père est en habit noir et nœud papillon
Ton père ce serait-il changé?
François

- Salut, François !
Cette photo a été prise dans le jardin de l'époque des Chamussy à Versailles, le 16 novembre 1948, jour du mariage de mes parents (papa, de dos, est en queue de pie). Le beau barbu est André Danten, routier avec papa et oncle Gonzague, - aujourd'hui habitant Lyon ; (c'est sa femme qui avait envoyé via le blog la photo de mes parents avec leurs 2 premiers bébés sur les genoux...) La dame à cheveux blancs à côté de grand-mère Lesort est ma grands-mère Kervella, Jeanne Thomas de son nom de jeune fille. j'ai plusieurs photos prises à ce moment de la journée, et on devrait pouvoir grâce à elles identifier certains des dos masculins (Jean Dhavernas - plus ou moins renversant son café -, Léon Chamussy et Louis Madelin, de mémoire, ont fait partie de ce cercle à un moment ou un autre. Je vérifierai...)
Bonne suite de journée, - je suis au boulot, donc je m'y recolle !
Blandine

- François, papa n'est pas le type de face en costume clair, mais l'habit noir qui tourne le dos. Est-ce que c'est ça ton problème de costume ?
Blandine

- Anne, en fait j'ai compris grâce à Blandine : ton père n'est pas celui qui est de face sur la photo mais de dos et là ça colle ( y compris pour les cheveux ...).
Merci de ton intervention. François

- Blandine, tu m'as fait tout comprendre: je m'étais seulement un tout petit peu trompé de père pour toi ! Il n'était pas si mal non plus ...Il y avait juste les cheveux qui ne collaient pas. Merci en tout cas pour ton aide. François

Je t'avais bien dit que le nœud pap', vu sous cet angle, n'était pas une preuve infaillible…
Refais-nous le coup des énigmes, j'adore !
Je t'embrasse, ainsi que Claire,
Anne

- Ces échanges autour de la photo sont très amusants. Oui il s'agit bien de la réception pour le mariage de tante Thérèse et d'oncle PK qui a eu lieu dans le jardin de devant de la maison que mes parents ont habité avenue Franchet d'Esperey, à côté de la maison des Petites Sœurs des Pauvres où Grand-mère nous emmenait le 19 mars, jour de Saint Joseph, servir le repas aux "vieux'. C'était une démarche très prisée des dames de Versailles qui, ceintes de tabliers blancs, retrouvaient leurs amies, leur présentaient leurs petits-enfants et faisaient des respectueuses amabilités à l'évêque, également en tablier blanc et armé d'une louche pour servir la soupe. Cette tradition perdure-t-elle ?
Anne, le jardin de la rue du Hazard était minuscule et n'aurait pas permis une réception de mariage. Toi qui, sauf erreur de ma part, es née là et as passé quelques temps de ta prime enfance en as-tu quelque souvenir ? Pour en revenir au mariage je n'avais pas reconnu le dos d'oncle PK mais le jeune homme de face qui lui ressemble serait-il son frère ? Grand-mère dans ses fourrures a l'air gelé mais la date explique cela !
Je me souviens très bien du mariage d'abord parce que j'étais demoiselle d'honneur (voir ci-dessous) avec mes cousines (mais qui est la grande blonde à droite ?) ensuite parce que Denis, échappant la veille à la surveillance de maman ou de notre Berthe, s'était penché par dessus la rampe de l’escalier pour voir les préparatifs au rez-de-chaussée et était tombé d'un demi-étage !
La meute de tante Thérèse était en effet présente et je crois que les sizainiers étaient garçons d'honneur, les neveux du cortège étaient en effet en tenue qui ressemblait à l'uniforme louveteau.
Catherine

- J'avais 2 ans quand nous avons quitté la rue du Hazard, je n'en ai aucun souvenir. Et je n'ai pas connu la maison de l'avenue Franchet d'Esperey.
Je suis ravie que tu évoques nos Saint-Joseph : nous adorions ça, tous ces grands-parents d'un jour étaient adorables avec nous, et Mgr Renard faisait un discours dans lequel il prenait soin d'être audible pour des enfants et des vieillards – donc COURT (pour un évêque, c'est méritoire) et amusant (pour un évêque, c'est très très très méritoire). Une année, sous je ne sais quel prétexte, il nous a récité le corbeau et le renard uniquement en sifflant. Un succès !
Je crois me rappeler que "la grande blonde" de la photo est Annick Dauge. Je ne sais plus le détail, le père de cette beauté était un ami de la famille, je crois aussi que son petit frère (Dominique ?) était louveteau de maman. Ils avaient perdu leur mère, et maman les a toujours chouchoutés jusqu'à ce qu'ils se marient, quittent Versailles et sortent de nos vies.
Continuez à nous proposer des devinettes de photos, c'est tordant !
Anne 

Les demoiselles d'honneur, Catherine derrière à gauche

Les mariés entourés par les louveteaux




vendredi 28 février 2014

1917, notre grand-père André Lesort, mobilisé, utilise ses remarquables compétences pour créer les fonds d'archives médicales pour l'armée française.

Nous avons reçu début septembre 2013 le mail suivant :

Je travaille actuellement à rassembler des "éléments" biographiques sur André Lesort (1876-1960) qui a été durant la Grande Guerre affecté dans le service de santé militaire, en poste en 1917 à la direction du service de santé de la 10e région militaire à Rennes. Il est dans mon intention de publier sur mon blog http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com
un court article sur André Lesort comme j'ai pu le faire récemment pour René Bonnat autre archiviste-paléographe du Lot-et-Garonne.
Je souhaiterais savoir si votre "archiviste familial" détiendrait quelques informations sur la Grande Guerre de votre aïeul ? Je mon côté je suis tout disposé, avec grand plaisir, à partager mes informations.
cordialement
François OLIER
sociétaire de l'Association des écrivains combattants
hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com

Notre cousine Catherine Chenu s'est chargée de rassembler les éléments historiques ou photographiques en sa possession, nous les avons transmis et nous avons reçu l'article en question, intéressant et bien documenté qui nous fait mieux connaitre le rôle de notre grand-père pendant la première guerre mondiale.
Nous n'avions en effet pas vraiment connaissance de ses activités pendant cette période et encore moins que ses remarquables capacités d'archiviste lui avait permis de rendre de tels services à l'armée française!
Nous publions cet article qu'on peut retrouver sur le blog indiqué ci-dessus avec son lien et nous remercions vivement François Olier de nous avoir fait partager son beau travail et fait découvrir par la même occasion le rôle éminent joué par notre grand-père dans la création de véritables archives médicales militaires.
Ces états de service reconnus permirent de le faire décorer de la Légion d'honneur à la fin de la guerre.
François Olier nous a également transmis les documents, issus des archives de l'armée, qui lui ont permis de reconstituer cet étonnant parcours militaire, ils feront l'objet d'une publication ultérieure.

L’archiviste-paléographe André Lesort (1876-1960) le « père » des fonds d’archives médico-militaires (1917).

L’archiviste-paléographe André Lesort (1876-1960) le « père » des fonds d’archives médico-militaires (1917).

Le 7 janvier 2013 j’ai proposé aux lecteurs du blog un premier article sur les archives médicales du service de santé militaire dans la guerre 1914-1918. Cet article a rencontré un réel succès puisqu’au fil des mois il est devenu l’article le plus lu de mon blog. Aujourd’hui je poursuis mes « investigations » et je soumets un nouveau « papier », à l’intention des lecteurs intéressés, sur l’archiviste-paléographe André Lesort (1876-1960) qui est à l’origine de la sauvegarde des collections d’archives médicales des hôpitaux militaires durant la Grande Guerre. André Lesort est totalement inconnu des connaisseurs de l’Histoire du service de santé militaire. Vous rechercherez en vain sa biographie dans un ouvrage général ou même spécialisé ; il reste un inconnu que je m’offre de sortir de l’anonymat en considération de son apport exceptionnel à la conservation des archives médicales de la guerre. Pour réaliser ce travail j’ai fait appel au site familial des Lesort-Madelin, site richement documenté qui conserve précieusement la mémoire de leur aïeul. Grâce aux Lesort-Madelin il est dorénavant possible de mettre un visage sur le nom d’André Lesort, le « père » des fonds d’archives médico-militaires du service de santé militaire (1914-1918), toujours conservés, en 2013, au service des archives médicales et hospitalières des armées (SAMHA) de Limoges et quotidiennement consultés ; qu’ils en soient remerciés.
André Lesort est né à Rouen, le 4 janvier 1876. Après des études secondaires à Beauvais et Paris, il entre à l’Ecole des Chartes en 1895 et en sort diplômé en 1899. N’ayant pas la possibilité de recevoir une affectation enviée dans sa Normandie natale à laquelle il est très attaché par sa recherche historique, il accepte des missions en Belgique, en Angleterre et en Allemagne. Il sert ensuite à Cambrai, aux archives municipales (1899-1900), puis à Bar-le-Duc, aux archives départementales de la Meuse (1900-1905). En 1905, il remplace Paul Parfouru (1846-1905) comme archiviste départemental d’Ille-et-Vilaine à Rennes (1905-1911). L’année suivante il épouse Jeanne Marie Elisabeth Madelin (1882-1972), sœur du grand historien et académicien Louis Madelin (1871-1956). En 1912, pour se rapprocher de sa famille il accepte le poste d’archiviste de Seine-et-Oise à Versailles, poste qu’il occupera jusqu’en 1929 avant de devenir archiviste en chef de Paris et du département de la Seine (1929-1941). André Lesort décède à Versailles, le 29 janvier 1960.

André Lesort, dans la guerre 1914-1918

André Lesort, classe 1896, relevant du service auxiliaire, haut fonctionnaire et chef de service préfectoral est mobilisé, le 3 août 1914, comme simple soldat à la 10e section d’infirmiers militaires (SIM) de Rennes. Il reçoit sa première affectation, à l’hôpital complémentaire n°33 de Granville (Manche), dans les fonctions de gestionnaire (directeur administratif) de cette petite formation de 50 lits mise sur pied par le service de santé militaire. L’on peut noter que le directeur du service de santé a été bien inspiré de le nommer, en dépit de son grade, dans ces fonctions administratives « polyvalentes », dans lesquelles il découvre les arcanes de l’administration du service et l’importance de la conservation des registres et pièces médicales. Ce professionnel des archives s’attache à en faire un modèle régional.
Hôpital complémentaire n°33. Ecole primaire supérieure de garçons, 8 rue Clément-Desmaisons à Granville. Ouvert le 28 août 1914. Fermé le 31 juin 1916 par DM n° 5444-3/7 du 27 mai 1916. Hospitalisation de 1427 malades et blessés – 13 décès. Capacité hospitalière : 100 lits (26 septembre 1914), 110 lits (1er février 1915), 130 lits (13 octobre 1915). Le médecin-chef de l’hôpital est le médecin aide-major de 1ère classe J.P.Tessier (23 août 1914), remplacé le 15 juillet 1915 par le médecin aide-major de 2e classe Grabois. Parmi les médecins traitants : les docteurs Le François, Hamon et le docteur Bernard Landau, médecin bénévole de nationalité russe, domicilié à San Remo…
André Lesort passe caporal en mai 1915 puis il quitte Granville, le 8 juillet 1916, à la fermeture du « 33 » pour Donville-les-Bains (Manche) et l’hôpital complémentaire n°106 en remplacement du soldat Chauvet qui y fait fonction de gestionnaire.
Hôpital complémentaire n° 106.  Hôtel de la Plage à Donville. Ouvert le 16 août 1915. Fermé le 7 février 1917 par DM n° 3073-3/7. Hospitalisation de 373 malades et blessés. Capacité hospitalière de 95 lits. Le médecin-chef de l’hôpital est le médecin aide-major de 2e classe H. Ribo.
En octobre 1916, André Lesort est muté à la direction du service de santé de la 10e région militaire de Rennes où on le charge du nouveau bureau des archives. Cette direction – comme toutes celles des autres régions militaires – est encombrée par des montagnes de registres et de pièces médicales provenant des hôpitaux temporaires de la région (hôpitaux complémentaires, auxiliaires et bénévoles) créés depuis la mobilisation et fermés, suite à des restructurations. Sa formation d’archiviste-paléographe et son expérience professionnelle tant à Rennes avant-guerre qu’à Granville et Donville le désignent naturellement pour le poste. Le médecin inspecteur François Jean Hippolyte Fortuné Vaysse (1852-1941), un « colonial », directeur du service de santé, son mentor à Rennes, n’aura pas à regretter son choix.

Les archives des hôpitaux militaires fermés (1917)

Aussitôt installé dans son nouvel emploi, André Lesort inventorie et classe méthodiquement son fonds d’archives. Tout est à organiser, d’autant que la direction régionale de Rennes est la seule en France, en cette fin d’année 1916, à se préoccuper de cette masse documentaire qui encombre ses locaux. Dès janvier 1917, il souhaite rendre pérenne l’organisation de son jeune dépôt d’archives médicales et d’en faire un modèle exportable à l’ensemble des directions régionales du service de santé militaire. Mais pour relever ce défi il lui faut, modeste caporal, le soutien de sa hiérarchie jusqu’à Justin Godart (1871-1956), le sous-secrétaire d’Etat au service de santé. En janvier, il se rapproche de son ancien collègue l’archiviste-paléographe Alexandre Vidier (1874-1927), inspecteur général des bibliothèques et des archives (1913), lui aussi mobilisé depuis décembre 1914 comme simple soldat, lequel recherche, à cette époque, une « grande œuvre » à parrainer susceptible de l’extraire de son quotidien de soldat « garde-voies ». Dans une correspondance en date du 14 janvier 1917, sans mention de destinataire mais agrafée dans un dossier « Vidier » conservé aux archives du service de santé des armées au Val-de-Grâce, André Lesort sollicite de son confrère qui se partage entre ministères de la Guerre et de l’Instruction Publique une entrevue pour lui présenter son projet sur les archives médicales :
« Rennes, le 14 janvier 1917 – Mon cher ami, Le médecin principal Castelli qui s’est très aimablement et spontanément chargé de vous transmettre mon bon souvenir, vous aura sans doute fait connaître ma nouvelle destination militaire. La question des archives des hôpitaux temporaires m’avait justement préoccupé depuis le début des hostilités ; elle a reçu dans la 10e région une solution que je me permets de croire satisfaisante, - Puisqu’un professionnel est chargé de réunir, de classer et d’exploiter les fonds des formations supprimées – Mais cette solution est provisoire et prendra fin, dans tous les cas, avec la démobilisation générale. Je serais très heureux de causer avec vous de la question pendant quelques instants : d’un échange d’idées, pouvant sortir d’utiles indications pour moi et pour mon service. – Je pars demain pour Paris, où je resterai, jusqu’à samedi matin (163 rue de la Convention, chez mon père). Vous seriez bien aimable de me faire savoir si je pourrai vous rencontrer au Sous-Secrétariat – ou à la Bibliothèque nationale ou aux Archives – et de me dire à quelle heure. Je serai charmé de vous revoir. A bientôt donc, je l’espère, et croyez moi, mon cher ami, cordialement vôtre. – André Lesort. »
A son retour à Rennes, le 25 janvier 1917, André Lesort rédige un rapport de six pages synthétisant son projet, dont les grandes lignes sont approuvées par Justin Godart dès le 29 janvier 1917. Il reste pour André Lesort à proposer, en lien avec Alexandre Vidier, un texte réglementaire à la signature de Justin Godart officialisant l’organisation et le fonctionnement des services d’archives médicales. Ce sera chose faite le 15 mars 1917, date de la publication de la circulaire ministérielle n° 454-Ci/7 relative à l’organisation et au fonctionnement d’un bureau d’archives dans les directions régionales du service de santé. Une semaine plus tôt, le 7 mars 1917, A. Vidier avait été mis à la disposition du ministère de la Guerre par le ministre de l’Instruction Publique ; il avait reçu la charge du contrôle de la bonne application de la circulaire…
La circulaire n° 454-Ci/7 du 15 mars 1917 – Organisation et fonctionnement d’un bureau d’archives dans les directions régionales du service de santé (16 pages) – Introduction (p. 1-3) – Notice sur l’organisation des archives dans les directions régionales du service de santé (p.4-9) : 1) Installation matérielle ; 2) Centralisation des archives des hôpitaux fermés ; 3) Classement des archives ; 4) Recherches ; 5) Archives des directions – Spécimens d’états sommaires (p. 9-16) : I) Hôpital complémentaire n°31 de Rennes ; II) Hôpital complémentaire n°39 de Rennes. (PDF en fin d'article)
André Lesort nommé adjudant et archiviste en titre du service de santé de la 10e région (dépêche n° 8030-1/7 du 21 mars 1917) poursuit à Rennes son travail sur le terrain. En février, il avait reçu le renfort d’un archiviste-paléographe, Jean Lechartier de Sedouy (1874-1949) pour le soulager dans son travail quotidien d’inventaire et lui permettre d’encadrer, dès juin 1917, les stages organisés à Rennes au profit des archivistes des autres régions récemment nommés.
Le 13 juillet 1917, le médecin inspecteur Jules Simonin (1864-1920) du sous-secrétariat d’Etat, dans une note préparée par Vidier [marquée VID à l’intention des dactylographes] fait le point à l’intention de Justin Godart sur le nouveau service des archives : « (…) les archivistes du service de santé, avant que d’être installés dans leur emploi ont fait un stage d’une semaine au bureau des archives hospitalières de la 10e région, afin de se mettre au courant des lois et règlements propres au service de santé, et de se familiariser avec les registres et papiers médicaux et administratifs qui constituent les archives des hôpitaux (…) Pour la mise au point et l’organisation de ce service, l’administration centrale a été très efficacement secondée par M. l’adjudant Lesort, archiviste de la direction du service de santé de la 10e région. M. Lesort, archiviste-paléographe, ancien archiviste de la Meuse et de l’Ille-et-Vilaine, archiviste de Seine-et-Oise a été tout d’abord gestionnaire d’un hôpital complémentaire, puis, l’hôpital ayant été fermé il a été affecté à la direction du service de santé par M. le médecin inspecteur Vaysse, pour y organiser un bureau d’archives. Cette heureuse initiative, suivie avec intérêt, par l’Administration centrale, a permis de préciser les instructions données par M. le sous-secrétaire d’Etat dès le 29 janvier 1919 et d’établir le statut définitif du service (circulaire du 15 mars). Enfin M. Lesort a présidé par des conférences et des travaux pratiques au stage effectué dans son service par les archivistes des autres régions (…) ». Il propose à Justin Godart de faire attribuer à André Lesort un témoignage officiel de reconnaissance qui lui serait adressé sous le timbre de la 1ère division technique.
Par circulaire n° 17002-3/7 du 15 juillet 1917, le sous-secrétaire d’Etat au service de santé adresse à l’adjudant Lesort, sous couvert de son directeur à Rennes, une lettre de félicitations rédigée par Vidier [VID] ainsi formulée : « Il m’a été rendu compte du concours très efficace que vous avez prêté à l’administration du service de santé, en organisant à la direction du service de santé de la 10e région, un bureau d’archives hospitalières qui a servi de modèle à ceux constitués par la suite dans toutes les régions. Il m’est signalé également que vous avez présidé avec autant de compétence que de zèle au stage qu’ont effectué dans le service auquel vous êtes préposé les archivistes désignés pour organiser les bureaux d’archives des autres régions. J’apprécie à toute leur valeur les excellents services que vous avez rendus au service de santé et je vous adresse un témoignage officiel de ma satisfaction – Justin Godart. – Copie de cette lettre de félicitation est envoyée par mes soins à M. le ministre de l’Instruction Publique et à M. le préfet de Seine-et-Oise pour être versée à votre dossier civil. »
Cette lettre sera la récompense de ses services. En septembre 1917, André Lesort sollicite du ministre son renvoi dans ses foyers en application de la loi de décembre 1915, en tant que père de six enfants, application qu’il n’avait pas sollicitée jusqu’à présent. Le sous-secrétariat d’Etat répond au directeur du service de santé de Rennes : « (…) que je ne vois pas sans regret le service de santé privé du concours que lui a prêté l’adjudant Lesort et à l’occasion duquel une lettre de félicitation lui a été adressée ; je vous autorise néanmoins à relever ce militaire (…) ». A son départ, Jean Lechartier de Sédouy, son adjoint, le remplace au bureau d’archives de Rennes.

Une œuvre pérenne (1917-2013)

Tandis qu’ André Lesort quitte la scène, Alexandre Vidier nommé au cabinet de Justin Godart est délégué, par ordre du ministre « dans les régions de l’intérieur pour visiter les bureaux d’archives hospitalières constitués dans chaque direction régionale du service de santé » (ordre de service n°774-1/7 du 14 août 1917). Dans une note du 13 août 1917, adressée à Justin Godart, Vidier [VID] détaille l’objet de ses inspections à venir, dont : « (…) 4) constater officiellement les imperfections qui ont été signalées dans des lettres privées et dont l’on ne peut faire état sans découvrir l’archiviste auprès de son directeur. Notamment le pillage des fonds d’archives d’hôpitaux par les bureaux de la direction (…) – 6) améliorer les conditions morales dans lesquelles se trouvent certains archivistes aux yeux des directeurs. Ces archivistes, non officiers, parfois simples soldats sont considérés dans quelques directions juste suivant leur grade ou leur absence de grade militaire. Il en est à qui l’on fait prendre le service de planton pour porter en ville les plis de la direction. (…) NB : Cette inspection se confondrait dans la mesure du possible avec une tournée d’inspection pour l’Instruction Publique [Vidier est inspecteur des bibliothèques et des archives]afin de réduire au minimum les frais de route à rembourser par la Guerre. »
Depuis juin 1917 les directions régionales du service de santé de métropole sont renforcées d’archivistes militaires nommés dans le cadre de la circulaire n° 454. A compter de cette date l’administration centrale est tenue informée, le 5 de chaque mois, de l’avancée des travaux des bureaux d’archives, lesquels à la date du 17 juillet 1917 ont déjà réceptionné les fonds documentaires de près de 1600 hôpitaux fermés qui seront près de 10 000 avec les annexes en 1921-1922. En 1919, la démobilisation des jeunes classes éloigne les archivistes-paléographes des bureaux d’archives militaires ; ils seront remplacés par des sous-officiers des sections d’infirmiers militaires et des personnels civils qui s’appuieront sur le cadre de classement d’André Lesort. Au fur et à mesure des restructurations territoriales, de 1920 à 1944, les archives médicales sont transférées de directions en directions avant d’être regroupées, après la 2e Seconde Guerre Mondiale, au service des archives médicales et hospitalières des armées de Limoges, organisme qui poursuit encore aujourd’hui cette mission de conservation et de « mise à disposition » au profit des ayants-droits.
En guise de conclusion
André Lesort et Alexandre Vidier attendront la fin de la guerre pour être faits chevaliers de la Légion d’honneur au titre de l’Instruction Publique. Il n’est pas douteux que la lettre de félicitation du 15 juillet 1917 de Justin Godart n’ait été déterminante pour étayer le mémoire des services éminents d’André Lesort pour cet ordre prestigieux ; mais il est regrettable que la proposition ne le fut pas à titre militaire. Je termine cet article en me reportant à mon expérience personnelle. Jeune sous-officier, j’ai abordé l’Histoire du service de santé de la Grande Guerre, dès 1980, en parcourant les centaines de mètres linéaires d’archives des hôpitaux fermés de la 10e région militaire de 1914-1918, alors stockés dans les caves de la caserne Margueritte à Rennes ; les mêmes fonds organisés par André Lesort en 1917. Un parcours initiatique qui s’est poursuivi, de 1995 à 2000, au musée du service de santé des armées au Val-de-Grâce à Paris. Cette expérience au long cours au travers des archives médico-militaires est à l’origine de la collection des Hôpitaux militaires dans la Guerre 1914-1918 en 5 volumes, engagée avec mon compère Jean-Luc Quénec’hdu et qui doit tant à l’archiviste-paléographe André Lesort.
Remerciements particuliers à la famille Lesort-Madelin.
Sources :
Archives du musée du service de santé des armées, au Val-de-Grâce à Paris, cartons n° 550 et 551. - Claude Cochin. Les archives de la Guerre, dans La Revue Hebdomadaire, n°27, 7 juillet 1917, pp. 64-75.
Photos : André Lesort en tenue d’adjudant de la 10e section d’infirmiers militaires (1917) – Le personnel de l’hôpital complémentaire n° 33 de Granville, ca1915-1916. André Lesort est assis au 1er rang, le 3e à partir de la droite. (coll. Famille LesortMadelin- Droits réservés).
Pour en savoir plus :
Prochainement dans ce blog : Archivistes-paléographes et service de santé militaire. Notes biographiques (1914-1918).
A Paraître prochainement : le tome 4 des Hôpitaux militaires dans la guerre 1914-1918 (France sud-est)
Le personnel de l’hôpital complémentaire n° 33 de Granville, ca1915-1916. André Lesort est assis au 1er rang, le 3e à partir de la droite. (coll. Famille LesortMadelin- Droits réservés).
Le personnel de l’hôpital complémentaire n° 33 de Granville, ca1915-1916. André Lesort est assis au 1er rang, le 3e à partir de la droite. (coll. Famille LesortMadelin- Droits réservés).

Bons vœux du Mexique et belle médaille décernée à notre grand-père.


Notre cher cousin du Mexique Patrice Bidault envoie à tous ses bons vœux et un chaleureux encouragement à toutes visites familiales (on peut certifier la qualité de l'accueil) :

... la famille du Mexique a travers moi vous envoie ses meilleurs voeux pour 2014, spécialement pour l'oncle Gonzague et les siens (aussi a tante Sissi et tante Moineau) et vous savez que nous attendons toujours avec impatiente la visite de quel qu'un de la famille de France au Mexique (logement, pas de problème ni a Mexico, ni a Guadalajara ou a Coatepec).
Très chaleureusement.
Patrice Bidault


A cette occasion il nous envoie également un très joli petit cadeau sous la forme de la photo recto-verso d'une très belle médaille, du plus pur style art-déco, décernée en 1941 à notre grand-père en tant que conservateur des archives de la Seine (Paris) :

D'un autre cote, je vous envoie les photos de la médaille que grand père a reçue en 1941 (face et envers) et que maman m'a confiée un jour. Vous pouvez être surs qu'elle est entre de bonnes mains.(nous n'en doutons pas! NDLR).