André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930
André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

Bienvenue

Bienvenue sur notre blog familial Lesort-Madelin ouvert le 24 février 2010, jour anniversaire du mariage de nos grand-parents Lesort-Madelin en 1906.
Ce blog a été créé pour permettre la publication des archives familiales patiemment rassemblées et classées par notre grand-père André Lesort lui même puis par notre oncle Paul-André Lesort.
Nous publions régulièrement sur ce blog des extraits de ces archives qui nous paraissent intéressants, significatifs, cocasses ou émouvants.
Ce blog sert également de lien dans la durée entre les plus de 430 cousins et neveux que nous sommes, il permet donc de suivre l'actualité familiale dont vous voudrez bien nous faire part ou de partager votre connaissance de notre histoire familiale :
envoyez nous vos avis, faire-parts, photos, documents, histoires familiales à l'adresse lesortmadelin@gmail.com ; nous en publions régulièrement sur ce blog.
Ce blog étant d'accès publique nous sommes toujours heureux de recevoir également toutes les contributions documentaires extérieures concernant notre famille ainsi que d'apporter nous-mêmes notre propre contribution à d'autres sites ou publications. Même adresse mail: lesortmadelin@gmail.com

Les nombreux articles parus ou encore à paraître sur notre blog, près de 300 au total, sont publiés au fur et à mesure sous forme de livres intitulés Famille Lesort-Madelin La Saga dont le tome V est paru en novembre 2019, les tomes VI, VII et VIII paraîtront eux respectivement en 2020, 2021 et 2022.



vendredi 26 juin 2020

De la Pompadour à notre ancêtre Louis-Ferdinand Bonnet.


La marquise de Pompadour

Quelle relation peut-on établir entre la marquise de Pompadour, célèbre favorite puis amie et conseillère de Louis XV et le parfait honnête homme qu'était notre ancêtre, le grand avocat Louis-Ferdinand Bonnet ?
Nous vous livrons tous les détails sur cet intéressant rapprochement en cliquant sur :

De la Pompadour à notre ancêtre Louis-Ferdinand Bonnet.

Nous remercions notre cousine Anne-Emmanuelle Kervella pour cette enquête ; ses différentes recherches lui ont en effet permis de rassembler tous les documents et toutes les informations nécessaires pour la réaliser.



Louis-Ferdinand Bonnet en 1790

Chers vieux tramways versaillais.


Ceux qui ont connu, enfants, les tramways versaillais en gardent un souvenir chargé de nostalgie, ils relient nos différentes générations familiales qui ont utilisés ces voitures un peu ferraillantes pour traverser Versailles.

Pour Chantal Lesort, enfant, l'utilisation des tramways fut limitée, elle le raconte dans "Mes plus anciens souvenirs" : 

Depuis le mois de Janvier 1918, jusqu'en Juillet nous avons continué à aller à la Pension Dudouit rue Sainte Sophie. Trajets allers faits plus que jamais en courant, papa nous conduisait, les archives se trouvaient à ce moment-là au rez-de-chaussée de la Préfecture de la rue Saint-Pierre (rue Clémenceau depuis 1919).

Jamais nous n'avons pris le tramway toujours nous avons fait les quatre trajets à pied, sauf un jour où il faisait très, très chaud et où maman puisant dans son portemonnaie, sou à sou, je la vois encore, nous a dit "j'ai pitié de vous , j'ai peur que vous preniez mal , en courant par cette chaleur, tout de suite après le déjeuner ! " ce qui nous a semblé merveilleux, d'abord parce que nous n'étions pas habituées à des attentions (visibles) de maman, ensuite parce que les trajets à pied nous ennuyaient, enfin parce que "nous allions en tramway".
Nous avons été bien contentes lorsque nos parents nous ont inscrites en fin juin ou début juillet à la Pension Charlot 42 rue des Bourdonnais, à quatre minutes de notre maison, en vue de la rentrée scolaire d'Octobre 1918.

Gonzague Lesort, utilisateur plus régulier pour aller à Saint Jean de Béthune en garde de beaux souvenirs de jeunesse :


Comme dans le monde entier (à l’exception peut-être des grandes villes des E.U), très peu de personnes étaient propriétaires de véhicules automobiles. Et d’ailleurs ne s’en servaient que pour de grands voyages ou bien lors de vacances. Il y avait bien des bicyclettes, mais c’est surtout à pieds que l’on se déplaçait, ou bien dans les transports publics.

Le siège de la Compagnie des Transports publics de Versailles étant situé à Glatigny, en face du collège St Jean de Béthune (où les trois fils Lesort firent leurs études), en plein quartier chic.

Les premiers tramways que je connus étaient très primitifs : Un wagon, une perche partant du toit pour prendre le courant de ligne aérienne. A chaque terminus il fallait abaisser la perche pour lui faire prendre la nouvelle direction. Un wagon de tôle avec deux plateformes, une à l’avant l’autre à l’arrière. Elles n’étaient pas closes. Le conducteur était exposé à toutes les intempéries pour conduire le véhicule. Une main sur le rhéostat qui définissait la vitesse du moteur l’autre sur une lourde roue de frein en acier noir. Le conducteur, toujours debout, nous amusait avec son avertisseur sonore qu'il actionnait de temps à autre avec le pied.
Entre ces deux plateformes se trouvait le corps du véhicule : une banquette en bois située le long de chaque paroi. Les banquettes étant généralement occupées, les autres voyageurs devaient rester debout entre elles. Pour assurer leur tenue, des rubans de cuir pendaient du plafond et servaient de poignées d’équilibre.
La pauvre receveuse portait en hiver des gants sans doigts pour pouvoir saisir facilement les tickets. Je revois encore son rouleau de tickets accroché à son uniforme et son appareil à composter dont elle tournait la manivelle d’un geste rapide. C’est elle qui descendait au terminus pour changer le sens de la perche. En hiver, le givre sur le fil provoquait parfois des étincelles jusqu’à immobiliser le tramway. L’un de nos jeux consistait à déposer sur un rail une pièce de monnaie en alu que nous récupérions toute aplatie. 
Le souvenir le plus précis est toutefois celui d'employées que je voyais sauter du marchepied des trams - une tige métallique à la main - pour aller manœuvrer les aiguillages, et aussi, je crois, manipuler un câble à l'arrière du tram pour guider le patin du trolley au passage de ce mêmes aiguillages. Dur métier !
Quelques années plus tard, un véhicule un peu plus moderne fut mis à notre disposition, fermé avec des cloisons métalliques tout le long. Puis vinrent des voitures de plus en plus modernes.
Ces tramways faisaient beaucoup de bruit : Le moteur électrique, les roues sur les rails, la sonnette à chaque station et à chaque risque.
L’équipage comprenait le conducteur et un receveur ou receveuse, auquel il fallait payer 50 centimes, dans mon souvenir, pour obtenir un ticket.
Le réseau comportait diverses directions et était désigné par une couleur, simple indication. Celui qui passait près de la rue du Hasard s’appelait le «Tramway Bleu» et desservait Grandchamps - Glatigny. Une autre ligne qui allait de l’avenue de St Cloud au quartier de Montreuil, était desservie par le «Tramway Jaune». Autre couleur, le «Tramway Vert» pour aller de l’Eglise St Antoine à la Gare des Chantiers. Le «Tramway Orange» allait jusqu’à l’Orangerie du Château. A la belle saison la ligne qui conduisait au Parc à Trianon s’appelait le «Tramway Rose».
Les vieux tramways bleus franchissant en grinçant la Grille de la Reine pour glisser doucement sur les allées herbues à l'ombre des frondaisons des longues allées menant à Trianon, continuent à rouler dans ma mémoire d'enfant.
Le cœur du réseau, un petit pavillon, était installé avenue de St Cloud, où étaient les principales correspondances, et d’où partaient les personnels… Et surtout les «gradés», les contrôleurs qui montaient par surprise dans l’un ou l’autre tramway pour vérifier si les voyageurs s’étaient bien acquittés du paiement de ce merveilleux voyage.

Pour François Lesort, les tramways versaillais sont indissociables de ses souvenirs d'enfance à Versailles :
De la maison, rue de l'Hermitage, nous n'étions pas loin de la place de la Loi avec son terminus de la ligne et j'adorais aller voir le contrôleur changer le sens de la perche .
Il saisissait une sorte de cordage pour dégager la perche de la caténaire et la positionner pour repartir en sens inverse ce qui provoquait, à chaque fois un feu d'artifice crépitant d'étincelles que je trouvais spectaculaire et dont j'espérais toujours secrètement tout en le redoutant qu'elles allumeraient quelque petit feu...
De plus, les avertissements des parents sur les dangers, d'ailleurs réels, des tramways avec de possibles membres sectionnés (!!), la masse imposante et le bruit inquiétant du tramway en mouvement, l'avertisseur sonore, la perche qui crépitait, tout cela faisait de ces tramways des monstres un peu maléfiques, qu'enfant on craint mais qui attirent en même temps. 
Nous prenions très peu le tramway car tout était relativement proche de la maison : écoles, famille, magasins etc...
Nous avons quitté Versailles en 1954 pour Boulogne sur mer et quand nous sommes revenus en 1958, les tramways avaient disparus, remplacés par des bus depuis 1957, la fin d'une époque...


Le premier souvenir qui m'a été rapporté par maman (tante Cici) c'est celui où circulant à vélo avec moi sur le porte bagage, elle avait malencontreusement engagé sa roue avant dans un rail et chuté lourdement sur la chaussée .
Très mauvais souvenir pour elle, où à demi assommée elle m'entendait, moi qui n'avait rien, lui dire : " Maman, maman relève-toi" et elle, allongée au milieu de la rue, n'y arrivant pas et mettant un long moment à reprendre ses esprits. Suffisamment mauvais souvenir pour revenir périodiquement dans ses rêves...
Tante Chantal nous parlait toujours d'un monsieur qui en passant en tramway devant l'église Notre Dame se levait pour faire le plus spectaculaire des signes de croix qu'elle trouvait par trop démonstratif et nous enseignait le signe de croix avec le pouce dans le creux de la main.
Papa lui nous racontait que quand elle était jeune, tante Gertrude n'aimait pas du tout son prénom et ses sœurs avaient donc sur elle un moyen de pression, semble t'il très efficace, en la menaçant de l’appeler très fort par son prénom dans le tramway si elle dérogeait à quelque règle à la maison.

L'article est ouvert à toute autre contribution familiale, elle sera la bienvenue.










vendredi 29 mai 2020

Souvenirs et impressions d’enfance et d’adolescence par Gonzague Lesort. 3 ème partie.


   
La troisième et dernière partie du récit de Gonzague Lesort comprend les chapitres suivants :
- Quater, Hazard et Royauté
- Scoutisme
- Vacances
- Chacun des neuf
- Les beaux étés d'avant-guerre

Pour lire cliquer sur : 
Souvenirs et impressions d’enfance et d’adolescence par Gonzague Lesort. 3 ème partie.

1949, l'après-guerre. Mode enfants et baby boom.

Les cousins font des élégances.
De gauche à droite : Catherine, Vincent et Bernadette, Benoit, Marie, Henri Chamussy, Daniel Lesort, Denis Chamussy et François Lesort.
Voilà une bien sympathique photo issue de l'inépuisable photothèque Chamussy, prise en 1949 dans le jardin des Chamussy à Versailles à l'occasion de la communion de Vincent.
On peut y admirer la famille Chamussy tout à fait élégante, gants blancs et chaussettes bien roulées ; la culotte bouffante de Benoît est du meilleure effet et la mèche de Bernadette est un hommage à Tintin.
Souvenir supplémentaire pour nous les Lesort, nos culottes courtes à la coupe audacieuse, faites maison, que nous avons porté dans différents modèles pendant des années. 
Notre chère maman, si douée pour tant de choses, n'avait pas, malheureusement pour nous, le talent d'une première de chez Schiaparelli pour ce type de confection.
Ces culottes restèrent longtemps désignées dans notre famille sous l'appellation de "culottes de singe", ce qui provoquait chez maman une réaction partagée entre une certaine indignation car elle s'était certainement donné le plus grand mal dans son travail et le rire, car son humour était le plus fort ...

Les 7 cousins baby boomers de 49.

Octobre 1950. André et Elisabeth Lesort et leurs sept petits-enfants nés en 1949 avec de gauche à droite : Patrice Bidault, Christophe Lesort, Jean-Sébastien Lesort, Bernadette Chamussy, Régis Guyot, Yves Kervella et Claire Lesort.


Une photo assez exceptionnelle où les sept cousins nés l’année précédente ont pu être rassemblés sur une même photo - y compris Patrice Bidault venu tout droit du Mexique - et que les grands-parents Lesort semblent heureux de présenter officiellement, chez les Chamussy à Versailles.

vendredi 24 avril 2020

Hommage à notre cousine Pascale Béal par Marie-Pierre Bernus.

Pascale en 2013
Pascale est partie. Brutalement, sans prévenir. Elle qui était l'accueil chaleureux, le sourire, la bienveillance, elle nous a quittés.
Fidèle dans ses affections, ses amitiés, dont certaines remontent à ses années universitaires, complicité de 70 ans avec moi, fidèle à ses convictions profondes qu'elle défendait sans jamais céder à la pression du moment ou à l'air du temps.
Fidèle à un mari qu'elle adorait et qu'elle a accompagné, lui gardant toute sa disponibilité jusqu'à ce que la maladie le lui interdise, et auquel elle n'a pas pu dire "au revoir".
Lumineuse Pascale, elle n'avait que des amis, une famille et une belle-famille qui, sans elle, se sentent privés d'une part essentielle d'elles-mêmes.
Elle avait une relation personnelle avec chacun de ses fils, chacune de ses belles-filles.
Elle avait plein de projets, venait d'acquérir l'appartement de ses rêves, suivait l'évolution de ses petits-enfants, dont elle était très fière, leur assurant une écoute tendre et compréhensive.
Elle va terriblement manquer à tous ceux qui l'ont connue, aimée, appréciée, ou même seulement approchée, comme ses partenaires de bridge chez qui elle avait toujours suscité beaucoup d'affection.
Au revoir Pascale, rendez-vous là-haut, pour un grand rassemblement familial et amical que nous te chargeons d'organiser !
Marie-Pierre

Italie 2007. Pascale avec ses quatre fils, ses belles-filles et ses petits-enfants.

Souvenirs et impressions d’enfance et d’adolescence par Gonzague Lesort. 2ème partie.


Voici la deuxième partie du récit de Gonzague Lesort qui comprend les chapitres suivants :
- Mère courage et maladies de jeunesse
- Le couple
- Les valeurs
- Les biens de ce monde
- La vie à la maison Lesort

Pour lire le récit cliquer sur :
Souvenirs et impressions d’enfance et d’adolescence par Gonzague Lesort. 2ème partie.

Le Père jésuite Henri Madelin est décédé


Âgé de 84 ans, Henri Madelin est décédé le mercredi saint, 8 avril, «des suites de l’infection du Covid-19» au terme de deux semaines d’hospitalisation à Lille, a annoncé la province d’Europe occidentale francophone. C’est le dixième jésuite emporté depuis le début de la pandémie.
Sa pensée résonnait dans et hors de l’Église. De fait, la riche carrière de ce prêtre, qui fut tour à tour professeur à Sciences-Po-Paris, provincial des jésuites de France, président du Centre Sèvres, aumônier du Mouvement des cadres chrétiens, directeur de la revue Études et observateur de l’Union européenne à Bruxelles, lui permit d’approcher de nombreux dirigeants politiques et économiques et d’analyser avec grande finesse et pertinence les enjeux contemporains.
Par son engagement dans la construction européenne, par sa réflexion de théologie politique, il aura influencé les milieux intellectuels et politiques et accompagné des générations de chrétiens.
Doté d’une grande bienveillance, homme de foi et de relations, toujours à l’écoute des évolutions de la société, le Père Henri Madelin a mis ses qualités humaines et intellectuelles, au service de l’Église et de la société, persuadé que le message de l’Évangile restait une source de profond renouvellement précieux pour notre monde.