André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930
André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

Bienvenue

Bienvenue sur notre blog familial Lesort-Madelin ouvert le 24 février 2010, jour anniversaire du mariage de nos grand-parents Lesort-Madelin en 1906.
Ce blog a été créé pour permettre la publication des archives familiales patiemment rassemblées et classées par notre grand-père André Lesort lui même puis par notre oncle Paul-André Lesort.
Nous publions régulièrement sur ce blog des extraits de ces archives qui nous paraissent intéressants, significatifs, cocasses ou émouvants.
Ce blog sert également de lien dans la durée entre les plus de 430 cousins et neveux que nous sommes, il permet donc de suivre l'actualité familiale dont vous voudrez bien nous faire part ou de partager votre connaissance de notre histoire familiale :
envoyez nous vos avis, faire-parts, photos, documents, histoires familiales à l'adresse lesortmadelin@gmail.com; nous en publions régulièrement sur ce blog.
Ce blog étant d'accès publique nous sommes toujours heureux de recevoir également toutes les contributions documentaires extérieures concernant notre famille ainsi que d'apporter nous-mêmes notre propre contribution à d'autres sites ou publications.Même adresse mail: lesortmadelin@gmail.com

Les nombreux articles parus sur notre blog, près de 200, sont en cours de publication sous forme de livres intitulés Famille Lesort-Madelin La Saga dont le tome III est en préparation.




vendredi 23 février 2018

Neuf enfants Lesort, neuf mariages heureux : Xavier et Cici Lesort

12 avril 1944

Notre cousine Claire Lesort-Chevalier nous raconte l'histoire de la rencontre de Xavier et Cici, en pleine guerre, grâce à un camp de routiers dans le  domaine campagnard des parents de tante Cici en Picardie puis leur mariage sur les mêmes lieux, 
un an plus tard

Rencontre et Mariage Xavier et Cici Lesort.


 Les mêmes cinquante ans plus tard, mais c'est une autre histoire...

Petits contes moraux illustrés d'Elisabeth Lesort pour Marie Madelin. Le marmot à l'Église.




Le marmot à l'Église


En silence on se pressait
Dans la cathédrale profonde;
L’église était pleine de monde
Et l’orgue seul retentissait
“Regarde donc ma bonne Lise,
Le gendarme ! Dit un marmot.
Sa grande canne !
- Pas un mot :
On ne parle pas à l’église.
- Eh bien je ne dirais plus rien.”
L’enfant fidèle à sa promesse
Ne souffle mot pendant la messe
Et tout le temps se tient très bien.
Le prédicateur monte en chaire.
Alors le désignant :”Hola !
Ma bonne, il parle celui là,
Dit l’innocent, fais le donc taire !
Celui là seul dans le saint lieu,
Dit la bonne, peut à son aise
Parler sans que cela déplaise
Parce qu’il parle au nom de Dieu!”

Petits contes moraux illustrés d'Elisabeth Lesort pour Marie Madelin. Ne lis pas ton journal.



La page avec l’histoire correspondante est manquante dans l’album.

vendredi 26 janvier 2018

Lettres de sa famille à André Lesort, 1898-1903.

La famille Lesort vers 1900. Assis Ludovic et Céline. Debout Germaine et André.

Notre cousin Christophe Lesort a analysé environ deux cent courriers, provenant de nos archives familiales, envoyés par ses parents Ludovic et Céline et sa sœur Germaine à notre grand-père André Lesort pendant la période 1898-1903.

A travers ces extraits de courriers familiaux, Christophe nous restitue de façon très vivante la profonde affection qui unit cette famille, leurs joies, leurs peines, leurs soucis permanents d'argent et leur constante préoccupation pour l'avenir social, professionnel ou matrimonial du jeune André Lesort.
Sans parler des risques considérables encourus par lui avec son vélo ou des grands dangers pour sa santé, en cas d'oubli de prise régulière d'huile de foie de morue ou de vin fortifiant, seule garantie de survie aux extrêmes rigueurs climatiques de Cambrai !

Cliquer ici pour lire Lettres de sa famille à André Lesort, 1898-1903.


Survivre dans le Grand Nord (Cambrai) : Huile de foie de morue et vin fortifiant !

Petits contes moraux illustrés d'Elisabeth Lesort pour Marie Madelin. J’ai pensé à toi.




J’ai pensé à toi


“ Oh! père, te voilà !


J’ai pensé bien à toi.


- Vraiment ?


- Oui bien vrai, père.


- Et qu’as-tu pensé, ma petite commère ?


- Oh j’ai pensé comme cela


 Que tu m’apporterais une belle poupée.


- Eh bien tu ne t’es pas trompée,


 Je t’en apporte une avec moi.


 Mais ce n’était pas à moi que tu pensais ma mie


 C’était à toi;

 Car il faut, en pensant aux autres qu’on s’oublie ”

Petits contes moraux illustrés d'Elisabeth Lesort pour Marie Madelin. Les Compliments.



Les Compliments


Une dame, maman quand j’ai passé près d’elle


A dit que j’étais belle !


- L’es-tu ?


- Non, mère !


- Eh bien c’était un compliment.


- Qu’est ce qu’un compliment ?


- Un éloge qui ment.


Un brin de vrai parfois, mais un brin qu’on allonge :


Un fruit confit dans un pavot


Pour exalter d’abord, puis endormir le sot.


- Pourquoi ne dit on pas alors complimensonge ?

- Ma foi ! je ne sais pas, car c’est vraiment le mot.

vendredi 22 décembre 2017

1943. Chien méchant et toilette de chat ou les aventures de deux jeunes cousins de huit ans à Neuville aux Bois.


Été 1943. Deux cousins en vacances à Neuville aux Bois .


1943. Henri Chamussy, tout heureux à la Pichardière
Récit d'Henri Chamussy. (Courrier à VPF du 1er novembre 2000.)

"Je profite de ce courrier obsolète qu'est une vieille lettre timbrée et jetée dans une boîte aux lettres (après avoir probablement fait poche restante pendant quelques jours) pour dire que j'ai lu, avec plus que de l'intérêt “La famille dans la tourmente de la dernière guerre”, Vème partie, 1943, et en particulier, pages 418-419, les passages Consacrés à La Pichardière en juillet-août 1943.
Car il se trouve qu'à ce moment - en août probablement j'ai séjourné à Neuville-aux-Bois chez grand-père et grand'mère Lesort, séjour qui, dans mon souvenir, me semble avoir été très long (et très heureux), mais qui en fait a probablement duré deux ou trois semaines...
J'avais huit ans, mais ma mémoire a enregistré des images probablement un peu déformées par les cinquante-sept ans écoulés depuis ces vacances, mais très nettes. Convoyé depuis la Bourgogne jusqu'à Paris par tante Hélène Chamussy (la sœur de Papa), j'avais été fourré dans un autocar poussif de Paris à Neuville (il y avait donc des cars de Paris à Neuville ?). J'étais coiffé d'un chapeau de paille que grand'mère avait trouvé très "paysan" (je crois que ce n'était pas un compliment...).
En revanche, curieusement, je n'ai conservé aucun souvenir du voyage de retour, de Neuville à Lyon.
Grand-père et grand'mère avaient loué un petit appartement dans Neuville, rue Donon, et avaient eu la bonne idée d'inviter en même temps que moi Jean-Michel Dhavernas. Le logement était modeste et, pour accéder aux W-C., il fallait traverser la cour hantée par un chien féroce dont j'avais une peur bleue. La légende familiale veut que Jean-Michel n'en ait pas eu peur du tout, et on me faisait honte de ma couardise. Je reste persuadé que Jean-Michel en avait aussi peur que moi, mais avait habilement manœuvré devant le tribunal grand-parentesque.
Grand-père nous entraînait dans des promenades à pied, barbe en avant et canne sonnant sur les graviers, d'un pas féroce que nous avions du mal à emboîter, vers des lieux aussi exotiques que la Mardelle, ou le "grand gouffre" [une sablière abandonnée], avec quelques incursions en forêt. Nous allions aussi goûter sous l'orme de la Brase, quand le vent n'y apportait pas les odeurs d'un atelier d'équarrissage dont l'idée même me soulevait le coeur ...
Mais bien entendu nous allions quotidiennement à la Pichardière et je vois encore très bien oncle Jules, coiffé, me semble-t-il, d'un vaste couvre-chef (l'été a dû être très beau, je n'ai que des souvenirs ensoleillés) et assis dans son fauteuil devant la maison. Je me souviens qu'il bavardait très gentiment avec Jean-Michel et moi, nous posant des questions sur nos "études". Tante Germaine devait être également là, puisque oncle Jules se réjouit de son arrivée le 4 août, "et que les Lesort arriveront à peu près en même temps". Il semblerait que tante Geneviève et oncle Léon Zeller étaient également à Neuville à ce moment, mais je n'ai pas conservé le souvenir, sinon que je revois, dans ma mémoire, d'autres gens que grand-père, grand'mère et oncle Jules devant la Pichardière.
Côté sombre de ces vacances lumineuses : mon admission en septième chez les Jésuites du collège Sainte-Hélène, à Lyon, avait peut-être posé quelques problèmes, car j'étais, une heure par jour, confié aux bons soins d'un instituteur neuvillois qui me faisait le calcul et l'orthographe. L'heureux Jean-Michel ne partageait pas cette corvée, ce dont j'ai gardé, à travers les décennies, une jalousie ineffaçable...
La lecture de ce numéro de Notre Famille m'a replongé dans ces souvenirs lointains. Heureux âge : je ne me sentais nullement "dans la tourmente", et pourtant je revois des tas de choses de l'époque, les bombardements de Lyon, des défilés allemands, la Libération l'été suivant …" Henri
L'anecdote racontée par tante Cici Lesort.

Tante Cici, récemment fiancée à Xavier Lesort, devait, de son côté, être présentée très officiellement à la Pichardière ce même été 1943.
Elle avait été adoubée par notre grand-mère Elisabeth Lesort (lettre à Germaine Madelin, sa nièce) :
"Nos "pièces rapportées" sont décidément très réussies et me voilà délivrée de la crainte d'avoir des belles filles pimbêches, la nouvelle Cécile étant un trésor de simplicité et d'entrain. Elle a tout à fait sa place dans la famille et s'initie, peu à peu, au "mystère" Lesort, comme disent mes enfants lecteurs de Mauriac."
La mecque familiale de la Pichardière faisait partie intégrante du  “mystère” Lesort et honneur suprême, tante Cici avait été logée à la Pichardière même alors que nos grands-parents, eux-mêmes, logeaient effectivement dans le bourg de Neuville.
Rendant visite à sa future belle-mère, dans son logement à Neuville, tant Cici avait assisté à une scène qu’elle avait trouvé du plus haut comique et qu’elle aimait bien raconter avec sa verve habituelle et son rire contagieux.
Henri et Jean-Michel, nos très jeunes gaillards, tous deux confiés à la garde de leur grand-mère, faisaient de concert une très discrète et très légère toilette de chat dans une même cuvette, sous la surveillance plutôt distraite de Grand-Mère, complètement prise par la narration, aux effets dramatiques, de son histoire préférée, le petit Ravageot !



1943. Jean-Michel et Henri à la Pichardière avec Dominique Lesort au premier plan, André Lesort et Moineau Lesort au deuxième plan.
Commentaire de Jean-Michel Dhavernas.
(mail au blog Lesort-Madelin en mai 2014)


"Effectivement, Henri et moi avons très souvent séjourné ensemble soit dans nos familles à Paris, Versailles, Moroges etc., soit chez des oncles et tantes diverses : Tante Mimine, qui était ma marraine, à la bibliothèque d'Orléans, tante Nicole Chabert à Gérardmer etc.
Il est exact que grand-père et grand-mère nous ont emmené pour un court séjour à la Pichardière. Je crois que c'était après la guerre [en fait 1943]. Nous devions avoir une dizaine d'années [huit ans]. Ils avaient loué un petit logement dans Neuville aux Bois. Henri et moi partagions une chambre et un grand lit dans un autre bâtiment. Il fallait traverser une petite cour. Notre problème était la présence d'un terrifiant petit roquet qui régnait en maître sur ladite cour et, bien sûr, nous terrorisait. La stratégie pour rejoindre notre chambre était simple : surprendre le monstre par un sprint olympique et, le souffle court, claquer aussitôt derrière nous la grosse porte en bois. Le problème se compliquait pour les WC. Seul accès : la cour. Il s'agissait donc d'en limiter l'usage au maximum, surtout le soir. Nous avons donc longuement étudié différentes tactiques ainsi que plusieurs techniques de contraction musculaire bas-ventrale. Par exemple, s'enrouler très étroitement dans l'édredon du lit. Guère de succès mémorable! Finalement, après moult hésitations et interrogations angoissées, il nous fallait bien affronter courageusement le danger...Nous nous en souvenons encore ! Quant à la toilette citée par tante Cici–sur quelles indications ?... [celles de ses propres yeux, voir précédemment] elle se faisait évidemment avec un broc d'eau froide sur une cuvette émaillée (heureusement pas dans la cour). Ce devait effectivement être ultra-rapide. Je ne crois pas que grand-mère avait emporté le livre du Petit Sauvageot [Petit Ravageot, mais elle le connaissait absolument par coeur] avec elle. Elle nous l'avait déjà lu et relu depuis longtemps. Mais "si non e vero." Et c'est un bon souvenir que nous partageons avec Henri.
La Pichardière appartenait alors à l'oncle Jules Madelin. Pourquoi avait-il interdit de grimper aux arbres?..Mais c'est grâce à ce séjour que j'ai connu La Pichardière, son parc, l'orme de la Braze etc ... sous la houlette des grands-parents." Jean-Michel