André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930
André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

Bienvenue

Bienvenue sur notre blog familial Lesort-Madelin ouvert le 24 février 2010, jour anniversaire du mariage de nos grand-parents Lesort-Madelin en 1906.
Ce blog a été créé pour permettre la publication des archives familiales patiemment rassemblées et classées par notre grand-père André Lesort lui même puis par notre oncle Paul-André Lesort.
Nous publions régulièrement sur ce blog des extraits de ces archives qui nous paraissent intéressants, significatifs, cocasses ou émouvants.
Ce blog sert également de lien dans la durée entre les plus de 430 cousins et neveux que nous sommes, il permet donc de suivre l'actualité familiale dont vous voudrez bien nous faire part ou de partager votre connaissance de notre histoire familiale :
envoyez nous vos avis, faire-parts, photos, documents, histoires familiales à l'adresse lesortmadelin@gmail.com; nous en publions régulièrement sur ce blog.
Ce blog étant d'accès publique nous sommes toujours heureux de recevoir également toutes les contributions documentaires extérieures concernant notre famille ainsi que d'apporter nous-mêmes notre propre contribution à d'autres sites ou publications.Même adresse mail: lesortmadelin@gmail.com

Les nombreux articles parus ou encore à paraître sur notre blog, près de 300 au total, sont publiés au fur et à mesure sous forme de livres intitulés Famille Lesort-Madelin La Saga dont le tome V est paru en novembre 2019, les tomes VI et VII paraîtront eux respectivement en 2020 et 2021.



vendredi 21 décembre 2018

Mexico 1974. La famille Bidault vue par Gonzague Lesort.

Au retour d'un voyage au Mexique en 1974, notre oncle Gonzague Lesort, envoie à notre famille un sympathique petit reportage sur la nombreuse famille Bidault et Marie Chamussy qu'il a eu l'occasion de rencontrer.

1974. La famille Bidault réunie pour le mariage de Christiane.

Pour lire le reportage cliquer sur : Mexico 1974. La famille Bidault.

Chouf mon lieutenant ! Un ouvrage de Jean-Michel Dhavernas.



Notre cousin Jean-Michel Dhavernas a récemment édité, à compte d'auteur, un livre de souvenirs, destiné à sa famille et à ses proches, où il relate son expérience militaire vécue, entre 1960 et 1962, au Sahara pendant la guerre d’Algérie.
Jean-Michel nous en a remis un exemplaire destiné aux archives familiales Lesort-Madelin et nous l'en remercions vivement.
Nous nous félicitons évidemment de cette belle continuité dans l'enrichissement de nos archives dont les premiers documents datent de près de 300 ans !
Nous vous présentons cet ouvrage tout à fait vivant et intéressant, dont il a lui-même illustré la couverture avec une de ses peintures, dans :






vendredi 30 novembre 2018

Amédée Madelin par Jules Madelin.

Notre arrière grand-père Amédée Madelin.

Lorrain de naissance et de cœur, amoureux de la montagne par atavisme savoyard, juriste de profession, royaliste et catholique militant de conviction mais, sans sectarisme, il a traversé à ses dépends quelques circonstances difficiles de l’histoire de France : défaite de 1870, élections législatives de 1885 et 1889, anticléricalisme virulent de la III ème République qui lui coûta sa carrière. C’est son fils aîné Jules Madelin qui entreprit de rédiger cette biographie à sa mort en 1906, en voici les principaux extraits présentés et illustrés par Blandine Ayoub.
Pour lire cette courte biographie cliquer sur : Amédée Madelin

Amédée Madelin et son fils Jules dans ses chères montagnes.


Saga familiale, la rétro en photos: la famille Lesort fête la nouvelle année 1988.


Ces quelques photos, retrouvées dans nos archives, nous rappellent avec quelque nostalgie combien les frères et sœurs Lesort et leurs conjoints aimaient se retrouver.
Réunis, cette fois chez tante Marie-Geneviève Dhavernas à Versailles à l'occasion du 31 décembre 1987, on peut imaginer l'ardeur de leur conversation dans la bonne humeur générale.
La mignonne petite "auxiliaire de vie" avec son beau tablier blanc est Clémence Dhavernas, venue aider sa grand-mère, le petit chef à toque est un de ses cousins Glaizot.


Ci-dessus de gauche à droite : Léon Chamussy, Marie-Madeleine Guyot, Xavier Lesort, Moineau Lesort, Gonzague Lesort, Clémence Dhavernas, Cici Lesort, un cousin Glaizot de Clémence, Maggy Lesort, Paul-André Lesort, Chantal Chamussy, Jean Guyot, Marie-Geneviève Dhavernas.












Debout, Jean-Michel Dhavernas est venu présenter ses vœux les plus respectueux à ses chers oncles et tantes. 

Parution d'un livre du Général Léon ZELLER

Notre cousin Louis Zeller nous informe qu'à l'occasion du centenaire de l'armistice de 1918, il a fait éditer, avec son cousin germain Bernard Zeller, les Souvenirs de leur grand père, Léon Zeller, sur Foch et Pétain (Joffre et Castelnau sont en réserve).
Il leur a laissé en effet quatre livres de souvenirs inédits sur ces personnages, souvenirs qu'ils ont décidé de "livrer à l'histoire".

Notre cousin Philippe Madelin nous en dit plus dans un article à paraître dans le bulletin de décembre prochain de “Vos Papiers de Famille” :

Souvenirs du Général Léon Zeller sur les maréchaux Foch et Pétain : notes de lecture
Lors du Ballon 2018 à Oberbruck, Louis Zeller (Z.B29.1) et Bernard Zeller (Z.B22.6) nous avaient officiellement annoncé la parution d’un livre de souvenirs de leur grand-père, le général Léon Zeller, sur les Maréchaux FOCH et PETAIN. Ce livre est aujourd’hui disponible à l’achat aux éditions ECONOMICA. Il a été présenté sur le site de VPF (vpf2.fr).
Comme le souligne le général Jean-Louis Georgelin dans sa préface, ce livre est exceptionnel et il parle en professionnel de la question. Je rajouterais qu’il est passionnant pour un lecteur lambda. On pensait, alors que l’on vient de fêter le centenaire de la victoire de 1918, que tout avait été dit et redit sur la Grande Guerre, avec une vérité historique complètement dévoilée. Eh bien non ! Ces souvenirs ont été écrits avec le recul nécessaire mais en prise directe avec la réalité du vécu. C’est un trésor mémoriel ! Il vient corriger bien des idées toutes faites ou incomplètes, et apporte une masse d’informations nouvelles sur cette époque dramatique. Ce livre est à acheter – en attendant le tome suivant sur Joffre et Castelnau – et à conserver précieusement dans vos bibliothèques.
Bien des choses m’ont frappé dans cette lecture. Tout d’abord ce livre est très facile à lire, en particulier grâce à la rigueur que Léon Zeller s’est imposé pour rédiger ses souvenirs. Il se limite strictement aux portraits de ces deux maréchaux sans multiplier les disgressions sauf si celles-ci expliquent des contextes particuliers. Ensuite sa modestie où il ne se met pas personnellement en valeur, alors qu’il occupe des postes à forte responsabilité puisqu’il est, au gré de ses fonctions, au centre du montage des opérations. Savions-nous qu’il a directement pensé et organisé, alors qu’il était chef du 3ème Bureau au GQG en 1917, trois offensives simultanées et victorieuses en Belgique, à Verdun et à la Malmaison, sur demande de Pétain soucieux alors de remonter le moral des troupes. Non !
La deuxième impression que je retiens, c’est l’importance de l’Ecole de Guerre qui a permis de former des officiers de bon niveau à la stratégie et à la tactique. Elle a été créée en 1873, deux ans après la déroute de Sedan. Et ce livre nous montre bien son impact dans la conduite de la Grande Guerre, dans l’élaboration des ordres d’opérations jusqu’à leur application sur le terrain. Bien sûr ce sont encore des batailles « poitrines contre poitrines », mais l’organisation prime sur l’improvisation. On est un peu interloqué, à la date d’aujourd’hui, avec l’objectif de « zéro mort » dans les OPEX, de découvrir la règle de l’EM de la 2ème Armée (Pétain à Verdun) qui voulait que la relève du front d’une unité se fasse à partir d’un tiers et plus de ses pertes. Un chiffre énorme quand on sait que la relève se faisait tous les 6 jours environ. Et Pétain était soucieux de ses soldats.
Quant aux portraits de Foch et Pétain nous découvrons des personnalités fortes, c’est bien naturel à ces postes de commandements. Léon Zeller a moins connu Foch que Pétain. Ses souvenirs montrent un homme vif, peu loquace, mais quelque peu virevoltant et facétieux. Ils se sont connus au départ à l’Ecole de Guerre, quand l’un y était stagiaire et l’autre son professeur de tactique. Il apparaît obsédé par la précision des préparatifs d’opérations, sans jamais négliger de prendre largement en compte le terrain. Pétain est son contraire, c’est plutôt un taiseux, peut-être par timidité contrariée. Comme Foch, il est très précis dans sa tête comme dans ses ordres, souvent laconiques. Mais on pourrait dire aujourd’hui que c’est un « insoumis » ! C’est lui le chef et il n’entend que ce qu’il veut dans les ordres du GQG ou les objurgations du gouvernement, envers lesquels il a un comportement sarcastique, même en face de Poincaré, Président de la République, cet « avocat !! » qui se prend pour un grand stratège au point de souhaiter telle ou telle offensive. « Je n’y vais que si j’en ai les moyens », tel paraît être son leitmotiv. Il ne fait confiance qu’à sa propre conception des batailles. Ce qui m’a frappé, c’est qu’il apparaît peu élogieux et encourageant à l’égard des membres de son Etat-Major. Mais son talent tactique et son souci du bien-être et de la protection de ses troupes sont réels.
Et à propos des hommes politiques en visite dans les Etats-Majors, Pétain les reçoit à sa table, avec un mépris sous-jacent à leur égard. Bien sûr Clémenceau, envers qui Léon Zeller ne ressent guère d’estime au départ mais qui révisera son point de vue sur « Le Tigre », est une exception. Il encouragera inlassablement les troupes pour les pousser à la victoire finale. Tout le monde le sait. On sourira au passage relatant la visite du « Ministre des munitions » un peu débordé par l’ampleur de sa tâche. Mais on s’étonnera de la difficulté de l’industrie française à approvisionner trop tardivement les troupes en armes de tous genres et en munitions, lesquelles étaient comptées avec parcimonie à chaque unité combattante. Combien de morts en trop à cause de cette lacune ? Léon Zeller évoque l’idée, non réalisée, pour accélérer la production, de renvoyer dans leurs foyers certains soldats au profil industriel confirmé.
Un point commun aux deux maréchaux : l’impérative minutie dans la préparation des opérations et l’impitoyable exigence à l’égard de leurs subordonnés.
Vous retrouverez des passages concernant des membres de nos familles. Léon Madelin, commandant le 3ème Bataillon de chasseurs, mort pour la France en 1915, Louis Madelin, le sergent mobilisé et sa Légion d’honneur ( ! ), Henri Zeller (« Alors, le petit Henri est maintenant soldat ! » Foch), André Zeller, René Brunet, mort pour la France.
Vous serez peut-être un peu désarçonnés par les évocations du nombre d’unités et de leurs mouvements : armées, corps d’armées, divisions, … et de ces innombrables généraux ! Un petit conseil alors : munissez-vous de cartes, d’état-major de préférence, et surtout, quand vous aurez terminé le livre, relisez l’introduction de Louis Zeller qui remet en place toutes les pièces du puzzle.
Un grand merci encore à nos deux cousins qui ont beaucoup travaillé à l’élaboration de ce livre, et vivement le deuxième tome (Joffre et Castelnau).
Bonne lecture à tous !

Philippe Madelin (M.421.6)

Le document ci-dessous donne les informations pour commander l'ouvrage. 
Les droits d’auteur, si il y en a, iront au Souvenir Français.





vendredi 19 octobre 2018

Versailles, juin 1944. La famille Lesort sous les bombes !


Juin 1944. Rue Royale à Versailles.
Contexte historique.
Le fameux débarquement du 6 juin 1944 en Normandie fut précédé par de nombreux bombardements alliés qui ont perduré pendant toute la bataille de Normandie.
Entre le printemps et la fin de l'été 1944, ces bombardements stratégiques qui entraient dans le cadre d’une tactique déterminée par les Alliés dès 1942, s’effectuaient de jour pour les Américains et de nuit pour les Britanniques.
Ces bombardements avaient pour principal objectif la destruction des voies de communication allemandes de façon à entraver le renforcement de leur front, ainsi que l'appui direct, en hommes et en matériel, de leurs forces terrestres engagées contre les Alliés. 
Les gares et les nœuds ferroviaires étaient donc tout particulièrement ciblés mais sans réussir à éviter de nombreuses destructions collatérales, ainsi que des blessés et des morts de civils par milliers. 
La propagande de Vichy s’en donna évidemment à cœur joie, et une partie de la population commença à douter.


Propagande vichyste par la presse et l’affiche 

La gare de triage de Versailles-Matelots et la gare de Versailles-Chantiers, nœuds ferroviaire vers l’ouest seront donc particulièrement visés et le quartier Saint-Louis où habitaient nos grand-parents André et Elisabeth Lesort, fut comme d’autres quartiers de Versailles, durement touché au cours des deux importants raids aériens des 4 et 24 juin 1944.

Notre cousine Françoise Dequecker nous rapporte ces événements dramatiques à partir des courriers existants dans nos archives familiales. 

Pour lire le récit cliquer sur : la famille Lesort sous les bombes.

1957. Festival blagues et gags à Etretat.



Photo du pique-nique: on reconnait ou on devine au centre de dos, l'animateur, PA Lesort, à sa gauche Sabine Lesort, en face Cici Lesort, Chantal, Léon et Bernadette Chamussy, Régis Guyot avec son béret, Anne, Yves, Pierre, Hervé et Thérèse Kervella, Emmanuelle, Marc, Christophe et Moineau Lesort.


En juin 1957, la famille Xavier Lesort habitait à Boulogne sur mer et un pique-nique avait été organisé à Etretat pour retrouver d'autres membres de la famille vivant en région parisienne.

Il me reste le souvenir d'un moment aussi animé, joyeux que convivial, façon famille Lesort, avec blagues et rires sur les galets près d'une digue en épi qui nous protégeait du vent.
Paul-André Lesort, en grande forme, avait largement contribué à animer le pique-nique en particuliers à l'occasion de deux gags particulièrement réussis.

Il y eut d'abord une romanichelle, passant par là et qui croyant flairer une bonne aubaine en voyant tout notre groupe, vint proposer ses services pour dire la bonne aventure.
La première personne accessible était Paul-André, c'est à lui qu'elle s'adressa pour lui proposer  de lire les lignes de sa main.
Sa voix geignarde et ses manières insistantes durent stimuler Paul-André qui sembla jouer le jeu avec empressement mais avec une toute simple petite formalité préalable : que la romanichelle lui donne quelques détails sur son passé.
La femme eut beau lui expliquer que sa spécialité résidait uniquement dans la prédiction de l'avenir, Paul-André n'en démordit pas en exigeant de tester sa fiabilité sur des faits vérifiables, tout cela avec un sérieux et un aplomb du plus haut comique.
Au bout d'un moment la romanichelle, furieuse, repartit en grommelant ce qui étaient certainement de terribles imprécations, alors que tout notre groupe qui n'en avait pas perdu une miette, riait de bon cœur.

Ensuite Paul-André, avisant une vieille boîte de conserve rouillée sur les galets, déclara qu'elle souillait notre pique-nique et effectua à l'intention du public que nous constituions un numéro improvisé qui tous, enfants et adultes, nous avaient bluffé.
Saisissant la vieille boîte de conserve, il décida de s'en débarrasser en la jetant par dessus la petite digue en épi contre laquelle nous étions installés.
Pour ce faire il s'était levé et nous tous qui étions assis nous ne pouvions voir de l'autre côté.
Paul-André jeta donc sa boîte de conserve et se mit à entamer un dialogue tordant avec une dame supposée avoir reçue la boîte de conserve de l'autre côté.
Des explications et des excuses à n'en plus finir à cette dame imaginaire, toujours avec le même sérieux et et la même conviction, rendait le spectacle impayable.

Cette imagination et ce talent d'acteur pour les scénettes de ce petit théâtre improvisé nous avaient ravis et nous en gardons un merveilleux souvenir.
Notre cousin Régis Guyot me rappelait d'ailleurs à ce sujet que ce pique-nique, dans son souvenir, avait été l'occasion pour les deux frères Lesort, Paul-André et Xavier, sans doute tout heureux de se retrouver, de se livrer à un festival (d'Etretat) de blagues, bons mots et autres mises en boîte ...

François Lesort

Les photos proviennent des photothèques des familles Chamussy et Xavier Lesort.



On reconnait sur la falaise d'Etretat : de gauche à droite, Régis Guyot, tout mignon avec son petit béret en compagnie de tante Chantal, Bernadette, Benôit et Marie Chamussy 



Où l'on voit bien la fameuse digue et les jeux après le pique-nique




La saga Lesort-Madelin tome IV est parue


Comme annoncé, nous faisons paraître le quatrième tome de la saga Lesort-Madelin, dont voici la table des matières :

Généalogies Madelin-Bonnet et Lesort-Madelin  ………………… p 2-5
Préface  …………………………………………………………………. p 6
Chronique familiale : les Bonnet 1838-1875 par Marie Madelin ….  p 7
La Pichardière reconstituée : ambiance, images et plans des lieux  p 109
Le meilleur du journal de la Pichardière.
Cahier IV (1928-1936) Extraits illustrés  ……………………………. p 120
Petits contes moraux illustrés d’Elisabeth Lesort pour sa nièce ….  p 164
L’histoire de notre famille reste vivante sur le blog Lesort-Madelin               
François de Sales Desnoyers, vrai héros balzacien  ……….. p 185
Nos ancêtres normands les Goumet à Boscherville  ……….. p 200
Amédée Madelin par son fils Jules  ………………………...... p 213
Décès de Marie Madelin : faire-part et lutte des classes ! ...... p 242
Familles Brouesse, Huille, Sibout    …………………………... p 250
Juin 1944. La famille Lesort sous les bombes à Versailles ...  p 253
Paul-André Lesort, jeune, “croque” sa famille  ……………………. p 262
Le meilleur du journal de la Pichardière
Cahier V (1937-1951) Extraits illustrés  …………………………….. p 266
La malle aux souvenirs.        
Farceur ou bohême, deux ados de la famille Lesort   ……… p 287
Henri Chamussy met à jour un ouvrage d’André Lesort    ... p 292
Attestation édifiante de la famille française ……………...….  p 295
Chien méchant et toilette de chat  …………….…………….. p 296
Deux petites histoires familiales   …………..……………….. p 301
31 décembre 1987. Les frères et soeurs Lesort réunis  .….. p 303
Clin d’oeil familial : 80 ans les séparent  ……………………. p 304
1910. André Lesort, seul à Rennes, garde ses enfants  ….. p 305

Cet ouvrage, de mêmes caractéristiques que le tome 3 possède 307 pages avec près de 300 photos ou illustrations.
Chaque ouvrage coûte 21 € plus, si nécessaire, les frais d'envoi sous enveloppe à bulle, qui sont de 7,00 € par ouvrage pour la France.
Les ouvrages seront envoyés à l'adresse figurant sur les chèques sauf avis contraire ou récupérés par l'intermédiaire de François Lesort.
( Tel 01 39 49 43 49 ou 06 99 47 00 67)
Si vous souhaitez commander un ou plusieurs exemplaires, merci d'envoyer un chèque à :

François Lesort
18, rue Mademoiselle
78000 Versailles

Pour déterminer la quantité d'ouvrages à imprimer nous vous demandons d'envoyer vos chèques avant le 31 octobre 2018.
Les ouvrages commandés seront disponibles ou expédiés deuxième quinzaine de novembre prochain.

Pour vous donner un petit avant goût de ce tome 4, vous avez ci-dessous un lien pour accéder à une petite bande annonce montrant quelques pages de ce livre :

vendredi 28 septembre 2018

Le meilleur du journal de la Pichardière. Extraits illustrés. Cahier n°5 (1937-1951)


La famille Lesort à la Pichardière

La Pichardière appartient désormais à la branche Jules Madelin, et les membres de la branche Lesort n’y font plus que de courtes apparitions.   
Le cahier autrefois débordant de la créativité de tous devient plutôt une sorte de témoin des allées et venues familiales et des nouvelles de la famille et du monde, surtout tenu à jour par le maître de maison. Durant les années de guerre, la Pichardière est occupée deux fois par l’armée allemande.

Dès le début des années 50, la branche Jules renonce à alimenter le Journal et la maison est vendue en 1957, au grand regret de tous les descendants Madelin.
Grand-mère Lesort, - Elisabeth Lesort-Madelin, dite Bobeth dans ce Journal-, demande à récupérer les cahiers originaux du Journal pour les joindre aux archives déjà rassemblées par notre grand-père Lesort rue du Hazard.

A l’emplacement de la Pichardière détruite, s’élève aujourd’hui un centre de loisirs qui porte le même nom, et une salle des fêtes a également été construite dans ce qui était le parc ; mais quelques-uns des arbres plantés au XVIIIème siècle par nos ancêtres sont encore visibles et bien vivants.

La fin du rêve ...

Pour lire le cahier n°5 illustré cliquer sur : Extraits illustrés. Cahier n°5


1957. Dernier adieu à la Pichardière. (Chantal Chamussy avec Vincent)


Quatre petites histoires familiales.

Blandine Ayoub nous raconte quatre petites histoires de famille sur nos grands-parents Lesort :

Répertoire céleste.
A une réunion pieuse de dames du quartier Saint-Louis, notre grand-mère Elisabeth Lesort s’était bien ennuyée, agacée par un abbé prêcheur qui avait truffé son discours de références évangéliques, avec tous les numéros des chapitres et des versets à la clé. Au moment de partir, il vient la saluer, et lui demande si elle a apprécié le contenu de son intervention – peut-être avait-il remarqué son air pincé - : « C’était très utile, merci », répond-elle en souriant aimablement, « J’ai soigneusement noté tous les numéros de téléphone des apôtres, en cas de besoin ».

°°°°

Le vilain gnome de la rue du Hazard.

Grand-mère aimait beaucoup raconter des histoires à ses petits-enfants. Un jour, elle lisait une histoire de lutins à Hervé, et à un moment intervint le terme ‘gnome’. Comme Hervé en ignorait la signification, elle lui dit : «les gnomes sont de petits êtres malfaisants, j’en ai un, je te le montrerai tout à l’heure» - désignant ainsi, de façon assez peu charitable, l’insupportable Madame Salami, (peut-être 1,50m pour 80kg ?), qui était sensée tenir l’appartement de la rue du Hazard.
°°°°
Une grande tragédienne.

A propos d’histoires racontées par grand-mère, tante Chantal témoignait de son émotion de petite fille tandis que grand-mère lui lisait, avec le ton, l’agonie de la mère de Gribouille dans le livre de la Comtesse de Ségur. En suffocant, grand-mère imitait à la perfection les souffrances de la mourante, et disait : «Gri-bouille, mon pau-vre Gri-bouille…», ce que tante Chantal vivait très mal car elle trouvait cette scène désespérante, et grâce aux talents de comédienne de grand-mère la vivait intensément. Là-dessus, la porte s’ouvrait, et la cuisinière demandait : 

«Qu’est-ce ce que je dois prendre au marché ?», et grand-mère s’interrompait pour répondre : «Du poisson, des fruits, des légumes… Bon, où en étais-je ? Je ne sais plus, je vais reprendre en haut de la page», - et le cœur de tante Chantal de défaillir à cette perspective…
°°°°
La carte anti-effondrement.

Grand-père marchait beaucoup avec ses enfants, et visitait pas mal de monuments historiques au cours de ces randonnées, y compris des découvertes de hasard qui l’intéressaient au plus haut point s’il ne les connaissait pas. Un jour, - était-ce une ferme, une église, un château ? en tout cas un chantier en très mauvais état -, il se fit dire par le gardien que le bâtiment était interdit à la visite car excessivement dangereux. « Aucune importance, répondit grand-père, j’ai ma carte des Monuments historiques. Venez, les enfants ! » Et il fit entrer tout son monde, malgré les protestations de grand-mère.

vendredi 29 juin 2018

Le meilleur du journal de la Pichardière. Extraits illustrés. Cahier n°4 - 2ème partie. (1930-1936)


André Lesort, un guide vraiment infatigable.

La deuxième partie de ce quatrième cahier nous montre :

- André Lesort toujours guide infatigable à pied ou à vélo, sillonner la région.
- L'évêque d'Orléans faire une visite remarquée à la Pichardière.
- L'orme de la Braze classé monument historique
- A partir de 1932, son trop grand âge empêcher Marie Madelin de venir à la Pichardière, une page se tourne.
- En 1936, le décès de la maîtresse des lieux, adorée de tous; la Pichardière a un peu perdu son âme ....

De très nombreuses photos de la famille Lesort illustrent ces extraits, grâce à la belle photothèque Chamussy qui a pu donner à plein sur cette période et fait merveille ...


Pour accéder aux extraits illustrés du cahier n°4 2ème partie cliquer ici



Heureux qui, comme neuf Lesort à la Pichardière ...

Paul-André Lesort, jeune, "croque" sa famille.

Parmi les dessins de notre oncle Paul-André Lesort, précieusement conservés par nos grands-parents Lesort, voici ceux qui représentent des membres de sa famille ainsi que des autoportraits.
On appréciera son beau coup de crayon qu'une méchante poliomyélite lui a malheureusement fait perdre, après la guerre, en même temps que l'usage de son bras droit.


Autoportrait 1934


          
Ses parents André et Elizabeth Lesort


 
Ses soeurs Gertrude et Wilhelmine et son frère Gonzague.


Autoportraits


 
                               1933                                                         1941


                                                         1937


La famille Lesort traverse cherbourg. Août 1932.


    

   Son neveu Henri Chamussy. 1935.                           Sa fille Dominique.

vendredi 25 mai 2018

Le meilleur du journal de la Pichardière. Extraits illustrés. Cahier n°4 - 1ère partie. (1928-1929)


15 aout, Thèrèse Lesort récite son compliment à Marie Madelin

Cette première partie du cahier n° 4 continue à nous livrer les secrets de la Pichardière et à nous raconter les événements familiaux vus par ses hôtes dans cette sélection faite par notre cousine Blandine Ayoub.
Nous verrons ainsi :
- Louis Madelin élu à l'Académie Française.
- De fructueuses pêches à la grenouille dans le bassin du potager.
- De rudes guerres tribales entre sauvages emplumés.
- André Lesort, infatigable guide vélo-touristique.
- De belles fêtes du 15 août avec Marie Madelin à l'honneur.

L'ensemble est très illustré par de nombreuses photos de la famille Lesort, issues de la photothèque familiale Chamussy.
A ce sujet nous devons rendre un hommage appuyé à la dreamteam Chamussy à qui nous devons ces photos : Benoit qui a récupéré les nombreux négatifs de sa famille et les a scannés et Catherine, qui à partir des albums de tante Chantal Chamussy, a répertorié toutes les photos en identifiant les personnages, les dates et les lieux à partir des légendes existantes.
Merci à eux pour ce très important travail et bravo pour le résultat !


Pour accéder aux extraits illustrés du cahier n°4 1ère partie cliquer ici


C:\Users\Blandine AYOUB\Documents\Archives familiales\publications Pichardière par Blandine\envois Catherine 2016\1928 00 00 La Pichardière Lesort et Quillard.jpg
Les terribles sauvages emplumés.


Le mot qui fâche. Quand André Lesort, notre grand-père, se met très en colère ...


En 1954, André Lesort fait l'objet d'une plainte de la propriétaire du 19 rue du Hazard à Versailles, car elle conteste le maintien dans les lieux de Pierre et Thérèse Kervella et de leurs trois enfants après le départ en octobre 1952 de nos grand-parents, partis habiter pas très loin, juste en face au 14 rue du Hazard.
Un jugement en appel du 26 avril déclare cette cession illégale et les époux Kervella sans titre et donc sans droit de maintien; ils doivent quitter les lieux dans les six mois.
D'après nos cousines Kervella, leur famille emménagea alors rue d’Anjou en septembre ou octobre 1954.

André Lesort, sans doute déjà très contrarié par cette décision, savait de plus que son honnêteté avait été mise en cause par l'avocat de la partie adverse en première instance. 
Lui pour qui la probité était une valeur morale incontournable et certainement jamais contournée, c'en était trop, il prit aussitôt une plume trempée dans l'encre de l'indignation :

Versailles, 14 rue du Hazard
6 mai 1954

Maître,
   Puisque votre cliente Madame Costamagna vient, ainsi que je l'ai appris hier, de gagner devant la Cour de Paris, le procès qu'elle m'avait intenté, je tiens à vous dire mon sentiment d'indignation au sujet d'un argument que, m'a t'on affirmé, vous avez invoqué en sa faveur lors de la première instance.
   Vous auriez déclaré que j'ai "introduit frauduleusement nos enfants Kervella dans la maison 19 rue du Hazard au moment où je quittais cette maison". Je ne me permettrais pas de mettre en doute votre bonne foi, mais, s'il est exact que vous ayez invoqué un tel argument, je suis en droit de m’étonner que vous n'ayez pas pris la peine de vérifier l'exactitude du fait énoncé par vous.
   Il est faux, en effet, que j'ai introduit Mr et Mme Kervella dans la maison que je quittais et au moment où je la quittais, pour prendre l'appartement que j'avais, enfin, trouvé après plusieurs années de recherches. La réalité est la suivante : ma fille Thérèse est née au 19 rue du Hazard, elle n'a jamais quitté depuis lors cette maison et lorsqu'elle a épousé M. Pierre Kervella, le 16 octobre 1948, celui-ci est venu, comme il le devait, habiter avec elle dans ce qui était avant sa chambre de jeune fille, à défaut d'un autre logis, que ce jeune ménage a cherché en vain depuis cette date et qu'il continue de chercher.
   J'ai donc le devoir de protester avec la dernière énergie contre une assertion aussi fausse que celle qui vous est attribuée; quant à l'expression injurieuse contenue dans le mot "frauduleusement", je me sens tellement au-dessus d'un pareil qualificatif, que je la laisse tomber avec mépris.
   Je vous prie, Maître, d'agréer l'expression de mes [sentiments : rayés NDLR] salutations distinguées. 

André Lesort
  

vendredi 20 avril 2018

Nos ancêtres normands les Goumet à Boscherville



L'abbaye de Saint Georges de Boscherville dans toute sa splendeur. Les bâtiments conventuels seront en grande partie démolis ...

Voici l'histoire de la famille Goumet, nos ancêtres normands, intimement liée à celle des bâtiments
 conventuel de l'abbaye de Saint-Georges de Boscherville.

Elle a pour source principale un article sur les Goumet et l'abbaye, paru sur "Le Canard de Duclair", site d'histoire locale et lieu d'échanges pour les 17 communes du canton de Duclair (76) et leurs voisines. Ce site avait lui-même repris au préalable, sur notre blog, nombre d'éléments sur la famille Goumet … Échange de bons procédés.

Elle est suivie d'une généalogie des Goumet établie par André et Paul-André Lesort puis mise en forme et illustrée par Catherine Chenu à partir d'un très vieil album issu des archives de Paul-André Lesort, aujourd'hui dans les archives Lesort-Madelin.

Pour lire cette histoire cliquer sur : Nos ancêtres normands les Goumet à Boscherville


Marie-Florence Goumet, la dame de Boscherville

La Pichardière reconstituée : ambiance, images et plans des lieux .

Avant la publication, ces deux prochains mois, des extraits des deux derniers cahiers de la Pichardière, nous avons tenté de rendre plus réelle cette propriété aujourd'hui disparue avec une description très vivante des lieux par Joseph Bonnet, des peintures et des photos que nous possédons ainsi que des plans établis par une amie architecte à partir de croquis que Catherine Chenu avait eu la bonne idée de demander à notre oncle Gonzague Lesort il y a quelques années. Merci à tous ces contributeurs. FL



La Pichardière, dont les vieilles pierres blanches semblent défier le cours des siècles, est une grande maison de campagne encadrée par deux ailes et érigée au milieu d'un jardin. Les chambres occupent deux étages, le deuxième est mansardé. Au-dessus de la façade et en bordure du toit s’allonge une sorte de fronton en pierres baptisé acrotère, qui n'a jamais dû servir de support à des ornements quelconques, mais a toujours été considéré comme un élément indispensable à la solidité de la maison.
Les chambres du premier étage jouissent d'un certain prestige, sans doute parce qu'elles ont gardé leur aspect ancien et leur mobilier d'époque. On les intitule, à cause de la couleur de leurs tentures : chambre rouge, chambre bleue, chambre rose, chambre verte, etc.. . Elles comportent chacune une antichambre, un cabinet de toilette et d'énormes placards qui, à l'époque, étaient d'un grand confort pour y resserrer robes de taffetas et crinolines.
Les chambres mansardées du deuxième étage ne participent pas au même luxe ; elles sont disposées le long d'un grand couloir et prennent jour par des lucarnes dont la vue sur le jardin est obstruée par cette fameuse « acrotère ». Dans ces mansardes sont entassés souvent des meubles boiteux et des objets hétéroclites ... souvenirs du passé !
Au rez-de-chaussée, la grande salle à manger, où on peut tenir vingt personnes à table, est éclairée comme le salon par quatre fenêtres donnant d'un côté sur une cour plantée et de l'autre sur le jardin. Le salon, garni de meubles de style Louis XVI et Directoire, composés de fauteuils recouverts d'étoffe en perse, de guéridons et de chiffonniers en très belle marqueterie, est le lieu solennel consacré aux réunions dont les scènes se déroulent à travers les âges, sous le regard majestueux des ancêtres Nolleau, représentés dans une attitude pleine de dignité par des portraits suspendus de chaque côté de la cheminée. Le vestibule, qui sépare le salon de la salle à manger, donne accès de plain-pied à une terrasse exposée au soleil de midi.
Suivant un rite immuable, on verra aux époques de rassemblement, pendant l'été, la famille venir former le cercle après le déjeuner sur cette terrasse ; tandis que le café est servi aux « grandes personnes », les conversations continuent à fuser ; leur tour enjoué et spirituel n'exclut pas ces fameuses discussions animées par des voix bruyantes et sonores que la postérité réincarnera de génération en génération, à ses divers échelons, comme pour en prolonger les échos sur le ton le plus élevé.
Devant la maison s'étend jusqu'au fond du jardin une grande pelouse encadrée de marronniers aux hautes cimes qui répandent leur ombre et laissent apercevoir, à travers leurs frondaisons, le clocher de l'église de Neuville. Des allées sillonnent le jardin en tous sens, longent des buissons et des taillis, contournent des massifs, pénètrent dans des clairières tapissées de gazons et aboutissent, au fond du parc, à une grille qui s'ouvre sur la campagne, en faisant retentir le tintement d'une cloche au son grêle. Alentour, c'est l'immensité de la Beauce, avec ses champs de blé à perte de vue, que le soleil vient embraser de ses feux rouges au crépuscule des longs jours d'été.
Joseph Bonnet. 1955

La Pichardière. Plan cadastral de 1837.


Sur ce plan apparaît le parc de la Pichardière tel que l’avait réalisé en 1803, pour notre ancêtre Jacques François Aucante, le plus grand architecte-paysagiste de l’époque, Jean-Marie Morel, qui lança en France la mode des jardins dits “naturels”, que nous appelons aujourd’hui jardins anglais. Ce beau parc, savamment dessiné, donnait beaucoup de son charme à la propriété et mettait en valeur la façade en pierre blanche, très classique, de la maison.

La Pichardière, vue côté parc


La Pichardière, vue côté route. A droite les bâtiments de la  ferme, au fond le clocher de Neuville aux Bois.


Le rez de chaussée


Le salon
Le salon     

Le salon
La salle à manger
           
Le premier étage


                     
             La chambre rouge                               La chambre au-dessus de la cuisine
 Le couloir des chambres 



                                    

L’escalier vers le second

Le second étage.

L'arrivée de l'escalier au second, en haut le billard.

                             Une chambre mansardée
                                            La lingerie

L'escalier du premier vers le second étage.