André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930
André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

Bienvenue

Bienvenue sur notre blog familial Lesort-Madelin ouvert le 24 février 2010, jour anniversaire du mariage de nos grand-parents Lesort-Madelin en 1906.
Ce blog a été créé pour permettre la publication des archives familiales patiemment rassemblées et classées par notre grand-père André Lesort lui même puis par notre oncle Paul-André Lesort.
Nous publions régulièrement sur ce blog des extraits de ces archives qui nous paraissent intéressants, significatifs, cocasses ou émouvants.
Ce blog sert également de lien dans la durée entre les plus de 430 cousins et neveux que nous sommes, il permet donc de suivre l'actualité familiale dont vous voudrez bien nous faire part ou de partager votre connaissance de notre histoire familiale :
envoyez nous vos avis, faire-parts, photos, documents, histoires familiales à l'adresse lesortmadelin@gmail.com; nous en publions régulièrement sur ce blog.
Ce blog étant d'accès publique nous sommes toujours heureux de recevoir également toutes les contributions documentaires extérieures concernant notre famille ainsi que d'apporter nous-mêmes notre propre contribution à d'autres sites ou publications.Même adresse mail: lesortmadelin@gmail.com

Les nombreux articles parus sur notre blog, près de 200, sont en cours de publication sous forme de livres intitulés Famille Lesort-Madelin La Saga dont le tome III est en préparation.




vendredi 29 avril 2016

Petites scènes de la vie domestique (au sens propre comme au sens figuré) par Elizabeth Lesort : Maîtres indociles.




Extraits illustrés du journal de la Pichardière. Cahier n°1 - 1ère partie.(1891-1895)


Elizabeth Madelin en 1892
Elizabeth et Lucie Madelin en 1895

Notre cousine Blandine Ayoub a décrypté, sélectionné, tapé et illustré le meilleur du fameux Journal de la Pichardière fidèlement tenu pendant 60 ans par les hôtes reçus dans cette vieille maison de famille:

De 1891 à 1895, porté par des plumes alertes et drôles, le Journal de la Pichardière recueille des échos de la vie quotidienne des familles Madelin et Bonnet en vacances, parfois traversée par l’actualité politique nationale, ou des drames familiaux permis par l’époque : la petite Bobeth quête à la messe et « fait la pétasse » (sic !) ; le Président Sadi Carnot passe à Neuville-aux-Bois ; Marguerite, grande sœur de notre Bobeth, meurt de la grippe à 17 ans.


Pour lire les extraits illustrés du journal de la Pichardière cliquer ici.





Le président Sadi Carnot

Aux origines de la naissance d'un mythe : Coco Chanel à Royallieu par Brigitte Sibertin-Blanc.





Chanel, un nom mythique, mondialement connu comme synonyme de mode, d'élégance, de luxe et de bon goût à la française. 
Mais comment Coco Chanel, une jeune femme issue d'un milieu extrèmement modeste, a-t'elle pu forcer le destin et débuter une carrière aussi exceptionnelle au début des années 1900?
Notre cousine Brigitte Sibertin-Blanc nous explique pourquoi elle s'est passionnée pour cette histoire hors du commun et nous présente son livre sur le séjour que fit Coco Chanel à Royallieu prés de Compiègne de 1905 à 1909; séjour donc bref mais absolument décisif pour le lancement de sa carrière .


A propos de mon livre sur Coco Chanel

Si je me suis intéressée au séjour de Coco Chanel à Royallieu aux portes de Compiègne, c’est à cause du film de ma cousine germaine, Anne Fontaine (de son vrai nom Fontaine Sibertin-Blanc) réalisatrice d’un beau film intitulé « Coco avant Chanel », avec Audrey Tautou dans le rôle de Coco.
Ce film évoque le séjour de la célèbre couturière chez Etienne Balsan, homme de cheval accompli, dans son domaine de Royallieu, et je voulais savoir ce qu’il y avait de véridique dans cette histoire du point de vue historique, en consultant les archives compiégnoises (j’ai été pendant 36 ans conservateur de la Bibliothèque municipale de Compiègne).
Personne encore n’avait étudié cette histoire et les biographies de Coco Chanel, telle l’incontournable « L’Irrégulière »  d’Edmonde Charles-Roux, n’évoquent que rapidement cet épisode pourtant essentiel à la compréhension de son parcours, ou le passent carrément sous silence tel le livre de Jean Lebrun, « Mon itinéraire Chanel ». 
Ce travail m’a occupée deux années et je me suis passionnée pour ce sujet : en fait je n’ai trouvé qu’une seule trace sur place, dans les archives, et curieusement il s’agit d’un recensement  opéré à La Croix Saint-Ouen, village que j’habite depuis 25 ans : on voit apparaître le nom de Gabrielle Chanel au- dessous de celui d’Etienne Balsan, qui avait acheté en 1904 un entraînement  ou écurie de chevaux à La Croix Saint-Ouen, en même temps que le superbe domaine de Royallieu, ancienne abbaye bénédictine, dont subsistent les bâtiments abbatiaux des 17e et  18e  siècles. 
En fait ce qui m’a le plus passionnée, c’est de découvrir la famille Balsan, dont le siège familial était à Chateauroux, riche et intéressante famille d’industriels, dont le personnage original d’Etienne Balsan, à la fois propriétaire de chevaux et entraîneur, tout autant que jockey aux performances reconnues. J’ai même eu la chance de faire connaissance avec sa petite-fille qui l’avait bien connu au Brésil où il s’était retiré après la guerre de 14. 
Passionnante aussi a été grâce à la presse locale de la Belle Epoque de reconstituer la vie de Compiègne à ce moment privilégié, où le souvenir de la Cour de napoléon III avait laissé son empreinte, avec de grandes familles installées dans les prestigieuses villas des Avenues, où les courses de chevaux à l’hippodrome attiraient une foule rivalisant d’élégance avec le champ de courses de Chantilly, où les Anglais tenaient un grand rôle dans le monde du cheval, où les garnisons aux cavaliers revêtus de beaux uniformes, les trains de plaisir, les bals au château rendaient la vie plaisante, surtout évidemment pour les classes supérieures, mais qui faisaient vivre une foultitude de petits métiers. 
Etienne Balsan était lié avec ce monde aristocratique, et si sa jolie maîtresse était inconnue, elle sut se faire des amis parmi les relations parisiennes ou locales de son amant, qui seront ses premières clientes dans sa maison de couture dans la capitale. 



C’est à Royallieu aussi qu’elle connut le seul véritable grand amour de sa riche vie sentimentale, Arthur Capel, dit Boy, Anglais riche et séduisant amateur de chevaux, qui avec son ami Balsan « mirent le pied à l’étrier », au propre et au figuré, à la jeune Gabrielle. 
Ce livre édité par la Société Historique de Compiègne en 2008, a connu un grand succès, sa maquette a été très bien faite et le sujet est très « porteur ». Il a été beaucoup vendu à l’hippodrome de Compiègne, donné en cadeau aux vainqueurs des courses. 
Il en est à sa 3ème réédition : on peut se le procurer pour 15 € sur le site de la Société historique de Compiègne www.histoire-compiegne.com Brigitte SIBERTIN-BLANC DURAND, Le véritable séjour de Coco Chanel à Royallieu (1905-1909), Société historique de Compiègne, 2015.