André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930
André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

Bienvenue

Bienvenue sur notre blog familial Lesort-Madelin ouvert le 24 février 2010, jour anniversaire du mariage de nos grand-parents Lesort-Madelin en 1906.
Ce blog a été créé pour permettre la publication des archives familiales patiemment rassemblées et classées par notre grand-père André Lesort lui même puis par notre oncle Paul-André Lesort.
Nous publions régulièrement sur ce blog des extraits de ces archives qui nous paraissent intéressants, significatifs, cocasses ou émouvants.
Ce blog sert également de lien dans la durée entre les plus de 430 cousins et neveux que nous sommes, il permet donc de suivre l'actualité familiale dont vous voudrez bien nous faire part ou de partager votre connaissance de notre histoire familiale :
envoyez nous vos avis, faire-parts, photos, documents, histoires familiales à l'adresse lesortmadelin@gmail.com; nous en publions régulièrement sur ce blog.
Ce blog étant d'accès publique nous sommes toujours heureux de recevoir également toutes les contributions documentaires extérieures concernant notre famille ainsi que d'apporter nous-mêmes notre propre contribution à d'autres sites ou publications.Même adresse mail: lesortmadelin@gmail.com

Les nombreux articles parus sur notre blog, près de 200, sont en cours de publication sous forme de livres intitulés Famille Lesort-Madelin La Saga dont le tome IV paraîtra en novembre 2018.



dimanche 25 décembre 2011

1997, Tante Chantal Chamussy fête ses 90 ans.



Notre cousine Catherine Chenu nous envoie cette excellente photo (cliquer sur la photo pour l'agrandir) où l'on voit au premier plan le gâteau d'anniversaire recouvert de ses 90 bougies, au deuxième plan Tante Chantal Chamussy et au troisième plan de gauche à droite Tante Maggy et Oncle Gonzague Lesort, Tante Cici et Oncle Xavier Lesort, Tante Marie-Madeleine Guyot et Tante Marie-Geneviève Dhavernas.

Souvenirs d'Elisabeth Lesort - Tome IV - Auteuil

L'Exposition Universelle de 1900

- Où l'on voit Amédée Madelin après avoir pris Bar le Duc en horreur, faire le projet d'installer sa famille à Paris et y acheter un hôtel particulier à Auteuil d'une taille suffisante pour accueillir ses enfants et ses très nombreux petits enfants. 
- Où l'on voit la famille Amédée Madelin découvrir la légendaire exposition de 1900, construite sur les terrains de l'Ecole Militaire. 
- Où l'on voit enfin, Louis Madelin soutenir une thèse de doctorat sur Fouché dont la parution fera sensation dans les milieux universitaires.


Vues de l'Exposition Universelle

FOUCHE par Louis Madelin
L’hôtel particulier d'Auteuil avant sa démolition
 

Quelque petits enfants d'Amédée Madelin


Pour lire le tome IV des souvenirs d'Elizabeth Madelin cliquer ici 

Le petit Ravageot, l'histoire que Grand-Mère adorait raconter.

Il fallait bien que nous parlions un jour de la célèbre histoire tant de fois racontée par Grand-Mère, en particuliers à ses petits enfants : le petit Ravageot.
Cette histoire très morale lui plaisait beaucoup car elle possédait les ressorts dramatiques, mêlés d'une pointe de cruauté, propres à capter l'attention des enfants et sa fin très édifiante conjuguait l'affection conjugale et l'obéissance des enfants.
Elle est tirée des Contes du Petit-Chateau écrit et publié par Jean Macé en 1862.

Jean Macé (1815-1894), humaniste, militant politique tendance phalanstérien, enseignant et journaliste fut professeur de nombreuse années au pensionnat de jeunes filles du Petit-Château à Beblenheim en Alsace.
"C'est là, dans le silence et le recueillement, dans toute la joie sereine aussi qu'il éprouvait à ouvrir les jeunes intelligences qui lui étaient confiées, qu'il écrivit ces livres délicieux, modèles du genre, par où s'établit d'abord sa renommée : l'Histoire d'une bouchée de pain, les Serviteurs de l'Estomac, le Théâtre et les Contes du Petit-Château, l'Arithmétique du Grand-Papa, enseignant de la façon la plus ingénieuse l'organisation du corps humain, l'arithmétique, l'histoire, la morale, comme plus tard, à la fin de sa vie, dans les Soirées de ma tante Rosy, il essaiera d'enseigner l'astronomie".  (Source Institut Français de l'Education)

 


Le livre des contes du Petit-Chateau  ayant appartenu à  Grand-Mère nous a été prêté par notre cousine Marie-Noëlle Got, que nous remercions, pour en reproduire les illustrations.
Pour  permettre à tous de lire ou relire cette histoire devenue une référence à Grand-Mère pour beaucoup d'entre nous, notre cousin Jean-Baptiste Lesort a eu la sympathique idée de nous communiquer le lien correspondant sur le site Gallica, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque Nationale de France.
Pour lire le petit Ravageot cliquer sur :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58068669/f22.image.pagination.r=Le+petit+livre+des+meilleures+histoires+dr%C3%B4les+pour+les+enfants+.langFR

Notre cousin-issu-de germain Michel Budan, fidèle lecteur de notre blog, nous signale que sa grand-mère, Tante Lucie soeur de Grand-Mère, racontait aussi souvent cette histoire à ses petits enfants et nous donne un lien pour une version word plus lisible mais sans illustrations :

http://data0.eklablog.com/litteratureprimaire/perso/jean%20mace/le%20petit%20ravageot.doc


dimanche 27 novembre 2011

Souvenirs d'Elisabeth Lesort - Tome III - 2ème partie - Les années de deuil

Enterrement de Sadi Carnot

 

- Où l'on voit les Français apprendre avec consternation l'assassinat de Sadi Carnot par un anarchiste à Lyon.
- Où l'on voit deux ans plus tard Nicolas II de Russie et la tsarine redoutant un attentat durant leur voyage à Paris. 
- Où l'on voit la famille Madelin très heureuse de célébrer deux nouveaux mariages : Geneviève avec le lieutenant Léon Zeller et Louis avec Mina Beaudelot.
- Où l'on voit enfin Elisabeth Madelin briller dans les salons de Bar le Duc en récitant une chanson trouvée dans Mon Journal auquel elle était abonnée.



Assassinat de Sadi Carnot
Voyage à Paris du Tsar Nicolas II
                                                                          
                                   

pour lire le tome III-2ème partie des souvenirs d'Elizabeth Madelin cliquer ici

Lettre d'André Lesort , notre grand-père,après le décès de sa mère Céline Lesort née Brouesse.

Olivier Lesort nous a retranscrit une lettre émouvante, mêlant chagrin et précarité financière, datée du 23 juillet 1910, de notre grand-père, André Lesort à sa femme Elizabeth, suite au décès de sa mère Céline Lesort née Brouesse.

Ma pauvre enfant chérie,
Quelles épreuves, et mille fois plus cruelles à subir sans toi ! Tout le long de cette douloureuse journée, tandis que je suivais des yeux le cercueil de ma pauvre maman chérie, que je considère mon père bien aimé, que je vois sans cesse tous ces objets placés, ficelés, étiquetés par les mains soigneuses de ma petite mère, je me demande ce que tu deviens, comment tu te trouves, si tu n'as pas besoin de moi.
Je ne vis pas, et je grille du désir d'être auprès de toi, de partager avec toi cette croix si dure à porter, de te parler de cette bonne mère, dont je sens que j'ai à continuer la vie, les pensées, les intentions..., les vraies, celles qu'elle avait au fond de son cœur si excellent, et qu'elle se dissimulait parfois à elle-même. Oh ! Ma pauvre chérie, quel vide immense, et comment j'ai besoin de toi pour m'aider à le supporter. Ta lettre a fait tant de bien à Père ce matin, de la délicate et chaude affection de ta chère maman pour nous. Ta maman est plus que jamais la mienne !
Je voulais rentrer à Rennes lundi, car je ne peux te laisser aussi longtemps seule, et je ne peux davantage me passer de toi, mais je ne pas non plus laisser mon pauvre père seul dans cette maison, dont il touche et retouche tous les objets en faisant une mine si lamentable !
D'autre part, il y a à faire des démarches à l'enregistrement ; il faut payer les pompes funèbres, aviser à l'aménagement de la chère tombe. Père veut reprendre lundi son service aux propriétaires et mercredi aux agriculteurs, y toucher son traitement et y ...( illisible) son permis, et il compte sur moi pour être avec lui, dans tout cela. Il avait voulu rester jusqu'à samedi ici et que je reparte moi-même lundi ou mardi, mais les Olivier ne peuvent retarder leur départ  au delà de jeudi ou vendredi au plus tard, et comme ils ont les trois enfants de Germaine, celle ci ne pouvait rester. Que toutes ces alternatives sont dures à envisager !
Mais, je t'en conjure, rappelle-moi auprès de toi à la moindre alerte, au moindre désir ! Tu as passé par les mêmes douleurs que moi, quand tu as perdu ton pauvre cher papa, mais tu n'avais pas de décisions à prendre, tu n'avais pas ces pénibles combats intérieurs à subir pour savoir si tu devais être auprès de l'un ou de l'autre, comme moi, qui voudrais être ici et à Rennes !
Ta maman m'a ce matin apporté 200 fr ; je voudrais n'y pas toucher et emprunter, à mon retour, sur quelques unes de nos valeurs ; d'ailleurs tu n'as certainement pas touché la moitié des coupons qui étaient payables, car rien qu'en titres russes, il y avait pour 60 f. Ne te tourmentes pas à ce sujet, mais, si tu as besoin d'argent, télégraphie-moi, je te renverrai celui que tu m'as adressé, regardes encore les coupons et touches-en ; pour les bourses(?), vois si tu ne dois pas leur demander d'attendre jusqu'à mon retour, en leur disant que c'est moi qui m'occupe de tout cela.
Je suis au désespoir de te savoir dans cette détresse financière, et, réflexion faite, je t'envoie cinquante francs sous ce pli.
Schek m'a écrit un mot charmant, et Le Meur qui le croirait ? Une lettre pleine de cœur. Il faut que je m'achette( écrit ainsi ) un complet noir : je n'ai pour aller à la messe demain, que mon vêtement gris qui est mon habit. Je vais aussi t'acheter un jupon ; pour toi, ne faudrait-il pas une robe, dis-le moi vite. Germaine en a acheté une, toute ornée de crêpe, 49 f. Veux-tu quelque chose de semblable ?
Marie Sibout, ayant deux enfants malades, n'a pu arriver qu'après la messe, et la pauvre Germaine aurait été seule à conduire le deuil si ta maman n'avait eu la bonté de l'accompagner. Je n'ai ni le temps ni la force de te donner aujourd'hui des détails de cette cruelle journée. Père s'est montré un saint, un fort et un vaillant ; il était vraiment un chef de famille, chrétien dans toute sa force. Tous les excellents messieurs de Saint Vincent l'avaient entouré d'une douce et chaude sympathie, qui nous réconfortait tous, et le froid M. Fleche lui-même était excellent.
Allons, courage, ma bonne chérie, je m'appuie sur toi, avec toi nous parlerons de ma chère mère, qui t'aimait tant et qui était si fière de toi. Père t'embrasse comme il t'aime, très paternellement et moi ton André, bien affligé, plus affligé encore parce qu'il est sans toi, je me jette dans ton cœur avec toutes mes larmes et tout mon amour.
Embrasse bien les chéries petites : c'est d'elles dont Mère parlait quand elle a été frappée du coup ( ? mot  illisible)

Ton André

Germaine n'est arrivée qu'à 11h1/2, après moi, bien après. Le pauvre père était seul jusqu'à qu'on arrive. Quelle horrible nuit!

Oncle Gonzague Lesort fête ses 90 ans

Olivier Lesort nous a envoyé une excellente photo d'Oncle Gonzague à l'occasion de ses 90 ans fêtés en famille à Bruxelles le 19 novembre dernier.
Le livre que présente Oncle Gonzague, lui a été offert par Mathieu, fils d'Olivier, pour manifester affection, estime et admiration  à son grand-père : Monsieur Parfait.
Nous nous joignons à nos cousins bruxellois pour souhaiter un bon anniversaire à Oncle Gonzague.


Des nouvelles d'Oncle Pierre Kervella

Notre cousine Blandine Ayoub nous donne des nouvelles d'Oncle Pierre Kervella :

" Bonnes nouvelles d'oncle PK : Depuis une double opération du dos début mai 2011, qui l'avait laissé tétraplégique dans un premier temps, puis assez lourdement paralysé suite à la deuxième intervention, Frère Pierre s'est battu courageusement et résolument, comme un vrai Breton, avec l'aide de kinés et d'ergothérapeutes compétents et efficaces. Il a quitté à la fin de l'été le centre de rééducation fonctionnelle où il avait passé quatre mois difficiles, malgré la grande gentillesse du personnel, et a pu réintégrer son monastère, de façon assez inespérée, - quasi miraculeuse d'après le corps médical.
Il dispose d'une nouvelle cellule, au sein de l'infirmerie du monastère, et partage les repas des moines auxquels il se rend en déambulateur, mais sur ses deux pieds ! Le reste du temps, il lit beaucoup, assis dans un fauteuil roulant qui permet de l'amener jusqu'à l'église pour les offices principaux du jour. Il s'est même exercé à recoudre des livres, en bon relieur : il a mis 2 heures au lieu de 10 minutes, certes, mais son obstination a néanmoins vaincu l'obstacle. Il s'agace de ses maladresses, et de ne plus pouvoir écrire, mais sa tête est totalement opérationnelle, et son humour intact (son mauvais esprit aussi,  à l'occasion...)
Sachez qu'il demande régulièrement des nouvelles de toute la famille, et que son anniversaire étant le 25 novembre, - 87 ans -, vous pouvez lui envoyer vos encouragements : Frère Pierre, Abbaye de la Pierre-Qui-Vire, 89630, Saint-Léger-Vauban."


Une photo d'Oncle Pierre Kervella, avant son opération, parue dans "Prions l'Eglise" de juin 2011


mardi 25 octobre 2011

Souvenirs d'Elisabeth Lesort - Tome III - 1ère partie - Les années de deuil

            15 aout 1893. Elizabeth, notre grand-mère, et Lucie Madelin en robe de deuil de leur sœur Marguerite


Notre cousine Claire Lesort-Chevalier a poursuivi avec courage le décryptage des souvenirs de Grand-Mère et nous en offre la suite illustrée :

 Où l'on voit la famille Amédée Madelin connaître une grande fierté: l'agrégation de Louis à vingt ans, puis un immense chagrin : la mort de Marguerite à 17 ans.


Où l'on voit la famille renouer avec des moments heureux lorsque deux des enfants se marient : Jules avec Méry Zeller, puis René avec de Jeanne de Sainte Marie.



Le château des Zeller à Oberbruck












Le château des Zeller à Etueffont




Pour lire le tome III-1ère partie cliquer ici

Versailles 1950 - Réunion de famille Lesort

Réunion de la famille Lesort à l'occasion du séjour des Bidault en France, manquent les Xavier Lesort en séjour à Rome. Cliquez sur la photo pour l'agrandir et reconnaître les participants.

Ludovic Lesort. Bulletins scolaires et attestations au Lycée impérial de Rouen

Voici, extraits de nos archives familiales, quelques  bulletins et attestations scolaires de notre arrière grand-père Ludovic Lesort au lycée impérial de Rouen entre 1859 et 1869.
Sur  le bulletin scolaire du deuxième trimestre en math elem (1869), l'appréciation générale est : " je ne doute pas qu'il réussisse dans la carrière où il entrera", c'est flatteur, malheureusement les fortes convictions politiques et religieuses de notre arrière grand-père le feront exclure de l'administration fiscale et vivre, sa famille et lui de terribles difficultés comme nous l'avons vu dans le récit de la jeunesse de Grand-Père écrit par Grand-Mère (publié sur le blog en février 2010).
Pour les agrandir, cliquez sur les documents :



Attestation de scolarité de la 8° à mathématiques élémentaires
Première communion 1861

Bulletin scolaire 8°- 1860
Bulletin scolaire math elem 1869

Ludovic Lesort en classe de math elem
                                                                                                                                                                                                          

lundi 26 septembre 2011

Souvenirs d'Elisabeth Lesort Tome II - 2ème partie - Bar les années heureuses

 Le Pilori,  journal royaliste à l'époque

Claire Lesort-Chevalier poursuit la publication des souvenirs de Grand-Mère:
Où l’on voit Amédée Madelin, conservateur tendance monarchiste, hésiter à diffuser une caricature du Pilori puis être battu aux élections législatives de 1889 et le même Amédée crier "Vive la France" lors de la visite du Président  Sadi Carnot à Bar le Duc en 1899, pour éviter un inconcevable "Vive la République"!
Où l’on voit par la suite la famille Madelin organiser de nombreux dîners et un bal magnifique dans la maison de Bar.
Où l’on voit enfin Amédée Madelin, sauvant de la ruine son voisin jardinier lors de l’inondation du Naveton, lequel jardinier lui montrera sa gratitude quelques années plus tard.


Spécial saga familiale. L'héritage fantôme des Madelin. Révélations.






1943 - Un héritage imprévu et des rêves au 11 quater rue du Hazard à Versailles

                                                    
Notre cousine Françoise Dequecker nous rapporte ici, d'après des documents trouvés dans nos archives familiales, une affaire étonnante :

                                                   L'HERITAGE FANTOME DES MADELIN

En 1943, Louis Madelin écrit à Elisabeth et André Lesort, ses soeur et beau-frère :
« Je viens de recevoir la visite d’un jeune homme qui s’est dit secrétaire de M. Maurice Coutot, généalogiste. La « maison Coutot » aurait « découvert une succession à laquelle nous serions tous intéressés comme héritiers, cousins au 6° degré (mon visiteur était fort instruit de tous nos ascendants dont il m’a énuméré les prénoms, lieux et dates de naissance et de décès).
Il s’est enquis des adresses de mes frère et soeurs pour vous faire la même « révélation » ; je n’ai pas cru devoir les lui refuser. Je crains maintenant d’avoir agi un peu vite, car je lui ai signé l’autorisation, pour mon compte personnel, de poursuivre ses « recherches », ce qu’il ne ferait que quand il aurait réuni toutes les signatures. Comme mon visiteur ne demandait pas d’avance, je n’ai pas, au 1er abord, vu d’inconvénients à tout cela (sans d’ailleurs beaucoup croire à cette mirifique succession). »

Peu après, Jules Madelin écrit à André :
« Tu as dû avoir de mes nouvelles par le représentant de Coutot que j’ai reçu avant-hier. Il a été stupéfait parce que avant même qu’il se soit assis, je lui ai dit : Vous venez me parler de la succession de ma cousine Marthe Madelin qui habitait Tomblaine et que nous avons en effet perdue de vue. Il a dû convenir que j’étais dans le vrai. Je lui ai néanmoins signé son papier, convaincu qu’il s’agit d’une affaire de rien. Il peut y avoir des héritiers du côté de sa mère, née Léger, sur laquelle Coutot n’a pas fait encore d’enquête. La famille Léger, m’a dit le commis de Coutot, est fort médiocre, « surtout en comparaison de la famille Madelin »
«  Il eût été encore plus étonné si j’avais eu les renseignements que me donne ce matin Marie Roy : « Il y a environ 15 jours nous avions vu dans l’état-civil du journal la mort de Melle Marie Madelin, décédée à la maison de Secours – puis dans la liste « inhumations d’aujourd’hui », Melle Marie Madelin à Tomblaine... Si c’est d’elle dont il s’agit, M. Coutot a été vite pour prendre l’affaire en mains... » Jules ajoute : «  Le décès étant très récent, Coutot lui-même ne connait pas le quantum de la succession. Cette branche de la famille passait pour très décavée. Mon grand-père a bouché bien des trous. J’ai connu Constance Madelin que j’allais voir avec Papa ; c’était sa cousine germaine, et la tante de Marthe. Excellente vieille fille, mais vivant de rien. Donc pas d’espoirs, je crois, de voir la Fortune et sa roue »
Qui est cette cousine Marthe Madelin, inconnue de tous, sauf de Jules Madelin – et de sa sœur Geneviève Zeller - ?
Pour comprendre, retour en arrière sur environ un siècle et demi :
Jean-Baptiste Madelin, modeste négociant en tissu à Toul dont il est le maire, a eu de son mariage en 1787 avec Rose Prat, trois fils :
  • Barthélémy, né en 1789, dit « Madelin »
  • Auguste, né en 1794, jeune Saint-Cyrien tué à 18 ans pendant la campagne de Russie
  • Jules, notre ancêtre, marié à Virginie Deschiens.
Barthélémy, dit Madelin, épouse en 1820 Françoise Léger, dont il a 7 enfants : 2 seulement surnageront dans la mémoire familiale, grâce notamment aux Souvenirs du Général Paul Xardel  : » Madelin l’ainé, mon grand-oncle, avait fait du commerce mais il n’avait pas d’aptitudes et il n’avait pas réussi. Il n’était pas plus apte à diriger l’éducation de ses deux enfants Auguste et Constance, et mon bisaïeul (Jean-Baptiste) avait par testament avantagé son fils Jules en le chargeant d’y pourvoir » (d’où les trous bouchés par ce dernier qu’évoque plus haut son petit fils Jules, l’aîné de la fratrie Madelin qui s’agite autour de l’héritage).

Paul Xardel poursuit dans ses Souvenirs : « Auguste était comme son père un esprit peu pratique, il n’avait pas fait de bonnes affaires. Il a laissé une fille Marthe qui a été élevée au Sacré-cœur de Nancy. Quant à Constance, pieuse personne, cœur dévoué, créature effacée et résignée, elle n’avait guère connu de la vie que ses devoirs et ses rigueurs. Elevée à Mattaincourt chez les religieuses de Notre-Dame, la congrégation fondée par le Bienheureux curé Pierre Fourrier, elle avait été obligée de gagner sa vie ; elle avait été institutrice chez les Zorn de Bulach. Vieillie et retirée du monde, elle s’occupait encore de l’éducation de sa nièce Marthe et vivait en pension chez les sœurs de l’Espérance, pas trop loin de Tomblaine. »

Quelques mois après les échanges épistolaires entre les Madelin et M. Coutot, rebondissement : le 25 Août 1943, le généalogiste informe les héritiers présumés d’une lettre manuscrite récemment reçue par le Maire de Tomblaine, sous une enveloppe bleu pâle, portant le timbre de Nancy, 19 h, 13-7-43. Voici le texte de cette lettre, syntaxe et orthographe respectées :

TOMBLAINE le 4 février 19...(illisible)

Monsieur le Maire,

Je vous envoy cette lettre qui pour des raisons personnel ne vous parviendra que trois mois après mon décès voilà bien longtemps que je suis souffrante le professeur de l’hôpital me trouve cancéreuse le coeur très faible sans soin. Monsieur le Maire je n’ai personne pour s’occuper de moi je vous le demande charitablement j’ai garder le bien de mes p arents pour moi vivre durant ma vieillesse comme je n’en profiterai pas ce que je demande que ma maison ne soi pas vendue ni les meubles de mes parents je veux que cela reste à la commune à des gens honnêtes. Je les donnents de mon vivant à la famille Pierre postier avec le jardin face à chez moi entouré d’un mur jusqu’au prolongement à la haie en ligne droite. Les frais de mon enterrement seront payés à la commune par mes locations. à vous Monsieur le Maire le droit à mes signatures avec mes remerciements je demande des prières.

M. MADELIN
18 bis Grand Rue TOMBLAINE

M. Coutot émet des doutes quant à la validité de ce testament...

Le 11 Septembre 1943 a lieu la levée des scellés et l’inventaire « en présence d’ailleurs de M. Edmond Marie Jules Madelin, votre co-héritier. La succession comprend une grande maison à Tomblaine, dont l’intérieur est dans un état de saleté invraisemblable ; un mobilier en très mauvais état, plusieurs terrains sur la commune de Tomblaine, qui peuvent valoir entre 700.000 frs et un million.
«  Nous avons retrouvé des documents signés par la défunte, et avons pu les rapprocher de la fameuse lettre contenant les dispositions testamentaires : j’ai la conviction maintenant qu’il s’agit d’un faux, et j’ai même l’impression que ce faux est l’oeuvre de M. PIERRE.
«  Je vais faire photographier les documents en vue d’une expertise, et je vous tiendrai au courant de la suite »
M. Pierre, c’était le postier en faveur duquel Marthe était censée avoir écrit le testament...

Le 29 Novembre, le généalogiste écrit à M. et Mme Lesort, comme sans doute aux autres héritiers :  « J’ai le plaisir de vous informer que M. de Rougemont, Expert près le Tribunal de la Seine, à qui nous avons soumis la fameuse lettre testamentaire signée M. Madelin, vient de conclure qu’il s’agissait d’un faux »
Le plaisir sera de courte durée : en Janvier 1944 M. Coutot, navré (tout ce travail pour rien !) informe les « héritiers » qu’il a été trouvé « au cours du dépouillement d’un vieux tas de papiers au domicile de Melle Madelin un testament daté du 10 Septembre 1926 qui les exhérède.
La bénéficiaire du legs, aujourd’hui comtesse de La Brosse étant toujours existante, le testament doit recevoir son exécution ».
Qui est la comtesse de La Brosse ? A la date de la rédaction du vrai testament (1926), elle est encore Marthe (ou Marie-Marthe) Madelin, une fille du second mariage de René Madelin, le frère de Jules, Elisabeth, Louis et les autres. Il est mort en 1940. Elle-même, née en 1908, épouse en 1939 Jacques Blanchard de la Brosse. Elle n’aura officiellement aucun enfant. Disons officiellement, car d’après certains, qui ont leurs sources, elle aurait eu dans son extrême jeunesse un fils, discrètement confié à l’adoption, qui aura lui-même un fils ministre de la Vème République.Elle est morte en 1988.
Geneviève Zeller attribue le choix de la future comtesse de la Brosse comme héritière à la similitude de prénom : « Marthe ne voyait aucun de nous et ne sortait jamais de sa maison. Sa fortune a été léguée cependant à une personne de notre famille portant le même prénom qu’elle, ce qui l’avait frappée »
Alors, riche ou pauvre, la cousine à héritage ? Toujours d’après Geneviève Zeller, « elle a laissé une assez belle fortune acquise peu à peu,surtout en terres et en champs «  Pour son frère Jules, au contraire, « cette branche de la famille passait pour très décavée ».
Et après tout, qu’importe ? Les frères et soeurs Madelin avaient eu assez de bon sens pour ne pas fantasmer sur cette succession, ils n’ont donc pas été déçus. En ces temps de guerre si difficiles, cela aurait pourtant pu mettre du beurre dans les topinambours...

vendredi 24 juin 2011

Cousinade du 18juin 2011 au Prieuré Saint-Germain


Bravo à nos cousins Olivier et Nicolas Lesort qui ont eu l'idée, puis organisé et tout préparé avec leur famille pour accueillir dans les meilleures conditions la cousinade 2011 au Prieuré Saint-Germain, prêté par oncle Gonzague pour la circonstance.
Une soixantaine de cousins et neveux, bravant les incertitudes d'une météo tourmentée, ne l'ont pas regretté.
Ils ont trouvé la route panneautée jusqu'à l'intérieur de la propriété, propriété si bien arrangée qu'elle présentait le cadre le plus séduisant pour cette réunion de famille.
Un kir normand, au cidre de la propriété, servi dehors sous le soleil, a lancé les festivités, suivi d'un discours d'Olivier tout à fait digne de notre lignée Madelin , d'un mot d'oncle Gonzague lu également par Olivier et d'un ban pour les organisateurs.
Catherine Chenu avait réalisé et présenté un grand tableau avec les plus de 400 cousins, neveux, petit-neveux liés à la descendance Lesort-Madelin ;  impressionnant, non ?
L'intérieur de la maison avait été déménagé pour mettre les tables, les chaises et les buffets du déjeuner qui s'est déroulé dans la convivialité et l'animation habituelles à notre famille (certains ont même eu une extinction de voix).
Chacun pouvait se servir généreusement sur des buffets appétissants et variés, garnis de ce que chacun avait apporté; un certain nombre de cousins ont pu encore diner le soir.
Après le déjeuner, Nicolas a projeté un montage audiovisuel de son cru, très réussi, avec des photos recueillies par lui entre autres sur notre blog et un film du mariage de ses parents (ah ! la mèche rebelle d'oncle Gonzague à la sortie de l'église que tante Maggy lui fait rectifier !).
Les alternances de petites pluies et de grand soleil rythmaient dans la bonne humeur des mouvements entre l'intérieur et l'extérieur, créant une animation supplémentaire.
Au total une journée de cousinade tout à fait réussie et dont tous sont repartis ravis en se disant leur chance d'avoir une famille aussi sympa ...
Merci donc à Olivier, à Nicolas et à toute leur famille de nous avoir permis de le vérifier encore une fois par ce bon samedi en Normandie et grand merci  à oncle Gonzague pour avoir mis le Prieuré à notre disposition avec cidre et camemberts en sus.

 Vues du Prieuré avec ses majestueux topiaires taillés




Souvenir de 1984
                                   Ci-dessus au même Prieuré Saint-Germain en 1984 pour célébrer :
                                               - 40 ans de mariage de Xavier et Cici Lesort
                                               - 40 ans de mariage de Marie-Madeleine et Jean Guyot
                                               - 50 ans de mariage de Chantal et Léon Chamussy
                                               - 50 ans de mariage de Marie-Geneviève et Jean Dhavernas


Nota : cliquez une fois ou deux fois sur les photos pour les agrandir.

Dieu a-t-il une place à la télé? Interview de Marc Lesort.

Jean-Michel Dhavernas nous a fait passer un article paru dans Le Bulletin du Jour du Seigneur et intitulé "Dieu a-t-il sa place à la télé?"avec une interview de notre cousin Marc Lesort. Celui-ci, consulté avant publication sur notre blog, nous apporte les précisions suivantes :

  "La journaliste qui nous a interrogés  ignorait pratiquement tout de la question (!), et elle a  interprété mes propos de façon quelque peu approximative ; l'idée simple, selon laquelle la télé publique s’intéresse à tout ce qui est vivant, que le phénomène religieux est bien vivant, et qu'à ce titre ne pas le prendre en compte aurait été absurde - je ne crois pas qu'elle l'ait vraiment compris. De même, nous nous intéressons à tout ce qui fait sens, et la foi fait sens aujourd'hui pour beaucoup de français : ce qui explique que la télé publique, toute laïque et républicaine qu'elle soit, édite et diffuse des émissions "religieuses"…comme elle édite et diffuse quelques (trop rares à mon gout) émissions scientifiques, artistiques, politiques, etc…Mais ce point de vue, qui s'efforce d'éviter les pièges du prosélytisme, comme ceux de la discrimination, n'était manifestement pas le sien. Donc, si vous le souhaitez, "éditez" à votre tour, mais si possible avec cette petite réserve (dont j'ai fait part au frère Jeannin, patron du "Jour du Seigneur")."

 Pour bien lire, cliquez deux fois sur l'article :


Souvenirs d'Elisabeth Lesort Tome II - 1ère partie - Bar les années heureuses


Second empire, soldats d'infanterie à shako
 
Claire Lesort-Chevalier nous livre la suite des souvenirs de Grand-Mère:
Où l’on voit naître au sein de la famille Amédée Madelin, la petite Elisabeth, puis Albert, Charles, Bernard, tous trois décédés très peu après leur naissance et enfin le treizième enfant, la petite Lucie qui sera chérie de tous.
Où l’on découvre la mythique Pichardière et ses vacances délicieuses avant de mornes retours dans un Bar-Le-duc glacial.
Où l’on apprend enfin que la passion de Louis Madelin, futur académicien, pour l' Empire remonte à sa tendre enfance.

Eglise Saint-Jean où Grand-Mère fut baptisée








"nous nous sentions pris de tristesse dés le coin de la gare"






Pour lire le tome II-1ère partie cliquer ici

dimanche 22 mai 2011

Jean-Michel et Béatrice Dhavernas fêtent leur 45 ans de mariage ou comment la béatification de Jean-Paul II servit une autre cause...

Un reportage exclusif de notre correspondante spéciale sur l’événement, Clémence Le Grelle, fille de Jean-Michel et Béatrice.

                                                          
Le 26 mars dernier, Jean-Michel et Béatrice Dhavernas fêtaient leur 45ème anniversaire de mariage. Un évènement qui serait passé inaperçu sans la mobilisation de leurs enfants qui, pour mieux noyer le poisson, leur ont concocté un week-end surprise un mois plus tard...
Pendant que Régis et Clémence (Le Grelle) leur demandaient de garder leurs enfants sous prétexte d'aller à Rome pour la béatification de Jean-Paul II et que Geoffroy et Pia leur empruntaient verres et tables pour un soi-disant dîner d'adolescents chez eux, Jean-Michel et Béatrice n'ont pas aperçu Marie-Liesse, arrivée deux jours avant de Marseille, dans les rues du Chesnay... 
Un SMS le samedi matin consolida la version officielle : "Voyage en car un peu éprouvant mais ambiance du tonnerre" signé Clem. Béatrice dira même à Pia sa joie de les savoir à un tel événement ecclésial... 
Leur surprise fut donc totale d'entendre Marie-Liesse s'annoncer à leur porte le samedi vers 17h... Suivie de près par Clémence venue récupérer la marmaille ! Ils ont eu une heure pour se mettre sur leur 31 avant de rejoindre leurs enfants à la messe d'action de grâce dite aux intentions de la famille. 
En arrivant à pied près de l'église, Jean-Michel glisse à Béatrice en lui désignant une silhouette au loin : "Incroyable, c'est le sosie d'Alain.." Sosie, sosie, le vrai, plutôt ! En se rapprochant, ils découvrent l'église pleine de leurs amis venus les entourer pour fêter dignement cet anniversaire !
La sortie de la messe fut d'ailleurs à la hauteur de l’événement, tous s'étant regroupés pour acclamer les "jeunes mariés" et réclamer le baiser traditionnel... avant de se retrouver pour dîner non loin de Versailles.
La cerise sur le gâteau, après la chanson des frère et sœurs de Béa et le petit mot de Domitille, resta l'arrivée de Jean-Christian avec les bougies du dessert.

Le dimanche fut plus paisible, l'émotion toujours palpable d'être tous réunis. Un déjeuner familial et un après-midi serein entrecoupé par un discours de la fratrie pour respecter les traditions familiales. Chacun a pu profiter de cette belle journée et revivre les joies de la veille avant de nous séparer. Pia a eu le mot de la fin adéquat en ce week-end pontifical : "habemus familiam !". Et quelle famille... Deo Gratias ! 

Voici le petit discours spontané de Domitille, 9 ans, devant les amis : 
"Bon-Papa et Bonne-Maman, 
quand vous êtes tristes, vous avez toujours le sourire
quand vous êtes malheureux, vous avez toujours un cœur d'or,
aujourd'hui, avec vos 150 amis, c'est comme quand vous étiez jeunes (sic !) dans la cour de récréation à jouer, à rire, à vous amuser,
et moi, ça me fait très plaisir !"

Souvenirs d'Elisabeth Lesort - Tome I - "Avant ma naissance"

L'impératrice Eugénie

Notre cousine Claire Lesort-Chevalier a entrepris le très gros travail de déchiffrer, taper et illustrer les souvenirs de notre grand-mère Lesort née Madelin qui seront publiés en cinq parties sur le blog et dont nous vous présentons aujourd'hui le premier tome.
Dans ce premier tome on voit la petite histoire se mêler à la grande avec la mère de Grand-Mère invitée au bal de l'impératrice Eugénie avec le prince impérial, femme et fils de Napoléon III et l'occupation prussienne après la guerre de 1870, où Amédée Madelin, notre arrière-grand-père, apostrophe rudement un occupant prussien et où, en d'autres circonstances, se prépare à partir en déportation pour la Silésie.

Des prussiens dans une école française

L'occupation prussienne après la guerre de 1870


Pour lire le tome I cliquer ici
Déportés par les prussiens








Menu du repas de fiançailles de Grand-Père et Grand-Mère, illustré par Grand-Mère.19 novembre 1905.

Ce charmant petit menu de fiançailles avait été pieusement conservé par Grand-Mère dans ses papiers que nous avons en archives.
On suppose que les petits personnages sont bretons car Grand-Père était en poste à Rennes à ce moment.
Quant au menu il parait bien frugal pour l'époque où la mode était plutôt à des listes interminables de plats.
Notre cousin Henri Chamussy nous envoie le commentaire suivant au sujet de ce menu : "Grand-Mère disait souvent :   " à mon repas de fiançailles, il y avait une dinde à table ". La lecture du menu confirme cette affirmation. Connaissant Grand-Mère, je ne puis croire qu'elle disait cela en toute innocence..."
  


vendredi 29 avril 2011

Souvenirs sur la Pichardière par notre grand-mère Elizabeth Lesort-Madelin. Deuxième partie.


Nous publions la suite des souvenirs de Grand-Mère sur la Pichardière toujours déchiffrés, tapés et illustrés par Catherine Chenu.
Ces souvenirs évoquent cette fois, à partir de 1900, l'époque où la mère de Grand-Mère, Marie Madelin-Bonnet avait pris la gérance de la Pichardière.
Pour lire la suite des souvenirs cliquez ici.


Grand-Père Lesort "en tenue de Pichardière"



Extraits de courriers entre Grand-Mère et Grand-Père, fiancés, en 1905.

Notre cousin Olivier Lesort a sélectionné deux extraits de courriers datant de 1905, au badinage presque osé, entre nos grands parents alors fiancés.
Lettre d'Elizabeth Madelin à André Lesort datée du 15 Décembre 1905, extrait:

« Vous prendrez possession de votre chaire à la Faculté, un mois, heures pour
heures, après que nous nous sommes trouvés pour la première fois aux pieds de N.D
des Victoires. Pourquoi vous effrayez-vous d'avoir des dames à votre cours ? C'est
bien plutôt moi que cela devrait effrayer ! tout mon regret est de ne pas connaître une
seule de ces dames afin qu'elles me rendent compte du cours, heureusement que dans
la suite des temps j'en connaîtrai plusieurs et je les interviewerai sur ce sujet. »

Lettre écrite de Rennes le 16 Décembre 1905 rassurant sa fiancée sur sa fidélité
à toute épreuve !

« Soyez sans inquiétude aucune à l'égard des dames qui assistaient au cours
d'hier ; pour vous rassurer,, je vous dirai que c'étaient, en outre Madame Digeaux,
la femme du Directeur de la Banque de France et celle du percepteur de Rennes,
toutes mères de famille. Il s'en est fallu de peu qu'il y eût aussi une jeune fille, fille
du percepteur en question, mais il paraît qu'elle est arrivée quand j'étais déjà dans la
chaire et qu'elle n'a pas osé entrer ; même si elle eût été là, je pense que vous seriez
sans inquiétude, ou alors...., je ne sais ce qu'il me resterait à faire, peut-être à me
jeter dans la Vilaine(elle n'était pas encore couverte à cette époque) ou, ce qui vous
plairait davantage, à me jeter sous les roues d'un tramway( ils ont disparu eux). Je
vous laisse le cruel plaisir de choisir mon supplice !!! »

Photo-montage des neuf Lesort devant la Pichardière.

De gauche à droite les neuf Lesort par ordre d'age : Chantal, Gertrude, Wilhelmine, Marie-Geneviève, Paul-André, Marie-Madeleine, Xavier, Gonzague, Thérèse (devant).


Nous avons dans la famille Lesort-Madelin des virtuoses du photo-montage informatique et Constance Ayoub, fille de notre cousine Blandine Ayoub-Kervella, nous a fait le plaisir de placer les neuf Lesort, en 1929, devant leur si chère Pichardière d'une façon très réaliste.Nous n'avions en effet aucune photo d'eux où l'on pouvait voir distinctement la Pichardière en arrière plan; avec quelques années de retard et quelques manipulations complexes c'est fait! Merci à Constance.