André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930
André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

Bienvenue

Bienvenue sur notre blog familial Lesort-Madelin ouvert le 24 février 2010, jour anniversaire du mariage de nos grand-parents Lesort-Madelin en 1906.
Ce blog a été créé pour permettre la publication des archives familiales patiemment rassemblées et classées par notre grand-père André Lesort lui même puis par notre oncle Paul-André Lesort.
Nous publions régulièrement sur ce blog des extraits de ces archives qui nous paraissent intéressants, significatifs, cocasses ou émouvants.
Ce blog sert également de lien dans la durée entre les plus de 430 cousins et neveux que nous sommes, il permet donc de suivre l'actualité familiale dont vous voudrez bien nous faire part ou de partager votre connaissance de notre histoire familiale :
envoyez nous vos avis, faire-parts, photos, documents, histoires familiales à l'adresse lesortmadelin@gmail.com; nous en publions régulièrement sur ce blog.
Ce blog étant d'accès publique nous sommes toujours heureux de recevoir également toutes les contributions documentaires extérieures concernant notre famille ainsi que d'apporter nous-mêmes notre propre contribution à d'autres sites ou publications.Même adresse mail: lesortmadelin@gmail.com

Les nombreux articles parus sur notre blog, près de 200, sont en cours de publication sous forme de livres intitulés Famille Lesort-Madelin La Saga dont le tome III est en préparation.




vendredi 30 juin 2017

Une aventure toute familiale : le blog Lesort-Madelin

Pour ceux qui ne sont pas abonnés aux VPF (descendants Madelin, Bonnet, Zeller), voici l'article que nous y avons fait paraître tout récemment :


Une aventure toute familiale : le blog Lesort-Madelin



L'équipe actuelle des cousins du blog (de haut en bas et de gauche à droite) :
Claire Lesort-Chevalier, Blandine Ayoub, Françoise Deckequer, Catherine Chenu, Régis Guyot
François Lesort, Christophe Lesort, Nicolas Lesort, l'équipe en réunion

L'idée.

La création du blog Lesort-Madelin provient de la conjugaison en 2009 d'un certain nombre d’événements familiaux.
Il faut tout d'abord savoir que nous sommes en possession d'archives familiales significatives tant du côté Lesort que Madelin dont l'original du fameux journal de la Pichardière. Au départ constituées par notre grand-père André Lesort, grand archiviste s'il en fut, ces archives furent ensuite reprises par notre oncle Paul-André Lesort qui fit un travail considérable pour effectuer des recherches principalement généalogiques mais aussi pour enrichir ces archives et les classer. L'essentiel du classement actuel de nos archives reste d'ailleurs le sien.
Ces archives furent par la suite précieusement conservées par notre oncle Gonzague Lesort qui décida en 2009 de les transmettre à la génération suivante en y recherchant un repreneur.
Moi-même, sollicité alors par quelques cousins, si je voyais bien l'intérêt qu'elles soient conservées, je ne voyais pas bien celui qu'elles dorment dans ma cave.
Or vers la même époque, une de nos cousines Chamussy, Bernadette Le François organisa à Versailles une cousinade tellement réussie qu'elle était la démonstration éclatante de ce que notre lien familial apportait de convivialité et de joie à tous dans ces retrouvailles mais aussi l'impérieuse nécessité d'entretenir la vitalité d'un tel lien.
De là naquit l'idée de créer un site internet permettant à la fois de valoriser nos archives par la publication d'extraits nous paraissant intéressants, significatifs, cocasses ou émouvants mais aussi de maintenir, dans la durée, un lien interactif entre les plus de 420 cousins et neveux que nous sommes, à travers l'actualité familiale et toutes nouvelles, photos ou commentaires que chacun voudrait bien partager.
Ce projet présenté au cours d'une assemblée familiale, réunie tout spécialement pour débattre de la transmission des archives, reçut son agrément et les archives me furent confiées




Mise en œuvre et publications.

Autre principe tout de suite mis en application, celui d'une œuvre collective réunissant si possible au moins un cousin de chacune des sept familles sur neuf ayant des descendants vivant en France ou en Belgique.
L'équipe de cousins, ainsi constituée s'attela à l'énorme tâche d'analyser, de trier, de répertorier les documents ou photos de ces archives (ce n'est pas encore terminé), puis d'en sélectionner en vue de publication après scan ou retranscription.
Gros travail également pour la retranscription des documents sélectionnés car le décryptage est parfois complexe (ceux qui ont souffert, entre autre, sur les pattes de mouche de notre grand-mère peuvent le confirmer), puis vient le fastidieux travail de frappe et enfin l'illustration des textes pour rendre l'ensemble plus vivant.
Des réunions régulières, plus nombreuses au départ, permirent de se répartir les dossiers, de mettre au point les sujets, les thèmes ou la présentation, d'échanger des informations ou des photos etc …
Indépendamment de la bonne humeur et de la convivialité très appréciées par les participants à ces réunions toutes familiales où furent posés tous les principes qui régissent jusqu'à aujourd'hui le fonctionnement et les travaux de notre équipe, internet reste cependant un facteur déterminant dans la réussite de notre projet par toutes les facilités apportées à nos échanges.
Internet aussi pour la création de notre site de publications, le blog Lesort-Madelin, où l'aide de départ de mon fils Fabien fut essentielle en particulier dans le choix de Google qui permet d'accéder, avec une seule adresse, à la fois au mail du blog, à Google-photos (traitement et stockage des images), à Google-drive (bibliothèque de documents) et enfin à blogger où les articles sont rédigés et illustrés pour publication directe sur le blog.
Les publications ont lieu chaque fin de mois, sauf en juillet-août, et nos cousins sont prévenus à chaque fois par mail des articles publiés.
Ce mail d'alerte sert aussi à transmettre les informations et nouvelles familiales et à diffuser ce que nous ne souhaitons pas mettre sur le blog qui est public.
Le blog a été ouvert en février 2010 et en sept ans nous y avons publié 220 articles et environ 100.000 visites ont été relevées ce que nous pouvons considérer comme un certain succès.
Il va sans dire que tout article paru sur notre blog pourrait être reproduit dans les bulletins VPF, avec ou sans adaptation éventuellement nécessaire, car nous serions tout à fait heureux d'apporter notre contribution.

Les retombées.

Le choix, longuement débattu, d'un accès public à notre blog fut pris au départ essentiellement pour permettre l'accès à ce que nous appelons la famille « VPF », ce qui a d'ailleurs été le cas puisque nous avons bénéficié de l'apport de nombreux documents par cet intermédiaire.
En particulier, tout récemment, nous avons eu la grande joie de récupérer, par ce biais, une dizaine de belles illustrations en couleur de la main de notre grand-mère Elisabeth Madelin (tante Bobeth), sans doute données à sa nièce Marie Madelin et remises à nous par son fils Georges Roy qui a toute notre reconnaissance.



Il s'avère en fait que cet accès public a très largement dépassé le cadre déjà significatif des « VPF » car l'univers Google, mondialement sollicité pour toutes sortes de recherches, démultiplie, amplifie et hiérarchise les propositions d'accès aux sites les plus visités à partir des mots clé de ces recherches.
Nous avons donc été contactés par un certain nombre de personnes, que leurs recherches sur internet avaient conduites à notre blog et dont l'apport s'est révélé très intéressant ou nous a permis de vraies découvertes ; nous en citerons trois exemples :
- En 2013 nous avons eu des échanges par mails (et des rencontres à Paris) avec, Joseph Disponsio un universitaire américain qui enseigne à l'université de Columbia à New York, extraits :
« Objet: La Pichardière … Aucante … Jean-Marie Morel
C'est avec grand plaisir et intérêt que je suis tombé sur votre blog familial Lesort Madelin; vive Internet.
Je vous explique : depuis plus de 15 ans je travaille sur Jean-Marie Morel (1728-1810), l'architecte-paysagiste le plus important de son époque. Morel a créé les jardins (dits pittoresques) pour les grands de France comme
Louis-François de Bourbon ou le Prince de Conti au début de sa carrière et Napoléon à la fin.
Selon le Discours de la vie et des œuvres de Jean-Marie Morel par Savalète de Fortaire (1813), Morel aurais travaillé à Neuville-aux-bois, pour "M. Aucante à la Pichardière." Je présume que Fortaire parle de la Pichardière, la propriété de vos ancêtres. Morel a fait plus de 50 jardins, et j'ai trouvé la trace de la plupart.
La Pichardière avait toujours échappé à ma recherche. Grâce à votre blog, plus maintenant.
... Au "cercle d'histoire" de Neuville-aux-Bois ... ils m'ont montré un plan cadastral du 1834 dans lequel il y avait un tracé du parc de la Pichardière. A mon avis, le parc de la Pichardière tracé sur le plan cadastral de 1834 est bien de Morel. [voir ci-dessous]



Après la révolution Morel était "le paysagiste"... Le fait que votre ancêtre a fait venir Morel à La Pichardière dit beaucoup sur son goût, sa connaissance de l'art des jardins, son éducation, son ambition personnelle, son niveau de vie, etc., etc. »


- Les membres de la Société Archéologique et Historique de Neuville aux Bois nous ont également découverts grâce à notre blog ; ils s'intéressent à l'histoire de Neuville aux Bois, et donc aux familles Aucante, Desnoyers, Bonnet ou Madelin et bien sûr à la Pichardière.
Ils ont eu l'occasion de nous communiquer nombre d'informations, de documents ou de photos en rapport avec notre famille, de plus ce sont eux qui ont fourni le plan cadastral, où figure le parc de la Pichardière, à l'universitaire américain spécialiste de l'architecte paysagiste Jean-Marie Morel que nous évoquions ci-avant.
Pour la petite histoire, ils nous signalèrent entre autre une photo de notre famille à la Pichardière en 1934 à vendre 5 € sur ebay ! (à voir en fin d'article)


- En 2013 également, François Olier, ancien adjoint au conservateur du Musée du service de santé des armées au Val-de-Grâce et chercheur de haut vol, prit contact avec nous pour documenter et illustrer un article sur le rôle de notre grand-père, André Lesort pendant la guerre de 14-18.
Cet article, intéressant et bien documenté (reproduit par la suite sur notre propre blog) parut sur son blog http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/
Intitulé « L’archiviste-paléographe André Lesort (1876-1960), « père » des fonds d’archives médico-militaires », cet article nous fit découvrir le rôle éminent joué par notre grand-père dans la création de véritables archives médicales militaires, inexistantes auparavant, pendant la première guerre mondiale.
Nous n'avions en effet pas vraiment connaissance de ses activités pendant cette période et encore moins qu'il avait rendu de tels services à l'armée française par ses remarquables capacités d'archiviste !
Ces états de service, reconnus, le firent d'ailleurs décorer de la Légion d'honneur à la fin de la guerre.

L'édition.

          

La publication par internet de nos articles facilite leur composition et leur diffusion mais leur lecture sur un écran ne procure pas le même agrément que celui de feuilleter un livre.
Depuis quelques années de nombreux cousins nous demandaient donc avec insistance de publier sur papier le recueil des meilleurs articles de notre blog et d'assurer également ainsi leur transmission aux générations suivantes.
Le pas fut franchi fin 2015 avec le lancement d'une publication reprenant une première sélection d'articles : « Famille Lesort-Madelin. La saga tome 1 ».
Devant son succès au sein de notre famille, le tome 2 de la saga fut imprimé en novembre 2016 et nous envisageons maintenant un tome 3.
L'imprimeur de la saga, Orsery à Viroflay (78), a été choisi car il propose toute l'assistance nécessaire aux mises au point et ses machines sortent ensuite, en quelques minutes, directement imprimé et relié, n'importe quel livre mémorisé dans le système.


François Lesort (M.4A7.2)

La photo à 5€ !

La famille Lesort-Madelin à la Pichardière en 1934. De gauche à droite :
1er rang. Gonzague, André, Thérèse, Elisabeth, Xavier
2ème rang. Jean et Marie Geneviève Dhavernas, Paul-André, Wilhelmine, Marie-Madeleine, Léon et Chantal Chamussy
(seule manque Gertrude Bidault partie habiter avec son mari au Mexique)

Petits contes moraux illustrés d'Elisabeth Lesort pour Marie Madelin. Duo du jour de l’an.



Duo du jour de l’an.


- A qui parles tu ? - J’apprends un compliment
- Est-ce ennuyeux ? - Ca m’endort seulement
- Pour qui est ce compliment ? - Eh mais pour notre tante
On me l’a fait en vers pour qu’elle soit contente.
- Qu’est ce que c’est des vers ? - Tu n’y comprendrais rien
- Explique le toujours. - Des vers c’est, vois tu bien,
Des mots qu’on dit exprès; tu sais comment on cause :
On parle simplement. Des vers c’est autre chose.
C’est ronflant, c’est pompeux, c’est chantant, c’est profond.
Les gens qui font des vers trouvent beaux ceux qu’ils font.
- Dis moi les tiens. - Tu veux que je les dévide ?
- Oui, voyons si c’est bien stupide !
- “De notre amour et de nos voeux
Chère tante reçois l’hommage
Ce sont les voeux du tout jeune âge,
Ils portent bonheur avec eux
Que Dieu te fasse une couronne
Tressée de tes bienfaits !
Et t’accorde tes souhaits
....


[page déchirée]

vendredi 26 mai 2017

Le dernier survivant des neuf enfants d'André et Elisabeth Lesort nous a quittés: adieu à notre oncle Gonzague Lesort.


Né à Versailles le 18 novembre 1921, notre oncle Gonzague Lesort s'est éteint à Bruxelles le 23 avril 2017 dans sa quatre-vingt-seizième année.
Il a été inhumé au cimetière Saint-Louis à Versailles le 27 avril suivant, entouré de toute sa propre famille ainsi que des descendants de toutes les autres branches Lesort-Madelin.
Olivier et Nicolas, ses fils, avaient organisé ensuite une collation toute familiale permettant à tous de se retrouver et de partager affection et souvenirs. 


 A l'occasion de cette inhumation, son fils Olivier lui a rendu hommage :

Une des premières réactions que j'ai eue quand j'ai commencé à réaliser il y a quelques jours que je ne pourrai plus jamais décrocher mon téléphone pour appeler mon père afin d'aller déjeuner ou dîner avec lui, a été de me jeter sur les photos les plus récentes que nous avions prises de notre papa, nous ses fils, nos compagnes et nos enfants.

Et en regardant les photos de Gonzague, notre père, votre oncle, votre grand-père et arrière-grand-père, en voyant le pétillement de ses beaux yeux bleus, son éternel grand sourire adressé à la Vie qu'il avait tant aimé, le sourire «canaillou» de cet homme énergique et vibrant encore et toujours prêt à nous sortir une blague, une pique, une provocation, un jeu de mots, ou un mot d'amour, je me suis bien promis que je ne ferai pas ici dans ce cimetière une homélie pompeuse, ennuyeuse, pleine d'affectation moralisante.

Parce que, Papa, tu as été et tu restes dans nos cœurs et nos corps, tout sauf quelqu'un de pompeux, d'ennuyeux, et de moralisateur ! Et je ne voudrais surtout pas t'imposer e ce lieu ce qu'il est convenu une «tête d'enterrement» !
Avec mes 66 ans bien tapés, la liste des très beaux et bons souvenirs avec nous, tes fils et leurs compagnes, tes petits enfants et arrière-petits enfants est considérable et je préfère donc les évoquer par quelques anecdotes et TE raconter de cette manière-là et en quelques mots, égrener ces quelques souvenirs lumineux parmi des milliers d'autres, tous ceux que tu laisses gravés dans nos cœurs. A jamais gravés dans nos cœurs !

Je commencerai donc par cette anecdote que m'avait racontée le jour de mon mariage, un de nos voisins de notre rue dans la commune de Rhode Saint-Genèse où vous vous étiez installés, ce voisin belge et son épouse que vous aviez invités toi et Maman à l'occasion de la réception pour le mariage :
Ayant aperçu par la fenêtre de sa cuisine deux adolescents en train de grimper dangereusement sur les poutres d'un toit en construction d'une maison voisine, et réalisant qui étaient ces singes cascadeurs, il s'était précipité pour sonner chez vous, complètement paniqué, afin de te prévenir du réel danger que nous encourions, moi et Jean-Sébastien. Telle n'a pas été sa surprise quand, après avoir repéré les deux singes en question toujours en équilibre précaire sur les poutres, tu lui as répondu avec beaucoup de fierté et un grand sourire :
Oulala !!! mais c'est formidable d'avoir pu grimper si haut ! Quel courage et quelle adresse ! Bravo !!!... » en laissant ce voisin resté sans voix et éberlué par ta réaction ...

Bel exemple de ce que tu étais pour nous, un vrai papa toujours fier de tes progénitures quoiqu'ils fissent ! Il faut dire aussi que comme tu aimais nous raconter avec fierté toutes les c....... que tu avais faites au cours de ton adolescence et même plus tard, on s'est très vite senti l'envie de t'imiter et je crois même que les disciples ont dépassé leur maître dans ce domaine !
Nous n'oublierons jamais « le Petit Pinçon de Papa » devenu par la suite « Le petit pinçon de Papi », les tables de multiplications que tu faisais réciter à nos enfants en tournant autour de la table de la salle à manger du Prieuré, « les slogans » destinés à l'organisation de cette grande demeure normande comme par exemple « Les godasses à leur place » ou le fameux « Le café c'est sacré ! « et puis encore ce petit dessin aux feutres de couleurs que tu avais réalisé représentant un personnage ailé et auréolé, un saint que tu avais inventé et que tu nous demandais à tous de vénérer avec conviction car il s'appelait : «Saint-Plifions».
Et puis encore cette merveilleuse formule employée dans la sphère du Quai d'Orsay dont tu faisais partie et que les diplomates inséraient prudemment dans leurs textes «Mais les choses ne sont pas si simples...» et que tu faisais tienne dans nos discussions familiales animées. Pour le moins...

Nous ne pouvons pas oublier non plus cette grande musique à laquelle tu nous avais éduqués dès notre très jeune âge et que tu nous as fait définitivement aimer, de Mozart Beethoven - surtout Beethoven!!! - à Messiaen en passant par Brahms, Prokofiev, Stravinsky, Fauré, ou Chabrier.
Nous ne pouvons pas oublier non plus le couple uni que vous formiez Maman et toi-même, son «petit Gonzague» comme elle t'avait appelé dans cette fameuse lettre d'amour datée de 1948 et où elle te demandait en mariage. Nous pouvons toutes et tous affirmer chez « Les Gonzague » ne jamais avoir vu nos parents se chamailler, élever la voix entre eux. Vous étiez un couple admirable et admiré ! Quelle chance exceptionnelle pour nous tous, enfants et petits enfants !

Nous ne pouvons pas oublier les piques-niques à « La petite Pierre » avec les Chabolle, les goûters-dîners, les voyages en 2CV de Sarrebrück à Sainte-Maxime, ou à Carnac, les tours de Bretagne, les interminables trajets avec tes 404 et tes 504 Peugeot, Jean-Sé, Olivier et Gilles en train de se chamailler sur la banquette arrière et Nicolas sur les genoux de notre mère devant, toi conduisant avec tes mitaines en cuir et ta casquette en daim en fumant tes pipes d'Amsterdamer dont les effluves sucrées contribuaient à quelques arrêts nausées sur les bords des routes de France et de Navarre !

Nous ne pouvons pas oublier ton grand amour pour cette Allemagne où vous vous êtes rencontrés toi et Maman il y a exactement 70 ans dans un Berlin totalement en ruines, alors que tu avais souvent entendu parler au cours de ton enfance et adolescence dans ton très proche entourage de « ces sales boches ».
Ce grand pays où nous avons habité dix ans a été très sensible à ta passion pour lui en te décorant de la Croix du Mérite de la République fédérale d'Allemagne.
Nous ne pouvons pas oublier ton rôle de véritable pionnier de l'Europe avant l'heure, et sa réalisation à laquelle tu as toujours cru, méprisant ses détracteurs toujours bien présents, et pour laquelle tu as tant œuvré !

Et cela me conduit à une autre anecdote :
Je me souviens avoir reçu un jour une invitation pour un cocktail par des parents d'une élève que j'avais alors. Son père, ambassadeur du Sénégal en poste à Bruxelles avait organisé une grande réception dans un grand hôtel bruxellois à l'occasion de la fête nationale de son pays. Quand je suis arrivé dans cet hôtel, après avoir salué l'ambassadeur et son épouse, je me suis dirigé vers la salle de réception. Beaucoup de monde, mais mon attention a été en particulier attirée par un groupe d'une vingtaine de diplomates africains visiblement très intéressés et impliqués par une discussion ponctuée de rires et de regards convergeant vers le centre de ce cercle très animé . Intrigué par cette conversation bruyante et sympathique, je me suis alors rapproché de cet attroupement pour découvrir que le centre d'intérêt de ce cercle jovial et animé, c'était toi Papa!... invité à cette réception en tant que le spécialiste des fameux "Accords de Lomé", les ACP ( Afrique Caraïbes Pacifique) dont tu avais la charge ! Et le plus drôle fut que nous ne savions pas du tout que nous étions invités toi et moi, et pour des raisons bien différentes, à cette même réception !

Nous ne pouvons pas oublier les séjours en Normandie dans cette grande demeure du "Prieuré ", les Noëls, ses réveillons et ce que tu appelais « préveillons », et les distributions de « bidules » que tu adorais organiser.
Je ne peux pas oublier qu'il y a encore quelques semaines, alors qu'un méchant et sournois AVC t'avait conduit une fois de plus à l'hôpital, et alors que tu essayais de récupérer l'usage de la parole, de ton bras et de ta main gauche, tu m'as fait sur ton lit d'hôpital, un cours magistral sur les difficultés de l'implantation de centrales électriques au Zaïre ! Passionnant cours d'économie politique !
« Quelle belle intelligence ! » m'as-tu dit mon cher Frederic Chabolle en parlant de son parrain, dimanche dernier au téléphone alors que je t'annonçais la bien triste nouvelle. Et c'est vrai que nous sommes fiers de ta "belle intelligence", toi, notre père, notre oncle, notre grand-père, notre arrière grand-père. « Le dernier des Mohicans » comme tu dis si bien mon très cher frère Nicolas en parlant de ce dernier Lesort rendant son dernier souffle dimanche dernier dans les bras de ses deux fils et ceux de sa petite fille Céline.

Nous pleurons tous, non pas ta mort qui te délivre de cette grande vieillesse, celle que le Général de Gaulle comparait à un « naufrage », mais nous pleurons l'immense trou que ta disparition a creusé dans nos vies. Il ne nous reste plus à présent que nos souvenirs, et tout ce que vous nous avez donné toi et Maman et qui font que, finalement, nous ne sommes pas trop mal globalement...

Merci, merci des millions de fois. Merci autant de fois qu'il y a d'étoiles et d'astres dans l'Univers où tu te trouves maintenant et à jamais. Et merci de nous avoir permis de transmettre vos belles valeurs à nos enfants et petits-enfants.

Pour terminer, je voudrais vous lire un court extrait d'un écrit philosophique rédigé par une amie professeur de philosophie et écrivaine, Claude Montserrat qui dans son livre intitulé « Les douze Degrés de Silence et d'Humilité » écrit ceci :

" L'ÊTRE EST, LE NON-ÊTRE N'EST PAS "
" Et l'être qui NE L'EST PLUS, parfois le reste encore. 
Contre toute attente, il poursuit, remis entre les mains de son existence. Dans l'expérience purement matérielle du hors de soi.
Loin de mourir, comme on l'attend de lui, il pose son corps ailleurs dans le dépôt usé d'une autre rive. Jusqu'à ce qu'un psaume de matière, atonal et amène, le relève du reste et le fasse apparaître.
Dans son avènement. Et sa gloire amendée."

Merci à vous toutes et tous d'être là et merci pour vos marques d'affection et vos mots d'amour adressés à notre père, oncle, grand-père et arrière grand-père.

Je voudrais aussi juste vous dire que nos pensées vont aussi à nos deux frères Jean-Sébastien et Gilles, et puis aussi vers plusieurs personnes qui nous ont fait part de leur grande tristesse, celle de ne vraiment pas pouvoir être ici ce jour.
Nous savons et nous sentons avec force qu'ils sont avec nous par la pensée et par le cœur. Et je pense en particulier à ma très très chère grande cousine Catherine Chamussy ainsi qu'à Jean-François et Laurent, membres de la famille Chabolle, famille qui représente beaucoup pour moi et mon frère Nicolas.

Olivier, fils de Gonzague LESORT


Cimetière Saint-Louis: l'hommage d'Olivier à son père.

Les enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants de Gonzague Lesort

Quelques uns des cousins :






Nicolas entre un cousin Lesort et un cousin Jacquard

Petits contes moraux illustrés d'Elisabeth Lesort pour Marie Madelin. La prière et l'aumône.




La prière et l'aumône


Jean et Robert allaient à la messe un Dimanche
Ils avaient tous les deux dix sous en pièce blanche
Et s’en allaient tout fier bras dessus dessous
Causant de ce qu’on peut s’acheter pour dix sous
Juste au seuil de l’église un pauvre les arrête :
“La charité, j’ai faim!” Jean détournant la tête
Lui répondit “Si je n’avais
Qu’un sou je vous le donnerais
Je n’ai pas de monnaie aujourd’hui mon brave homme
- Moi non plus, dit Robert, mais j’ai toute une somme.
Prenez la, voici l’argent.”
Et dans la main de l’indigent
Il met ses beaux dix sous, la pièce toute entière.
Il entra dans l’église alors, avec son frère
Et tous les deux priaient très bien dans le saint lieu;
Mais la voix de Robert monta seule vers Dieu
Car il ne suffit pas de prier dans un livre
Il faut, pour plaire au ciel, aimer les malheureux
Et leur donner l’argent quand on a pas le cuivre.

Joindre les mains, c’est bien; mais les ouvrir c’est mieux

vendredi 28 avril 2017

Les trois frères Lesort, des liens d'affection pour la vie ...


Trois frères, Paul-André, Xavier et Gonzague, trois enfants, plutôt heureux dans une famille nombreuse aussi vivante qu’unie, qu’on voit tout jeunes encore, officier de cavalerie au théâtre de la Pichardière, petit marin à la Jeanne d’Arc ou dompteur de fauve …

Paul-André
 Xavier   

 Gonzague

… tous trois très différents, ils n’en tisseront pas moins entre eux de solides liens d’affection .
..
1929.Rue du Hazard.Versailles



  



1932. Agon-Coutainville


… qu’ils garderont toujours.
Trois frères dont les intelligences vives et les caractères affirmés provoquaient souvent entre eux des discussions animées voire houleuses sur des sujets où leurs opinions étaient fortement contrastées. Mais toute leur vie ils resteront proches ...


4 avril 1990. 3 frères Lesort. Rue de la Bourboule. réunion famille pour Claude Sibertin-Blanc
4 avril 1990, au Chesnay chez Xavier Lesort


… et manifestement très heureux de se retrouver à chaque occasion !


1991. Saint-Germain la Campagne. Gonzague, Xavier, Paul-André



Petits contes moraux illustrés d'Elisabeth Lesort pour Marie Madelin. Le Pater.




Le Pater


“On ne s'arrête pas en disant sa prière;


Voyons! ne reste pas en arrière,


Recommence avec moi le Pater et dis bien :


Donne nous !


- Donne nous …


- Le pain quotidien.


- Le pain …


- Eh bien ! Encore ! Pourquoi donc cette pause


Et pourquoi marmotter tout bas ?


De ces mots que je n’entends pas ?


- Chère maman voici la chose :


Je priais le Bon Dieu, car le pain c’est bien sec

De nous donner toujours un peu de beurre avec.

vendredi 31 mars 2017

Souvenirs de Noemi Madelin sur sa mère - 2ème partie (1920-1936)


Réunion familiale à la Pichardière, autour de Marie Madelin vers 1928.
Noémi est assise à droite

Dans la suite de ses souvenirs, Noémi Madelin continue à nous faire partager tous les événements marquants de la vie de la nombreuse famille Madelin.
Elle nous raconte entre autre l'élection de Louis Madelin, son frère, comme député des Vosges puis son entrée à l'Académie Française et la légitime fierté de toute la famille, elle nous parle des belles heures du théâtre de la Pichardière et enfin son récit se termine par le décès de sa mère, chérie de tous, Marie Madelin notre arrière-grand-mère. 

Pour lire les souvenirs de Noemi Madelin sur sa mère - 2ème partie, cliquer ici