André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930
André LESORT et Elisabeth LESORT née MADELIN vers 1930

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Bienvenue sur notre blog familial Lesort-Madelin ouvert le 24 février 2010, jour anniversaire du mariage de nos grand-parents Lesort-Madelin en 1906.
Ce blog a été créé pour permettre la publication des archives familiales patiemment rassemblées et classées par notre grand-père André Lesort lui même puis par notre oncle Paul-André Lesort.
Nous publions régulièrement sur ce blog des extraits de ces archives qui nous paraissent intéressants, significatifs, cocasses ou émouvants.
Ce blog sert également de lien dans la durée entre les plus de 430 cousins et neveux que nous sommes, il permet donc de suivre l'actualité familiale dont vous voudrez bien nous faire part ou de partager votre connaissance de notre histoire familiale :
envoyez nous vos avis, faire-parts, photos, documents, histoires familiales à l'adresse lesortmadelin@gmail.com; nous en publions régulièrement sur ce blog.
Ce blog étant d'accès publique nous sommes toujours heureux de recevoir également toutes les contributions documentaires extérieures concernant notre famille ainsi que d'apporter nous-mêmes notre propre contribution à d'autres sites ou publications.Même adresse mail: lesortmadelin@gmail.com

Les nombreux articles parus sur notre blog, près de 200, sont en cours de publication sous forme de livres intitulés Famille Lesort-Madelin La Saga dont le tome III est en préparation.




vendredi 25 mai 2012

Décembre 1870, notre arrière grand-père Amédée Madelin raconte sa prise en otage par les prussiens.

Déportés par les prussiens


Notre grand-mère Elizabeth nous a rapporté dans ses souvenirs sur sa famille tome I (blog mai 2011) que son père Amédée Madelin fut arrêté comme otage par les prussiens pour être déporté en Silésie, extrait : 

"... on parlait chez nous avec une douleur mêlée de fierté, et aussi d’horreur de la guerre de 1870 que mes parents ont vue de bien près puisque papa était procureur impérial à Neufchâteau, quand la guerre fut déclarée.
Mes parents avaient alors quatre jeunes enfants et attendaient le cinquième au cours de l’année terrible.
Or, en janvier, par un froid resté historique, mon père fut arrêté comme otage par les Allemands, et emmené à la prison de Nancy. Il était simplement question de l’expédier en Silésie ! 
Maman, voyant partir mon père, partit elle-même à Nancy avec ses quatre bébés et une bonne (allemande !) afin de suivre de près les décisions que nos ennemis prendraient au sujet du cher prisonnier. Une fois qu’elle le sut condamné à la captivité silésienne, elle se mit en mesure de le suivre, là encore et après beaucoup de démarches en obtint la grâce.
Il ne pouvait être question d’emmener les enfants, par exemple ! La famille de mon père, chez laquelle on a toujours trouvé beaucoup de dévouement, se les partagea. 
La bonne et coûteuse couturière de Nancy qui habillait maman en temps de paix, accepta de faire à ma mère une robe très confortable et pratique en ne demandant que vingt-cinq francs de façon en raison des circonstances (la description de cette robe m’a toujours fait horreur, car il est bien certain que pour moi elle était très démodée).
Monsieur Beaudelot, le cher et bon ami de mon père, avait demandé au gouvernement allemand de partir en Silésie à sa place. Puis on put vers cette époque faire des échanges de prisonniers entre les deux pays ennemis. Je crois que c’est ainsi que mon père fut libéré et qu’au lieu de naître en Silésie, Louis naquit à Neufchâteau en mai 1871 en pleine occupation allemande."




Amédée Madelin lui-même a écrit le récit de son angoissante aventure dans un cahier détenu aujourd'hui par la branche René Madelin où il a été retranscrit et que nous avons  le plaisir de découvrir grâce à Xavier Madelin, petit fils de René Madelin, qui nous l'a transmis et que nous remercions ici.
Voici le début de son récit :



"Le dimanche 4 décembre 1870, entre 9h et 10h du matin, je me disposais à sortir de chez moi lorsqu’on m’avertit qu’un officier allemand que je venais de voir entrer se disposait à me parler. Je me rendis sans défiance dans une pièce du rez-de-chaussée où il avait été introduit, persuadé qu'il s’agissait de pourvoir à son logement, ce qui était alors, hélas ! une incidence trop habituelle. Je lui ai posé même la question en l’abordant. Cet officier me répondit avec un certain embarras qu'il avait une mission pénible à remplir et sans autre préambule me déclara que j’étais son prisonnier..."

pour lire la suite du récit cliquez ici 

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